Jean-Paul Chifflet : "il faut que les banques puissent conserver les moyens de prêter"

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Jean-Paul Chifflet, président de la FBF (Fédération bancaire française), estime que les banques ont été au rendez-vous des demandes de crédits, en 2012. Copyright Reuters
Jean-Paul Chifflet, président de la FBF (Fédération bancaire française), estime que les banques ont été au rendez-vous des demandes de crédits, en 2012. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Dans un entretien à l'AFP, Jean-Paul Chifflet, président de la Fédération bancaire française (FBF), met en garde contre certaines dispositions de la future loi bancaire, qui risque de brider des activités "indispensables au financement des entreprises."

Le projet de loi bancaire, présenté fin 2012 par le ministre de l'Economie Pierre Moscovici, est-il si mou que le disent ses détracteurs? Non, à en croire Jean-Paul Chifflet, président de la Fédération bancaire française (FBF). Dans un entretien à l'AFP, publié lundi, ce dernier, par ailleurs directeur général du groupe Crédit Agricole, déclare que lui-même et ses confrères ne voudraient "pas être gênés par des textes qui s'empilent les uns sur les autres : Bâle III [la réglementation relative au renforcement des fonds propres des banques; Ndlr] et maintenant la loi bancaire."

Au sujet de cette dernière, "on entend dire qu'il ne se passera pas grand-chose. Mais le pouvoir de l'Autorité de contrôle prudentiel va devenir encore plus grand et certaines activités des banques risquent d'être bridées assez facilement. Il s'agit notamment d'activités de marché, pourtant indispensables au financement des entreprises et des PME. Si cette réforme est mal calibrée, elle va freiner les banques et elle risque (donc) d'empêcher la reprise de la croissance", avertit le patron de la FBF. Qui estime que les banques françaises ont été "rendez-vous" de la demande de crédit en 2012, avec une hausse de 1,7% des crédits aux entreprises et aux particuliers, "supérieure au PIB (produit intérieur brut)."

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Commentaires
a écrit le 29/01/2013 à 11:28 :
Hallucinante cette remarque ! Prêter avant de spéculer et non l'inverse comme c'est le cas aujourd'hui devrait être la première activité bancaire!.... Brider les banques: comprenez les empêcher de faire encore plus de profits sur le dos des particuliers ou des entreprises! Ceux qui s'imaginaient que quelque chose avait changé dans le milieu des banksters en seront pour leurs frais!
Réponse de le 30/01/2013 à 17:54 :
stone: certaines activités de marché sont tres utiles aux entreprise ( devises gestion de creance etc ..) les deux activités sont liées .. c'est ce que vient de se rendre compte notre cher flamby qui a revu sa copie apres sa belle promesse de campagne !!
a écrit le 29/01/2013 à 10:45 :
Il faut mettre un terme à ses pratiques anti-concurrentielles entrent banques et plus de concurrence...
a écrit le 28/01/2013 à 23:04 :
Qu'est ce que le Canada vient faire ici ? Si on veut donner des exemples extrêmes considérez aussi Hong Kong par exemple ou un compte-épargne est rémunéré à 0,01% !! Qui dit mieux ? Les banques rémunèrent l'épargne liquide en fonction des taux de marché (et ils sont aujourd'hui très bas) pour ce qui est des taux libres, ou aux taux fixés par les autorités pour ce qui est des taux règlementés. C'est un fait même si c'est désolant pour nos comptes-épargne. Vous pouvez toujours placer votre épargne sur d'autres devises plus rémunératrices si vous le souhaitez mais vous prendrez ainsi un risque de change. Les nouvelles règles imposées aux banques réduisent de facto leur capacité à prêter en comparaison de la situation antérieure, c'est une conséquence du resserrement de la règlementation tant désirée et souhaitable par ailleurs. Les banques souhaitent pouvoir prêter, c'est leur métier.
Réponse de le 29/01/2013 à 7:41 :
"Les nouvelles règles imposées aux banques réduisent de facto leur capacité à prêter en comparaison de la situation antérieure.." Pardon..?? Quelles règles..? Elles sont toutes abandonnées, avant une baisse des critères et une éventuelle mise en application, PARTOUT dans le monde. Ce sont les difficultés à trouver de la rentabilité maximale qui pénalise les banques.
Réponse de le 29/01/2013 à 8:15 :
Ben non desole. Ratios pudentiels et ratios de liquidites en hausse = moins de levier sur fonds propres et besoin de plus de depots pour une meme encours de credit (pour faire simple). Apres chacun peut rester dans ses lubies vengeresses...
Réponse de le 29/01/2013 à 9:40 :
Inutile d'éssayer d'évangéliser Yvan il ne comprends rien et n'a que des avis et des opinions en lieu et place d'arguments et d'un semblant de compréhension.
a écrit le 28/01/2013 à 22:44 :
Ces messieurs banquiers, responsables de la crise monumentale dont nous ne sommes toujours pas sortis 5 ans après les débuts de la chute catastrophique des subprimes et des crédits pourris, n'ont toujours pas été capables de se réformer, ne vont le faire qu'en 2019 (date de prise d'effet plein de Bale III), et osent encore se plaindre qu'il y a trop de règlementations alors qu'on souhaiterait seulement éviter qu'ils ne refassent les mêmes conneries extrèmement dangereuses ??? Mais de qui se moquent-ils ???
Réponse de le 29/01/2013 à 3:48 :
Mais qui a fait les conneries ? Tout mettre dans le meme sac est tout simplement manquer de discernement pour dire le moins. Quant a croire qu'il ne s'est rien passe et se passera rien dans le milieu bancaire avant 2019, c'est demontrer que l'on est meme pas capable de s'informer correctement ou de totale mauvaise foi. Nos banques ne sont pas exemptes de reproches (ni Areva, ni Peugeot, ni Orange, ni Suez, etc...) mais felicitons nous qu'elles soient differentes de leurs consoeurs US ou GB qui elles ont plonge et ont ete effectivement secourues par l'injection de fonds publics a leur capital.
Réponse de le 29/01/2013 à 9:44 :
Bâle III ne sera pas mis en oeuvre par ceux-là même qui ont été les pourvoyeurs de la crise actuelles à savoir les banques US. Quand vous aurez compris cela Surpris vous commencerez à entrevoir là ou le bât blesse. Par ailleurs les crises ne frappent jamais deux fois de suite au même endroit. La prochaine ne sera donc pas une bulle du crédit titrisé ou non, il est en celà illusoire de prétendre la prévenir en en réduisant l'octroi.
a écrit le 28/01/2013 à 22:36 :
Encore une vierge effarouchée. Comment croire ces personnages ? Qui les croient encore ? Il faut aller au bout de la démarche et opérer comme cela avait été promis une séparation stricte des banques façon Glass Steagall Act, mais les faux socialistes n'en veulent pas ! Battez vous pour défendre cette idée d'une séparation des banques, inscrivez cette démarche dans un projet de remise en place du crédit productif au profit du développement humain.
a écrit le 28/01/2013 à 20:55 :
Dans un precedent article il etait explique que la loi francaise etait la plus permissive et n'aboutissait a rien. Elle serait maintenant trop contraignante????
a écrit le 28/01/2013 à 20:36 :
Hahahahahahahahahaha!
Quand tout le monde (réel) disait que les banques ne prêtaient plus, les banquiers venaient nous expliquer le contraire en direct, sous-entendant que ceux qui ne trouvaient pas de financement ne les méritaient pas. Aujourd'hui, même les manips ne suffisant plus à cacher la réalité de cette baisse de financement (qu'on présente toujours comme de la "faute" des clients qui ne les sollicitent pas) on vient pleurer pour alléger des dispositions qui brideraient ce marché...
Sur le fond, ce qui est rageant parce qu'aucun des "grands" commentateurs ne prend la peine de le relever, c'est que si c'est vrai, alors tout ce qu'a mis en place et dit Draghi à la tête de la BCE est un mensonge. Si les tombereaux de liquidités ne servent à rien quand le problème est la qualité des bilans et des fonds propres en particulier, pourquoi l'avoir fait? C'était pour repousser un peu plus tard et un peu plus loin les vraies échéances, et camoufler encore un peu la réalité. Mais ça, il ne faut pas le dire. On nous le fera payer, mais sans jamais nous le révéler.
Réponse de le 29/01/2013 à 9:50 :
Ce n'est pas parce que la liquidité afflue qu'il convient de prêter sans discernement car cette liquidité a vocation à être remboursée ce qui serait difficile dans un contexte d'augmentation sensible des créances douteuses et litigieuses. La demande de crédit d'investissement est atone. C'est dans le diomaine du crédit de trésorerie que les choses se compliquent un peu, les banques ont effectivement moyennement envie d'augmenter leur risque en consentant des crédits de trésorerie à des entreprises en difficulté (d'autant plus qu'elles peuvent subir un abandon partiel de créance s'il y a requalification en octroi abusif de crédit) c'est pourquoi se mettent en place des financement de trésorerie pour les PME via des structures parapubliques. La réalité globale reste que la demande est faible.
a écrit le 28/01/2013 à 19:44 :
Quand les banques rémunèrent l'épargne à quasiment ) % et facturent les acrtes de crédit à près de 30 % (du moins au Canada), faut pas me dire qu'elles n'ont pas d'argent à prêter. Et il faut en effet réglementer ces exagérations !!!
Réponse de le 28/01/2013 à 22:45 :
Nous ne sommes pas toujours d'accord, mais là je vous approuve à 100%.
Réponse de le 29/01/2013 à 2:05 :
Les Banques vont te répondre que *Leur* carte de crédit sont a une autre compagnie ... La mafia et fraudeurs ce sont des amateurs comparé au Banquiers.
Réponse de le 29/01/2013 à 5:48 :
Ca veut dire quoi "facturent les actes de credit" ? Quels actes de credit ? Et 30 % de quoi ? Et hors le Canada avez-vous des references pertinentes a nous proposer ? Dites nous tout nous sommes impatients de nous abreuver de votre savoir...

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