Les chefs d'entreprises aussi peuvent faire baisser les dépenses de santé

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Réunis aujourd'hui à Lille pour les Journées de l'assurance, assureurs et chefs d'entreprise ont débattu de la maîtrise des charges de santé.

"Il est dans l'intérêt de tous de réduire les charges de santé", a déclaré Nicolas Moreau, DG d'Axa France lors des Journées de l'assurance organisées à Lille. Aujourd'hui les assureurs augmentent leurs tarifs santé pour faire face aux évolutions du marché (vieillissement de la population, progrès technologiques, augmentation de la consommation de santé, mesures fiscales...). Les cotisations progressent ainsi de 5 à 6% par an et atteignent 600 euros par an en moyenne par personne.

"Une garantie santé n'est pas un budget à dépenser !"

Les chefs d'entreprise, qui négocient avec les assureurs et les courtiers d'assurance pour proposer ces complémentaires santé à leurs salariés, se préoccupent aujourd'hui de cette augmentation des dépenses de santé et cherchent des solutions pour les optimiser.
"Suite à l'augmentation des frais de santé, nous avons trouvé plusieurs solutions pour limiter les dépenses. Nous utilisons par exemple les réseaux de soins pour l'optique", témoigne Roselyne Kozohorsky, responsable rémunération et avantages sociaux chez Roquette Frères, société de chimie du végétal qui emploie 3500 personnes en France. L'entreprise a mis en place des partenariats avec les opticiens fréquentés par ses salariés qui leur garantissent des tarifs compétitifs.
"Nous réalisons aussi des efforts de pédagogie auprès de nos salariés pour leur faire comprendre que consommer la santé de manière abusive influera sur le coût de leur cotisation. Une garantie n'est pas un budget à dépenser !", ajoute Roselyne Kozohorsky. 

Améliorer le lien entre médecine du travail et médecin traitant

Les agences régionales de santé (ARS) ont elles aussi un rôle important à jouer dans la régulation des dépenses de santé. "Dans le Nord Pas-de-Calais, nous avons les plus mauvais indicateurs de santé de la métropole. Il faudrait améliorer le lien entre la médecine du travail et le médecin traitant", propose Daniel Lenoir, DG de l'ARS. Avant d'ajouter que "beaucoup de choses peuvent se faire dans le cadre de l'entreprise au-delà de la fourniture d'une couverture santé. L'entreprise est un cadre de travail, mais aussi un cadre de vie".
La société Roquette Frères a par exemple mis en place des actions de prévention sur la nutrition et incite ses salariés à faire des devis auprès de leurs praticiens. L'ARS salue également les initiatives prises par certaines entreprises de mettre en place des mécanismes de détection de l'hypertension.

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Commentaires
a écrit le 09/02/2012 à 16:44 :
C'est une infirmière qui m'a fait passe la totalite de la médecine du travail.
Quand je lui ai demandé, où est le médecin? elle m'a dit qu'il n'y a plus assez de médecin et donc que la visite médicale du travail est maintenant faite par une infirmiere.

J'ai signalé cela à mon patron qui était déjà au courant et qui m'a dit que le prix de chaque visite reste entier alors que c'est une infirmiere et pas un medecin du travail
a écrit le 09/02/2012 à 16:34 :
Si les salariés vivaient moins vieux, on ferait des économies substantielles, et c'est aussi là notre responsabilité de chef d'entreprise.
a écrit le 09/02/2012 à 16:23 :
Beaucoup d'entreprises font tout pour éviter les accidents de travail. C'était mon cas avec ma PME de 46 personnes. Afin d'éviter de générer des tendinites sur des gestes répétitifs ,les employés sur machines changeaient de postes tout les 6 mois .Une obligation d'améliorer la sécurité sur machines et l'environnement des postes de travail. Une organisation optimum du poste pour éviter les problèmes de dos ,de bruit. Un arrêt de travail est toujours préjudiciable pour une entreprise du fait qu'il est imprévu et tombe toujours au plus mauvais moment.
Réponse de le 10/02/2012 à 18:05 :
Il y a des chefs d'entreprises qui sacrifient la sécurité routière en faisant rouler des commerciaux dans des poubelles dangereuses (belle carosserie mais ressorts brisés, système de freinage défectueux ... ) et que font les autorités lorsque les conducteurs salariés déposent plainte : il ne se passe rien du tout ... y comprit lorsque les inspections du travail sont également alertées ... bref les discours comme toujours ne sont que des blas blas.
a écrit le 09/02/2012 à 12:06 :
Mettre en place la concurrence entre professionnels de santé, de la part d'entreprises qui haïssent la concurrence, la chose est amusante. Que dire des gisements de richesse que sont : les dents, les yeux et les oreilles. Toujours non réglementés... Il est par ailleurs significatif que les entreprises commencent à s'inquiéter de la santé de leurs salariés. Medice, curate ipsum.
a écrit le 09/02/2012 à 11:40 :
A quoi bon ? Zéro accident du travail, zéro arrêt maladie mais le taux des cotisations accident du travail augmentent fortement ! Les entreprises qui font attention ne sont pas remerciées.
Réponse de le 09/02/2012 à 13:11 :
Faux. Je ne peux que le savoir car je fais travailler environ 500 salariés de sous-traitance en moyenne et ma femme est cadre en AT. Les entreprises font tout pour dissimuler ou faire annuler les procédures pour accidents de travail. Les charges des accidentés sont donc strictement proportionnellement reportées sur les entreprises obligées de cotiser. Les entreprises s'entre-chargent donc elles-mêmes.

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