Frais bancaires abusifs : BPCE (Banque Pop Caisse d'Epargne) plie et revoit ses tarifs

Bpce se prononcera bientot sur l'avenir du credit foncier
Philippe Wojazer

Bpce se prononcera bientot sur l'avenir du credit foncier
Philippe Wojazer
Les dernières révélations de l'Union nationale des associations familiales (Unaf) et de "60 Millions de consommateurs" sur les frais abusifs pratiqués par certaines banques, en l'occurrence celles des réseaux Caisses d'Epargne et Banques Populaires, ont fait plier le groupe BPCE. Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait lui-même jugé "préoccupantes" ces révélations : selon une nouvelle grille tarifaire instaurée en novembre dernier, des frais, appelés "commissions d'intervention" pouvaient être prélevés sur des opérations réalisées lorsque le compte était créditeur s'il était constaté que ce dernier était dans le rouge en fin de journée. Des frais "illégaux" selon l'Unaf et "60 Millions". Le régulateur, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), adossée à la Banque de France, avait annoncé vendredi qu'elle allait renforcer ses contrôles.
L'annonce de BPCE amènera aussi sans doute une réflexion au Crédit Mutuel, cité par l'Unaf et 60 Millions comme pratiquant également ce type de tarification.
Cette décision est une victoire pour l'association de défense des consommateurs et du magazine. Déjà, leurs révélations en novembre dernier sur les montagnes de frais d'incident, générant un montant estimé de 6,5 milliards d'euros de revenus pour les banques, avaient conduit Bercy à mener une réflexion sur le sujet.
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Cependant, les discussions n'ont abouti début septembre qu'à un engagement volontaire de modérer ces frais ainsi qu'un plafond maximum de 20 euros par mois et 200 euros par an, uniquement pour les clients identifiés comme les plus fragiles.