Coup de jeune à BNP Paribas avec l'arrivée de Marguerite Bérard-Andrieu

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Marguerite Bérard-Andrieu, 40 ans, est sortie première du classement de sortie de l'ENA de la promotion Senghor, celle d'Emmanuel Macron. Inspecteur des finances, elle avait rejoint le groupe Banques Populaires Caisses d'Epargne en 2012. Elle arrivera chez BNP Paribas le 15 janvier.
Marguerite Bérard-Andrieu, 40 ans, est sortie première du classement de sortie de l'ENA de la promotion Senghor, celle d'Emmanuel Macron. Inspecteur des finances, elle avait rejoint le groupe Banques Populaires Caisses d'Epargne en 2012. Elle arrivera chez BNP Paribas le 15 janvier. (Crédits : DR)
Cette énarque de 40 ans, major de la promo de Macron, qui vient de quitter le groupe BPCE, arrive chez BNP Paribas où elle prendra la direction de la banque de détail en France, succédant à Marie-Claire Capobianco, qui assumera d'autres fonctions.

Un temps pressentie à la tête de la Caisse des Dépôts, Marguerite Bérard-Andrieu, l'ex- directrice générale du groupe BPCE (Banques Populaires Caisses d'Epargne), chargée des finances, de la stratégie et des affaires juridiques, dont le groupe bancaire mutualiste avait annoncé le départ fin décembre, rejoint finalement le concurrent BNP Paribas. Cette brillante énarque de 40 ans, major de la promotion Léopold Sédar-Senghor, celle d'Emmanuel Macron, arrivera à la banque de la rue d'Antin le 15 janvier, mais elle n'occupera son poste officiel, à la tête de la banque de réseau en France, que dans un an, pour un passage de relais en douceur :

"Après une année d'intégration au sein du groupe, elle succédera le 1er janvier 2019 à Marie-Claire Capobianco, pour prendre la relève en tant que responsable de la banque de détail en France et intégrera le comité exécutif de BNP Paribas", a annoncé le groupe lundi dans un communiqué.

De l'Élysée à la rue d'Antin

Entrée en 1976 au sein de la BNP, Marie-Claire Capobianco (60 ans), qui dirige la banque de détail en France depuis 2011, "prendra de nouvelles fonctions au sein du comité exécutif de BNP Paribas", indique la première banque de la zone euro. Le directeur général de BNP, Jean-Laurent Bonnafé, a salué son action, estimant qu'elle « a entrepris avec succès une profonde transformation, qui permet aujourd'hui au métier de réaliser de très solides performances commerciales et d'être bien préparé pour l'avenir, dans le cadre du plan stratégique 2020 du groupe ».

Affectée à l'inspection des finances à sa sortie de l'ENA en 2004, Marguerite Bérard-Andrieu a été conseillère à l'Élysée sous Nicolas Sarkozy sur les questions sociales, puis directrice de cabinet de Xavier Bertrand au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé en 2010. Deux ans plus tard, elle a rejoint le comité de direction générale du groupe BPCE. elle est diplômée de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris et titulaire d'un Master of Public Administration de l'Université de Princeton. Elle a épousé un camarade de promo de l'ENA, Thomas Andrieu, conseiller d'État qui fut directeur adjoint du cabinet de Manuel Valls à l'Intérieur. Son père fut préfet du Nord-Pas-de-Calais, et sa mère, la conseillère pour les Affaires sociales de Jacques Chirac à Matignon...

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Commentaires
a écrit le 17/09/2018 à 12:06 :
Bonjour
Pour information, le photographe auteur du portrait de Marguerite Bérard-Andrieu est Greg Gonzalez.
Son site : www.greggonzalezbook.com
a écrit le 10/01/2018 à 11:39 :
Inspectrice des finances?Frais de tenue de compte +25%,commissions de découvert +56%,tarif carte bleue +232%.
a écrit le 09/01/2018 à 13:56 :
Personnellement je préfère le profil des gens qui s’investissent dans un job , qui y reste sur une longue période , qui mettent leur argent personnelle qui prennent le risque entrepreneuriale à leur compte.
Oui tous ces énarques c’est l’ancien monde
a écrit le 09/01/2018 à 11:50 :
Beaucoup d'énarques à la BNP, qui semble s'en porter plutôt bien, au vu des résultats. Comment expliquer que les énarques à la tête de l'Etat ont de si piteux résultats; serait-ce que choisissent la carrière politique les plus mauvais: ceux qui savent dépenser (assumer) mais pas compter?
Réponse de le 11/01/2018 à 10:14 :
Non c'est juste qu'ils sont à la tête de l'état pour le casser afin de le vendre à leurs futurs gros employeurs permettant ainsi en plus de les conseiller sur l'évasion fiscale.

Ces va et vient permanents entre dirigeants publics et privés sont le signe d'une compromission générale de nos décideurs politiques et économique liée à cette collusion.

IL serait temps que la justice au moins mette fin à ces procédés profondément anti-démocratique.

ET je suis sûr que vous le saviez parfaitement hein mais faut dévier le sujet sur autre chose forcément...
Réponse de le 13/02/2018 à 21:59 :
Votre post me fait bien sourire MC Capobianco a seulement le bac, c est un pur produit de la promotion sociale telle que les banques ont su la mener il y a longtemps
Cette (grande) dame a gravi tous les échelons de la banque elle est l’une des très rares femmes du top 20 de bnpp (2 je crois)
A nous femmes salariées de bnpp elle va nous manquer, grande classe, parole affûtée,et ce bonheur de ne pas avoir que des polytechniciens à la manoeuvre
a écrit le 09/01/2018 à 9:30 :
encore du copinage, il pouvait dire des autres, avec lui cela est pire, d'ailleurs je constate que de plus en plus de postes importants sont donnés aux femmes, les hommes ne disent rien, où est la parité
Réponse de le 10/01/2018 à 11:03 :
Cette femme est brillante, bienveillante et visionnaire, c'est une perte pour BPCE. Nous ne parlons pas ici de copinage,car lorsque quelqu'un sort major de l'ENA, les portes de bcp d'entreprises lui sont ouvertes et à juste titre.
a écrit le 08/01/2018 à 19:33 :
Il y a quand même un élément qui a attiré mon attention :

Comment des femmes en France qui savent ce qui est le fait de donner «  une vie » peuvent «  conseiller » ou accepter de démunir des Français veufs ou veuves de leur droit pendant de longues années dans une confusion

Comment peut on demander à ces gens d’êtres objectifs dans les droits et lois sociales ?

En tout cas je sais pas en France qui a proposer cette loi qui démunie des milliers de Français et Françaises de leur droit mais le seul souhait que on peut avoir que les gens qui ont validé ces lois injustes se retrouvent dans le même shémas qu’ils imposent injustement aux milliers de femmes et d’hommes en France.
Réponse de le 09/01/2018 à 8:58 :
"Comment des femmes en France qui savent ce qui est le fait de donner « une vie »"

C'est pas vous qui avait écrit l'article des échos par hasard ?
Réponse de le 09/01/2018 à 12:42 :
😂j’ai peut être loupé une épisode de l’histoire des hommes sur terre
Mais je «  crois » que les hommes n’accouchent pas «  encore »?
Les femmes donnent la «  vie » :
Elles accouchent «  la vie » de leur entrailles dans la souffrance et la délivrance , donc elles savent l’importance «  d’une vie humaine » non ?

C’est dans ce sens , la phrase...
a écrit le 08/01/2018 à 19:03 :
BNP sélectionne ses cadres avec soin par rapport à leurs propres critères et standard.

Les postes en finance restent acquis pour les privilégiés , n’importe qui n’a pas accès : en tout cas c’est ce que moi je déduis de cet article .

BNP ne prend pas «  n’importe qui »
Réponse de le 10/01/2018 à 12:41 :
Comme l'intégralité des grandes entreprises françaises. Et même à plus bas niveau, la sélection est effectuée sur des critères de diplôme et d'origine sociale, ethnique, mais aussi d'âge, qui, lorsque le copinage ne fait pas la loi, c'est-à-dire dans des cas marginaux, ne laissent aucune chance au Français moyen pour une embauche en interne. Ce dernier, notamment le "mâle blanc de 40 ans", a juste le droit de payer avec ses impôts pour toutes ces "grandes" entreprises. Ceux qui bénéficient des largesses de ces institutions sont les nouveaux planqués de la crise économique qu'ils n'ont pas contribué à résorber, bien au contraire.
Réponse de le 10/01/2018 à 12:42 :
Comme l'intégralité des grandes entreprises françaises. Et même à plus bas niveau, la sélection est effectuée sur des critères de diplôme et d'origine sociale, ethnique, mais aussi d'âge, qui, lorsque le copinage ne fait pas la loi, c'est-à-dire dans des cas marginaux, ne laissent aucune chance au Français moyen pour une embauche en interne. Ce dernier, notamment le "mâle blanc de 40 ans", a juste le droit de payer avec ses impôts pour toutes ces "grandes" entreprises. Ceux qui bénéficient des largesses de ces institutions sont les nouveaux planqués de la crise économique qu'ils n'ont pas contribué à résorber, bien au contraire.
a écrit le 08/01/2018 à 18:50 :
Ou est le bon vieux temps des formidables
MONSIEUR LEDOUX,
MONSIEUR CALVET

De vrais patrons grâce à qui la BNP est devenue ce qu'elle est .

A l'heure actuelle, demandez un peu aux agents ce qu'ils pensent de la politique de cette banque ......
J'y ai travaillé pendant 40 ans mais bien volontiers alors que maintenant.....
Réponse de le 08/01/2018 à 20:03 :
Faut vivre avec son temps et porter son regard vers l'avenir et non dans le rétroviseur ...les trentenaires voient l'entreprise différemment que leurs aînés , cela s'appelle le renouvellement des générations !!
Réponse de le 10/01/2018 à 13:03 :
@ldx : ça signifie que vous êtes trentenaire ? votre remarque n'a aucun sens. Le vrai changement ce serait de fermer l'ENA, de remettre à plat le système "universitaire", vu ce qu'il en sort et de redistribuer les cartes. Bref, une utopie en quelque sorte en France.
a écrit le 08/01/2018 à 18:22 :
Au secours une énarque....😔 un énarque aurait été tout aussi catastrophique....🤤 l'entre-soi, le copinage....😒 le bon roi Macron a fait son choix....
Réponse de le 08/01/2018 à 20:05 :
En fin connaisseur que vous êtes qui auriez vous vu à ce poste ...et avec quel bagage intellectuel ?
Réponse de le 10/01/2018 à 13:00 :
Un bagage intellectuel c'est quoi pour vous ? Avoir eu des parents suffisamment fortunés pour vous payer l'IEP, Princeton et une scolarité dans les écoles qui vont bien sur Paris ?
a écrit le 08/01/2018 à 18:10 :
"Et en plus, elle est jolie !"

"Marguerite Bérard-Andrieu De Raymond Soubie à Xavier Bertrand" https://www.lesechos.fr/03/12/2010/LesEchos/20818-044-ECH_marguerite-berard-andrieu-de-raymond-soubie-a-xavier-bertrand.htm

Carton rouge pour cette remarque aussi manichéenne que stupide dès le début de cet article pourtant intéressant au demeurant.

Espérons que depuis l'affaire weinstein ce type de remarque profondément humiliante pour les femmes ne sera plus écrit où que ce soit.

A moins bien entendu que l'on commence un article sur un homme par "et en plus il est joli !" sauf pour le mac qui lui n'est qu'un support publicitaire, sans réelle personnalité il était concevable que les journalistes le disent "beau" en plus de tous les autres talents du monde qu'il a eu à la naissance selon ses actionnaires.

Bref d'un paquet de lessive on peut commencer par dire:"Et en plus il est joli !" mais pas d'un humain, merci.
Réponse de le 08/01/2018 à 18:49 :
Cet article a 7 ans a l epoque les postes politiques feminims s octroyaient encore dans les chambres d hotel meme si les elues d alors s en offusquent une fois qu elles ont obtenu la celebrite qui leur aurait échappée si elles avaient été respectueuses de leur propre corps
Réponse de le 08/01/2018 à 19:48 :
"Et en plus elle est jolie"
Pour moi l'article est élogieux et certainement pas humiliant.
En tout cas, si on pondait un article sur moi pour dire que je suis brillant, travailleur et extrêmement beau, ça ne me dérangerait pas mais ça n'arrivera pas car je ne suis pas très travailleur.
Mais ce genre de remarque concerne aussi les hommes puisqu'on apprend dans cet article que certains chefs d'états (dont notre président soleil) sont "Talentueux et diplômés, mais aussi sexy et attirants"
https://www.lexpress.fr/actualite/monde/emmanuel-macron-justin-trudeau-ces-beaux-gosses-qui-nous-gouvernent_1934213.html
Réponse de le 09/01/2018 à 9:01 :
"Pour moi l'article est élogieux et certainement pas humiliant."

SI dans un article économique la remarque "et en plus elle est jolie !" ne vous fait pas tiquer, je ne suis pas étonné certes mais je ne peux absolument rien faire pour vous.

"Mais ce genre de remarque concerne aussi les hommes puisqu'on apprend dans cet article que certains chefs d'états (dont notre président soleil) sont "Talentueux et diplômés, mais aussi sexy et attirants""

Oui mais là c'est l'express qui est devenu petit à petit un journal pour faire le buzz et pas pour nous informer.

Vous devriez lire closer, je suis sûr qu'il y a plein de remarques de ce genre particulièrement instructives...
Réponse de le 09/01/2018 à 9:01 :
"Pour moi l'article est élogieux et certainement pas humiliant."

SI dans un article économique la remarque "et en plus elle est jolie !" ne vous fait pas tiquer, je ne suis pas étonné certes mais je ne peux absolument rien faire pour vous.

"Mais ce genre de remarque concerne aussi les hommes puisqu'on apprend dans cet article que certains chefs d'états (dont notre président soleil) sont "Talentueux et diplômés, mais aussi sexy et attirants""

Oui mais là c'est l'express qui est devenu petit à petit un journal pour faire le buzz et pas pour nous informer.

Vous devriez lire closer, je suis sûr qu'il y a plein de remarques de ce genre particulièrement instructives...
Réponse de le 11/01/2018 à 21:09 :
@citoyenblasé
Remarquez bien que si un journaliste s'interdit tout sous prétexte de vouloir se conformer à la bienséance la plus stricte, il prend le risque d'écrire des articles chiants que même les femmes ne liront pas.
Réponse de le 12/01/2018 à 11:28 :
"Remarquez bien que si un journaliste s'interdit tout sous prétexte de vouloir se conformer à la bienséance la plus stricte, il prend le risque d'écrire des articles chiants que même les femmes ne liront pas"

Et bien c'est une bonne chose, étant donné que s'il n'a que des articles ennuyeux à écrire c'est qu'il n'a aucune information à donner et que au final son article était bidon.

Ça va vous comprenez le raisonnement ou bien je dois vous expliquer d'une autre façon ?
Réponse de le 12/01/2018 à 11:28 :
"Remarquez bien que si un journaliste s'interdit tout sous prétexte de vouloir se conformer à la bienséance la plus stricte, il prend le risque d'écrire des articles chiants que même les femmes ne liront pas"

Et bien c'est une bonne chose, étant donné que s'il n'a que des articles ennuyeux à écrire c'est qu'il n'a aucune information à donner et que au final son article était bidon.

Ça va vous comprenez le raisonnement ou bien je dois vous expliquer d'une autre façon ?

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