Deutsche Bank échoue aux stress tests de la Fed

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La Deutsche Bank avait pourtant réussi la première phase des tests de résistance de la Fed sur le niveau de fonds propres de sa filiale américaine, la semaine dernière. Le plan de distribution du capital (dividende, rachat d'actions) et la façon dont il a été élaboré ne satisfont pas le superviseur américain.
La Deutsche Bank avait pourtant réussi la première phase des tests de résistance de la Fed sur le niveau de fonds propres de sa filiale américaine, la semaine dernière. Le plan de distribution du capital (dividende, rachat d'actions) et la façon dont il a été élaboré ne satisfont pas le superviseur américain. (Crédits : Kai Pfaffenbach)
La filiale américaine de la banque allemande est le seul établissement pour lequel la Réserve fédérale a constaté des "faiblesses importantes" dans le plan de capitalisation. Goldman Sachs, Morgan Stanley et State Street ont reçu un feu vert conditionnel.

Les ennuis s'accumulent pour Deutsche Bank. La filiale américaine de la première banque allemande est le seul établissement sur 35 dont le plan de capitalisation a été refusé par la Réserve fédérale (Fed) dans le cadre de la deuxième phase de ses tests de résistance, dont les résultats ont été publiés jeudi soir.

Ces tests servent à évaluer la suffisance des fonds propres des plus grandes bancaires américaines (ou étrangères opérant sur place) ainsi que leurs projets d'utilisation des capitaux (dividendes, rachats d'actions). "Les niveaux élevés de capital servent de coussin pour absorber les pertes et aider à garantir que les groupes bancaires ont la capacité de prêter aux ménages et aux entreprises même en période de stress" rappelle la Fed.

"Le conseil [de la Fed] s'est opposé au plan d'immobilisations de DB USA Corporation [Deutsche Bank USA] en raison de préoccupations qualitatives" indique le superviseur bancaire américain dans son communiqué. " Ces préoccupations concernent des faiblesses importantes dans les données et les contrôles sur lesquels s'appuie le processus de planification des immobilisations de l'entreprise, ainsi que des faiblesses dans l'approche et les hypothèses utilisées pour prévoir les revenus et les pertes en situation de crise."

Les critères "qualitatifs" scrutés par la Fed sont notamment la gestion des risques, les contrôles internes et les pratiques de gouvernance dans le processus de planification de la distribution du capital.

En raison de cet échec, la filiale américaine de Deutsche Bank ne pourra verser de dividendes à sa maison-mère sans l'approbation de la Fed. La semaine dernière, Deutsche Bank USA avait pourtant réussi la première phase des tests de résistance, centrée sur l'évaluation du niveau des fonds propres dans l'hypothèse d'une récession mondiale sévère, comme la trentaine de banques testées.

L'action Deutsche Bank, qui avait atteint mercredi son plus bas depuis près de deux ans sous les 9 euros, pourrait être à nouveau sous pression ce vendredi.

Morgan Stanley et Goldman Sachs privées de superdividende

Trois banques américaines ont obtenu un feu vert sous condition, les deux géants de Wall Street Goldman Sachs et Morgan Stanley ainsi que State Street Corporation, surtout connue dans la gestion d'actifs.

Du fait de cette "non-objection conditionnelle", Goldman Sachs et Morgan Stanley devront "maintenir leur distribution de capital aux niveaux qu'elles ont payés ces dernières années, ce qui leur permettra de constituer des capitaux au cours de la prochaine année" indique la Fed. Pas de distribution de super dividende ou de méga plan de rachat d'actions. En effet, les ratios de capital de ces banques étaient "inférieurs aux niveaux requis lorsqu'ils ont été soumis au scénario hypothétique", mais cette réduction "ponctuelle" est due notamment aux "changements apportés à la législation fiscale" et ne devrait pas se reproduire à l'avenir.

La Fed a aussi accordé un feu vert conditionnel à State Street parce qu'elle présente des risques de contrepartie provoquant de larges pertes : "l'entreprise sera tenue de prendre certaines mesures concernant la gestion et l'analyse de ses expositions de contrepartie en situation de crise" intime la Réserve fédérale.

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Commentaires
a écrit le 02/07/2018 à 20:53 :
Que les américains la poussent donc à la faillitre, comme l'obstination des Allemands a causé la faillite des banques chypriotes.
Les Chypriotes vont rigoler
a écrit le 29/06/2018 à 9:22 :
L'europe saigne son peuple pour l’Allemagne qui saigne son peuple pour ses banquiers qui sont décidément bien mauvais pourtant.

Vite un frexit.
Réponse de le 30/06/2018 à 11:30 :
On peut être blasé sans être négatif,
Il suffit de constater les inconvénients du Brexit et d"attendre quelques années pour voir l’étendue des dégâts pour les anglais.
Dans quelques temps plus personne ne demandera a quitter l'Europe
a écrit le 29/06/2018 à 9:08 :
Que du blabla technique pour endormir le pécor de base. Je vous traduis : La banque est plombée de dettes, irrécupérable en l'état, gérée par des guignols et c'est les mêmes banques responsables de la crise mondiale qui viennent lui faire la leçon.
N'ai je pas répété que la DB était coulée ? Finie ? Out ?

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