"Le projet de loi bancaire est une réforme Canada Dry. Renforçons plutôt nos banques ! "

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Olivier Berruyer est président de l'association Diacrisis et auteur du blog les-crises.fr (*). Ce financier s'appuyant sur la conviction majoritaire des Français et des cadres bancaires estime que le débat sur la séparation des activités bancaires, promis par François Hollande, a été éludé et n'aboutit, avec le projet de loi Moscovici présenté ce mercredi en Conseil des ministres, qu'à une réforme a minima. Pourtant, selon lui, si on veut protéger les dépôts des Français, la seule solution, c'est de scinder vraiment les banques, une bonne fois pour toutes.

Quel jugement portez-vous sur le projet de réforme bancaire présenté par Pierre Moscovici ?

 

La nouvelle loi ne change pratiquement rien. C'est juste du Canada Dry : ça ressemble à une réforme mais c'est tout sauf une vraie réforme. Ce n'est pas à la hauteur ni de ce que le candidat Hollande avait promis dans sa proposition numéro 7 (voir encadré), ni de ce qui est nécessaire pour sécuriser les épargnants et les contribuables. On refuse de protéger les dépôts et l'épargne des Français en les cantonnant dans un coffre distinct des activités spéculatives des banques, comme cela a été le cas durant des décennies.

 

À mes yeux, ce n'est pas une bonne réforme. Elle est scandaleusement en retrait par rapport à ce qui a été fait en Angleterre (réforme Vickers) ou aux États-Unis (réforme Volker) dans les temples de la finance. Et elle n'arrive pas à la cheville des réflexions européennes (propositions Liikanen). Alors que la France a sur son territoire 5 des 29 banques qualifiées de systémiques au niveau mondial en 2011, en pratique, le projet de loi bancaire ne leur demande de ne filialiser qu'à peine 1% de leurs activités financières, selon leurs propres déclarations. C'est donc bien une réforme a minima faite par et pour les banques...

 

Pourtant, ce texte oblige les banques à filialiser leurs activités spéculatives ?

 

La solution de la filialisation est une mauvaise piste, car elle ne protège rien. Là où les Américains ont au moins interdit les activités pour compte propre dans les banques - ce qui reste insuffisant -, la loi Moscovici ne fait rien de tel : elle parle de seulement filialiser une petite partie de ces activités - on frise le ridicule. Comme vient de le déclarer Paul Volker, on comprend aisément que le cantonnement dans une filiale, cela marche par beau temps, mais pas en temps de crise. Si la filiale fait faillite, elle impactera fortement les fonds propres de la banque commerciale mère ou de la holding. Et on imagine mal que ceci n'entraîne pas un risque de bank-run.

 

J'ajoute que le mécanisme dit de "résolution bancaire" qui est proposé est tout sauf rassurant. Les banques ont bien raison de s'y opposer. Il est risible de vouloir faire reposer la garantie des risques bancaire sur l'ensemble du système. Imaginons un scénario où une filiale de marché d'une grande banque fasse sauter sa maison mère : cela serait donc aux autres banques de payer pour elle... C'est transférer le risque d'un établissement sur tous les autres, ce qui est probablement la dernière des choses à faire ! Le métier bancaire repose sur la confiance. Créer une garantie "illimitée" lors du possible défaut d'une banque transformerait une crise localisée en une crise systémique, car les épargnants ne se contenteraient pas de douter de la solidité de la banque en cause, mais de l'ensemble des banques. Cette garantie "illimitée" n'a donc aucun sens et pourrait avoir des conséquences cataclysmiques sur le financement de toute l'économie. D'ailleurs, comme le disait Einstein à propos de ce mot qui semble être à la mode, "il y a deux choses illimitées en ce monde : l'univers et la bêtise humaine. Mais s'agissant de l'univers, j'ai encore quelques doutes..."

Que faudrait-il faire alors ?

 

Il y a une garantie publique sur l'argent des déposants, et on ne peut donc pas continuer à faire comme si elle n'avait pas scandaleusement été étendue aux activités de marchés ; il faut cesser d'exposer le contribuable à des risques financiers qui ne sont pas de sa responsabilité. Les Politiques persistent avec une "rage" étonnante à refuser de protéger l'argent des Français et le financement de l'économie contre les dangers du casino. La seule solution, c'est de scinder vraiment les banques, une bonne fois pour toutes. Les banques ont mené un intense lobbying pour l'éviter et ont convaincu le pouvoir politique, en menant un chantage à l'emploi ou, pire, au financement de l'économie réelle.

 

Mais on prend le problème à l'envers. Car scinder les banques, ce ne serait évidemment pas les affaiblir, mais, bien au contraire, les renforcer. Une fois scindée, la banque commerciale n'aurait plus à supporter le risque des activités de trading - et vice versa. Compte tenu du nombre des scandales dans les activités de marché ces dernières années, le dernier en date étant ceux du Libor et de l'Euribor, ces taux interbancaires qui ont été manipulés, on voit qu'il y a urgence.

 

Rappelons qu'il n'y aura rien de révolutionnaire à procéder ainsi. On ne fera que retrouver la situation dans laquelle ont évolué nos banques de 1945 jusqu'au milieu des années 1990, donc pendant toutes les 30 Glorieuses... C'est la loi bancaire de 1984 et la dérégulation des années suivantes qui ont donné naissance aux banques universelles que nous connaissons. Scinder les banques, ce serait juste revenir à la situation de 1995, dans une France qui n'était pas l'Albanie, que je sache !

 

Enfin, une telle séparation permettrait de réconcilier les Français avec leurs banques, ce qui est fondamental pour restaurer la confiance dans l'économie et ne plus leur faire jouer un rôle de bouc-émissaire pour les problèmes actuels.

 

Les banques répondent que cela nuirait au financement de l'économie...

 

Cet argument ne tient pas. Au contraire, cela permettra de renforcer chacune des parties et cela clarifiera le paysage bancaire. On pourrait même imaginer des fusions de banques commerciales européennes entre elles - en se protégeant du risque systémique. Et des fusions de banques d'investissement. Avant, il y avait la BNP et Paribas, et personne ne s'en plaignait ! On peut parfaitement créer des champions européens dans chacune de ces activités, mais pas au prix d'un transfert du risque sur une garantie publique des dépôts...

 

Le chantage à la compétitivité de la banque universelle en Europe (il n'y a pas qu'en France que ce lobbying existe) n'est qu'un argumentaire sans guère de fondement pour faire reculer le législateur sur une vraie régulation des activités financières.

 

Scinder les banques en deux, ce n'est nullement supprimer des services financiers rendus par les banques françaises, c'est les séparer. Cela changerait quoi pour les très grosses entreprises clientes d'avoir, au pire (car c'est souvent le cas même dans les banques universelles), à passer deux coups de fil au lieu d'un, l'un à leur banque commerciale, l'autre à leur banque d'affaires ? Et on veut mettre 360 milliards d'euros de garanties publiques en jeu pour cela ? C'est incohérent et dangereux et c'est le signe d'un déni de réalité sur les leçons de la crise de 2008. On est pourtant passé tout près de la catastrophe, rappelez-vous.

 

Après tout, la plupart des entreprises ont à la fois une banque et un assureur, pour deux services rendus très différents. Et les risques de ces deux activités ne sont pas concentrés dans les mêmes mains. La séparation des activités commerciales et de banques d'investissement, ce serait la même chose. J'ajoute qu'obliger les entreprises à recourir à deux prestataires différents supprimera les nombreux conflits d'intérêt que les banques peinent à contenir entre l'activité commerciale et celle d'investissement.

 

Les banques se battent actuellement pour conserver la rente indue de la garantie publiques sur des activités spéculatives - et on les comprend parfaitement. La question est : mais pourquoi diable leur cède-t-on ?

 

Mais elles ont remboursé toutes les aides de l'Etat, intérêts inclus...

 

Sauf Dexia - une paille.... Mais oui, sans doute si on regarde par le petit bout de la lorgnette. Il est d'ailleurs stupéfiant de voir des banques "Too big to fail" [trop grosses pour faire faillite - NDLR] se prévaloir du fait qu'elles n'ont pas fait faillite - grâce au concours de l'État - pour expliquer que leur modèle est robuste. C'est indécent. Et c'est faire fi des dégâts que tout cela a causé sur l'économie réelle et son financement, ainsi que sur la dette publique. La France qui a perdu son Triple A n'a plus les moyens de financer de telles garanties sans voir le coût de sa dette s'envoler sur les marchés. Dans les arguments de Moody's pour dégrader notre note le mois dernier, il y a la question du lien entre la solidité du système bancaire et son exposition à la crise des dettes souveraines. Ce n'est pas parce que cela va un peu mieux dans la zone euro actuellement que ce risque a disparu. Et en choisissant de ne pas réformer sérieusement les banques, le gouvernement ne fait rien pour améliorer les choses, et nous fait prendre de très gros risques pour les beaux yeux de quelques entreprises privées.

 

C'est faire prendre un risque considérable pour le contribuable et l'État. Songez à la réaction des Français, des agences de notation et des marchés financiers si une nouvelle crise bancaire obligeait l'État à annoncer de nouveau 360 milliards d'euros de garanties publiques....

 

Bref, nous avons joué deux fois à la roulette russe financière en 2008 et 2011, et, par miracle, nous avons "gagné" - avec d'énormes dégâts économiques, financiers et sociaux. Et là, les banques nous disent : "mais jouez donc encore, ça marche bien !". Sera-t-on assez fou pour le faire, telle est la question...

 

La loi renvoie une bonne partie de la réglementation vers le régulateur des banques et des marchés, parce que ces questions sont jugées trop techniques pour être traitées par le législateur. Bonne ou mauvaise méthode ?

 

Très très Mauvaise. On renvoie par exemple la définition de la frontière des activités spéculatives au domaine réglementaire. C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. Cela a participé à l'enterrement de la loi Dodd-Franck aux États-Unis. On s'attend à ce que les régulateurs américains produisent 30.000 pages de nouvelles réglementations. Evidemment, c'est inapplicable et c'est fait pour... De nombreuses voix protestent aux États-Unis contre ce renoncement. Comme le rappelle justement le directeur de la stabilité financière de la Banque d'Angleterre, une régulation, pour être efficace, doit être simple. Le législateur ne doit pas se laisser déposséder de son pouvoir par de faux arguments techniques, et voter une loi dont il ne comprend pas parfaitement les conséquences. Une réforme aussi importante, qui engage l'argent des Français et le financement de notre économie ne doit pas se régler dans la pénombre des cabinets ministériels - déjà que nous avons été privés d'un débat public... Il est sidérant de voir les régulateurs ayant échoué nous dire "Faites nous confiance..." Alors, non, merci, on a déjà donné...

 

D'après vous, le gouvernement a cédé à une opération de lobbying...

 

C'est évident, et d'ailleurs finement analysé dans la presse. L'opération de propagande inouïe réalisée commence à être dévoilée... Je ne comprend pas une telle obstination du gouvernement à refuser de prendre une mesure de simple bon sens économique. Et qui est soutenu par une vaste majorité de sa population ; pour une fois qu'il pourrait prendre une mesure utile et populaire, il s'y refuse...

 

Réformer le secteur bancaire en scindant les activités, c'est refuser de mélanger dans une même structure des risques distincts, dont, en plus, certains disposent de la garantie finale du contribuable. La scission bancaire est un modèle éprouvé qui a marché pendant les Trente Glorieuses - le modèle archaïque de banque universelle ayant déjà échoué au début du XXe siècle.

 

Une telle mesure est plébiscitée désormais par la plus grande partie de l'intelligence économique mondiale, comme le montre le "Verbatim "(disponible sur le site www.scinder-les-banques.fr) où l'association DiaCrisis a rassemblé 130 personnalités de premier plan qui ont pris position pour une scission des banques afin que les Français puissent être correctement informés. Cela va de Jean Peyrelevade à Nicolas Baverez, de Joseph Stiglitz à Maurice Allais, de Michel Rocard à Bill Clinton, de Jacques Attali à Christine Lagarde ou Daniel Cohen... (voir le diaporama sur latribune.fr).

 

Même le Financial Times est pour, c'est dire... C'est aussi une mesure voulue par les Français et par la majorité des cadres bancaires, selon un récent sondage publié par l'Agefi... Franchement, je ne sais pas ce qu'il nous manque pour prendre la bonne décision. Peut-être un président d'une de nos mégabanques demandant pardon au peuple, en pleurs, au Journal télévisé, et implorant qu'on scinde son entreprise - mais nous ne sommes pas au Japon, hélas...

 

François Hollande ne tient donc pas sa promesse avec ce texte ?

 

Le projet de l'administration de Bercy présenté ce mercredi ne correspond évidemment pas à ce que tous les électeurs de François Hollande avaient compris le 6 mai. Mais attendons de voir le texte qui sortira du Parlement après son examen en février, un sursaut républicain est possible - si les Français se mobilisent pour sauver leur épargne. Ce qu'il faut, c'est maintenir la pression pour ne pas laisser s'endormir un sujet aussi crucial, scandaleusement privé de vrai débat national, et présenté deux jours avant les vacances de Noël. Tout ceci me rappelle cette phrase de John Kenneth Galbraith : "Si tout le reste échoue, vous pourrez toujours atteindre l'immortalité par une spectaculaire erreur."

 

Pierre Moscovici assure que son projet est équilibré car il faut tenir compte des 400.000 emplois du secteur bancaire...

En fait, il est surtout urgent de vraiment protéger ces emplois. C'est le mélange des genres qui menace l'emploi. Faites le compte des emplois supprimés dans la banques ces dernières semaines. Si le fait qu'il y ait 400.000 emplois dans la banques suffit à justifier de ne pas réformer les banques, c'est inquiétant pour l'avenir des réformes dans un pays qui compte plus de 30 millions d'emplois... D'ailleurs, une scission des activités bancaires créera bien évidemment de l'emploi, puisque c'est l'inverse d'une fusion...

Les banques disent aussi que si on les coupe en deux, leur coût de financement augmentera ce qui les pénalisera face à leurs concurrentes étrangères...

Soyons sérieux. Les activités d'investissement de nos grandes banques universelles sont déjà plus grosses que celles de la plupart des banques anglo-saxonnes, Goldman Sachs inclus. Ce qu'on aura, c'est simplement la vérité des coûts et donc des prix des services bancaires. Il ne revient pas au contribuable d'apporter sa garantie à n'importe quelle activité privée au motif que cela diminue les coûts d'approvisionnement de ces supermarchés de la finance. Où alors il faut que l'Etat garantisse Total, Suez ou Bouygues... Ce qui serait considéré à Bruxelles comme une aide d'Etat, seules les banques y échapperaient. Et pour quel motif ? Il faut laisser la main invisible du marché faire son travail et séparer le bon grain de l'ivraie... Combien de nos dirigeants de banques opposés à la scission seraient au fond en désaccord avec ce principe de base de l'économie de marché ?

Oui mais cela interviendrait au moment même où les banques européennes sont par ailleurs fragilisées par les règles de Bâle III...

Sur ce point, j'estime que les banques françaises ont plutôt raison. Bâle III est une réglementation dangereusement procyclique qui va contraindre le crédit à l'économie. Il est peu réaliste d'exiger des niveaux de fonds propres plus importants des banques : ils seront toujours bien trop faibles en cas de faillite.

 

Il serait plus judicieux d'agir en réduisant les risques pris par les banques et quelle meilleur levier que la séparation entre la banque commerciale et la banque d'investissement pour y parvenir. Cela économiserait même du capital, sans rendre le système moins efficace. Et il serait tellement plus sûr... C'est Bâle III qui est en trop dans ce train de réformes, pas la scission des banques ! Il faut réformer ce pays ! Donc je fais une proposition : renoncez à Bâle III et scindez vraiment les banques !

 

Le problème de base est simple. La philosophie de Bâle III, comme celle de la réforme Canada-Dry française, consiste à essayer de gérer les conséquences des prochains accidents nucléaires bancaires. À cette approche, je préfère la franche scission, qui vise à empêcher le prochain accident nucléaire bancaire... !

 

(*) Olivier Berruyer est créateur du blog www.les-crises.fr et auteur de «Stop ! Tirons les leçons de la crise», aux éditions Yves Michel. DiaCrisis est une association d'intérêt général regroupant plus de 800 adhérents. elle a pour but la recherche et l'information du public à propos des crises auxquelles est ou sera confrontée notre société et promeut en particulier une prise en compte adéquate des intérêts du long terme. Elle attache une importance fondamentale à une meilleure régulation financière, raisonnable, mais simple et résolue.

Retrouvez la page Facebook d'Olivier Berruyer.

 

Pour en savoir plus : le blog www.les-crises.fr et le site www.scinder-les-banques.fr sur lequel vous retrouver un dossier complet sur les arguments de ceux qui pensent que la loi Moscovici ne va pas assez loin.

 
Séparer les activités bancaires, la proposition N°7 de François Hollande

" Je veux mettre les banques au service de l'économie.
Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l'investissement et à l'emploi, de leurs opérations spéculatives.J'interdirai aux banques françaises d'exercer dans les paradis ?scaux.Il sera mis ?n aux produits ?nanciers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l'économie. Je supprimerai les stock-options, sauf pour les entreprises naissantes, et j'encadrerai les bonus. Je taxerai les béné?ces des banques en augmentant leur imposition de 15 %. Je proposerai la création d'une taxe sur toutes les transactions ?nancières ainsi que d'une agence publique européenne de notation."

Source : le changement, c'est maintenant. Mes 60 engagements pour la France

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Commentaires
a écrit le 20/12/2012 à 9:48 :
Les investissement purement spéculatifs sont fait par l'intermédiaire de structures privées hors bilan des banques, dirigés par d'anciens membres des banques et financés par elle. Ces structures sont domiciliés dans des paradis fiscaux, qui permettent des gains sur la fiscalité, mais surtout une opacité totale des transactions et des bénéficiaires, tout en utilisant une liberté juridique totale. Par exemple, les Hedge Funds, qui, à l'origine, sont des instruments de sécurisation des investissements par des stratégies contrariantes (couverture de l'évolution des monnaies l'une par rapport à l'autre), donc utiles, sont devenus des structures aux stratégies opaques, totalement spéculatives (recherche uniquement du gain, sans autre utilité dans le monde de l'entreprise), sans aucune obligation réelle de rendre des comptes à des organismes de régulation. Qui financent ces structures ? Les banques, qui estiment, malgré les faillites, que c'est beaucoup plus rentable de contourner la législation que de financer l'économie réelle, surtout quand l'argent est gratuit, les intermédiaires grassement payés et que cela reste dans le petit cercle fermé des amis de la finance. Malgré cela, l'Etat donne un quasi-monopole à ces entreprises bancaires, alors que l'essentiel de l'activité bancaire est un service public d'irrigation basique de l'économie en argent frais. L'Etat n'a plus les moyen de nationaliser, mais il a les moyens de légiférer. Donc, à mon sens, ce n'est pas la fautes des banques, qui ne pensent pas au bien commun (même les coopératives), mais à l'Etat, qui ne protège pas son tissu économique et par là même ses impôts.
a écrit le 19/12/2012 à 20:02 :
Un très bon article qui montre bien que cela ne change pas grand chose !
Que dire des USA ou la loi Dodd-Frank montre ses limites tellement elle est devenue inapplicable et caricaturale ?
Réponse de le 20/12/2012 à 9:27 :
parceque vous pensez que les "big banks" acceptent une régulation? mais l'ère Reagan/Thatcher est derrière nous j'espère bien? Quant au lobbying des défenseurs des banques il est connu ici aussi!
a écrit le 19/12/2012 à 14:12 :
Excellent article qui montre bien que la séparation des risques en soi n'est pas suffisante. Mais elle est nécessaire de façon à ce que les investisseurs puissent optimiser leurs portefeuilles de risque. L'époque des conglomérats industriels est révolue. Celle des conglomérats bancaires ne subsistent que par la complicité et la corruption des gouvernements.
a écrit le 19/12/2012 à 13:54 :
Pour info : Appel pour une VRAIE séparation des banques www.MonAdversaireCestLaFinance.fr
a écrit le 19/12/2012 à 13:11 :
Si on pouvait avoir juste le texte du projet de loi pour se faire notre propre avis plutôt que l'avis partisan de ce monsieur qui espérait une loi plus ambitieuse que la promesse du président Hollande.
La presse française est épuisante à faire parler les militants comme des spécialistes.
Réponse de le 19/12/2012 à 13:23 :
Question : quand la presse faut parler un PDG en poste de direction d'une banque, est-il un militant ou un spécialiste ?

Jean Peyrelevade est-il un militant ? Maurice Allais l'était-il ? La Fed de Dallas l'est-elle ?
Réponse de le 21/12/2012 à 1:10 :
Si vous ne connaissez pas les faits en 2012, c'est que vous avez un problème.
a écrit le 19/12/2012 à 12:58 :
L'élection de Hollande est une tartufferie, l'homme qui voulait mettre à genoux la finance, et qui le lendemain allait s'excuser à Londres et prévenant qu'il n'était pas dangereux en apporte la preuve aujourd'hui car cette réforme n'est même pas du machin Dry, c'est de la pissette. Mais c'est pas tout il y a plus lamentable encore du genre le maintien de Noyer à l'ACP, le maintien de la classe technocratique (il n'y a pas de droite ou de gauche) à la tête des banques sauf exception (i.e le type qui dirige actuellement le groupe Crédit Agricole et qui nettoie depuis 2 ans les écuries d'Augias n'est pas un technocrate, celui qui l'a précédé oui). Autre exemple de technocratie à la française,Trichet est un technocrate qui a montré ses limites à la tête de la BCE (par rapport à un Draghi) et qui a ou va couter cher aux contribuables européens en faisant racheter à l'époque (2010?) de la dette grecque par l'Eurosystème (BCE+banques centrales nationales) avec très peu de décote ce qui va représenter capital et intérêts au moins 30 à 40 milliards de pertes Qui seront assumées par qui? Pardi par nous. Les banques françaises dirigées pour l'essentiel par des technocrates doivent au moins en partie leur salut à ce tour de passe passe et elles n'en ont pas payé le prix, le vrai prix.
Moralité,la question est: Peut on faire confiance ou croire un technocrate à la française? La réponse est Non, jamais encore moins qu' un technocrate européen et encore moins sans doute qu'un populiste même le plus dangereux. Donc...
Réponse de le 20/12/2012 à 1:16 :
C'est quoi un "technocrate" ? Ce terme est employe a tort et a travers mais quelle definition en donnez vous ?
a écrit le 19/12/2012 à 11:26 :

Il serait bon que la Tribune rappelle que M.Beruyer est assureur. Il est donc naturel pour lui d'entretenir la vindicte contre les banquiers, ses concurrents principaux.
Réponse de le 19/12/2012 à 12:39 :
Je n'ai pas la moindre vindicte, la banque (qui n'est d'ailleurs en rien un concurrent d'un assureur, pas plus qu'un garagiste) est le métier le plus utile de l'économie.

Je ne vois pas en quoi demander un retour au paysage bancaire de 1995 serait à ce point délirant - il me semble qu'au contraire les banques étaient plus robustes, ne tendaient pas la main à la Banque de France pour se financier et tout le monde les aimait.

Jean Peyrelevade, Jacques Attali, Nicolas Baverez, Maurice Allais, la Fed de Dallas, Joseph Stiglitz, Nouriel Roubini, Edmund Phels, Christine Lagarde, Charle sGave - tous se trompent, donc ?

La vindicte contre les banques est inacceptable en effet - mais raison de plus pour ne pas laisser perdurer un système qui l'a créée. Non ?
Réponse de le 19/12/2012 à 13:03 :
en 1995, les banques se remettaient à peine de la grave crise immobilière et économique de 1992/1993, qui d'ailleurs avait entrainé la faillite du crédit lyonnais. On ne peut pas dire qu'elles étaient en parfaite forme. Et si aujourd'hui les banques françaises sont affaiblies, ce n'est pas parce qu'elles ont leurs banques d'affaire et de réseau mélées, mais qu'elles sont (comme les assureurs) surchargées pour des raisons réglementaires d'obligations étatiques qui vont s'effondrer. Les états (par bale 2 et 3 entre autres) forcent les institutionnels àfinancer des états providences en faillite, voilà le vrai scandale et le vrai problème....
Réponse de le 19/12/2012 à 17:08 :
Le crédit Lyonnais n'a pas fait faillite...il est toujours présent sous le nom de LCL ! Et se porte beaucoup mieux désormais...
a écrit le 19/12/2012 à 11:14 :
Ce projet de loi est effectivement, inacceptable en cet état. Ras le bol de ce manque de courage et de cette continuelle tiédeur du gouvernement. Et dire que cette division des genres,fait l'unanimité des professionnels et des citoyens ! Comment ce gouvernement peut-il ne pas saisir cette opportunité pour clarifier la situation et d'impulser une réelle avancée ? Le mauvais message est envoyé. Espérons que le gouvernement se reprenne et vite !
a écrit le 19/12/2012 à 11:12 :
les banques vont continuer leurs bonnes oeuvres au profit des politiques de gauche et de droite; Le Parlement sera d'accord avec la pseudo- réforme de Moscovici ( qui s'assure sans doute d'une reconversion économique facilitée en cas de revers électoral )
a écrit le 19/12/2012 à 11:06 :
ce monsieur parle très bien, fait bcp de blabla, se vante de faire des statistiques, mais malheureusement, il suffit de consulter son blog pour voir que s'il sait faire des statistiques, il ne comprend pas les fondamentaux de l'économie, et qu"il est aveuglé, comme 90 % des français par des a priori socialisants ... (son blabla sur son blog sur l'évolution des inégalités aux usa est sidérante par ex)
Réponse de le 19/12/2012 à 11:40 :
pour le bla bla, vous êtes vous même très fort

soit vous êtes un innocent aux mains pleine, soit endoctriné..... dopé à la sauce finance mondiale.... les scandales sortent tous les jours..; on règle ça avec de grosses amendes... de plus en plus grosse d'ailleurs... et vous continuez à croire bêtement à l'innocence bancaire...

je vais dire trivialement ce que je pense: les banques sont devenues une affaire de "gros pognon" pour quelques uns, qui refusent absolument qu'on mette le nez dans leurs magouilles, et se sentent protégés tant que le système les couvre... c'est simple... hors le système qui les couvre, n'a plus les moyens de les couvrir..... il doit donc de facto arrêter ça, et mettre en place des structures d?entreprises qui obligent chacune à assumer ses risques..... et ses pertes, même si elles lui sont fatales...

la capitalisme tant vanté a ses règles de bases..... tu gagnes, ou tu perds..... hors il ne fonctionne plus comme ça.... on parle beaucoup d'assistés à notre époque, concernant les "petits" du système.... en fait, les assistés sont de moins en moins ceux qu'on désigne....

Réponse de le 19/12/2012 à 12:09 :
@curieux37 : "la sauce finance mondiale", la théorie du complot, les méchants c'est les autres, surtour les banques, c'est si simple et reposant ... et c'est moi qui suis innocent. Je travaille dans la banque, je sais exactement ce qui s'y passe. Le problème, ce n'est pas le mélange des genres, c'est la concentration bancaire, l'oligopole bancaire, voulu par le législateur et dont ces mastodontes sont dirigés par des amis. Ce qui entraine, comme vous le dites très justement, toutes ces dérives qui ne sont pas du capitalisme. La vraie solution, c'est le rétablissement d'une vraie concurrence, et empécher que les banques ne grossissent trop. Qu'elles mélangent activité de marché et banque universelle n'est qu'un phénomène de diversion. Je rappelle que le système a failli exploser avec la fin de lehman brothers, qui n'était pas une banque de dépot, cad qui ne mélangeait pas les genres, ce qui n'a rien empécher du tout ...
Réponse de le 19/12/2012 à 13:34 :
@ john galt: en quoi parler des inégalités aux USA est-il du blabla? Vous avez des arguments, ou bien vous vous contentez de blabla vous aussi?
Réponse de le 19/12/2012 à 14:17 :
@ etienne : je reprend juste un exemple du blog de Mr Berruyer : il montre que les 1 % les plus riches des américains représentent 30 % (je sais plus le chidffre exact, c'est peu important) du patrimoine total en 2007, contre 20 % en 1983. Il en déduit que les plus riches ont capté 90 % de la création de richesses, que les pauvres se sont appauvris, etc etc etc ... En dehors du fait que la période de 2007 c'est juste avant la crise et donc la plus favorable, ces statistiques qui sont surement vraies ne permettent absolument pas d'en tirer les conclusions que ce monsieur en tire. Exemples : les 1 % les plus riches en 2007 ne sont pas les mêmes qu'en 1983 (jobs, gates n'en faisait pas partie, les fondateurs de google, facebook et autre n'étaient même pas nés), les plus riches ne sont pas des héritiers et ne sont pas une classe uniforme et figée. Ensuite : un patrimoine nul ne veut pas dire que la personne est pauvre ou que sa situation se soit détériorée. Avec les lois clinton et bush, de nombreux pauvres possèdent une maison avec une dette en face, donc un patrimoine nul, alors qu'ils ont une maison. Encore : un pauvre en 2007 vit bcp mieux qu'un pauvre en 1983, même à patrimoine équivalent : il profite du progrès technique (soins, téléphonie, ordinateur, etc etc ...) qui n'est pas quantifiable monétairement mais qui augmente considérablement le niveau de vie, et les rapprochent des plus riches (même sans i phone, un pauvre peut téléphoner comme un riche, etc ..), le pauvre a donc profité de l'accroissement des richesses. Encore plus : les pauvres de 2007 ne sont également pas les mêmes qu'en 1983 : les étudiants sont tjrs classés statistiquement dans les pauvres, alors que 10 ans après ils font partie des plus riches, la dureté de la pauvreté est moindre aux usa qu'en france, etc etc etc ... je peux développer des exemples à l'infini pour démontrer que les conclusions que ce monsieur tire des statistiques sans comprendre l'économie sont fausses....
Réponse de le 19/12/2012 à 14:18 :
@john galt:

cher ami, vous simplifie mes propos comme ça vous arrange.... ais je parler de complot et ... des méchants c'est les autres!!!!!

ceci étant, si vous travaillez dans une banque, ouvrez un peu plus les yeux... la moitié des conseillers en banques commerciale sont incapable d'expliquer réellement comment fonctionne les produits qu'ils vendent à leurs clients... il ne savent, et encore, que ce qu'on leur dit en formation.....

mais la crise n'est pas du seul fait des banques...... et je n'ai jamais dit le contraire....

quant à votre: "Je travaille dans la banque, je sais exactement ce qui s'y passe"

je ne sais pas à quel niveau vous êtes..... mais soit vous êtes naf, soit complice, soit.... aveugle.... je ne vous jette pas la pierre, on a tous besoin de nourrir sa famille, mais on a de plus en plus le droit d'être "lucide" et à tout le moins curieux.....
Réponse de le 19/12/2012 à 14:37 :
@ curieux37 : je ne travaille pas dans le réseau, mais je vous rejoins sur votre commentaire. Les conseillers bancaires dans le réseau ne sont pas des "banquiers" juste des vendeurs de produits bancaires qui doivent "faire du baton" avec des nouveaux produits chaque semaine et sans formation. C'est bien dommage, mais la seule façon de lutter contre cela, c'est par la diversité des offres bancaires et donc la concurrence, donc par l'éclatement de ces monstruosités créées par nos énarques et pour nos énarques. Sur la crise, les banques, lehman brothers ou les subprimes ne sont que des catalyseurs, des étincelles, la vraie cause, c'est l'énormité de nos états providence et l'augmentation continue du rôle de l'état dans nos économies, ce qui conduit comme toujours à la catastrophe (qu'on m'appelle un jour quand on a un exemple d'activité bien gérée par l'état).
Réponse de le 19/12/2012 à 16:07 :
@John Galt:

puis je vous demander d'ouvrir les yeux s'il vous plait?... je ne cherche pas en tant que tel à accuser les banques et à l'évidence les subprimes sont, à la fois la cause de la crise de 2008, (perte de confiance dans le système, de la part des banquiers eux mêmes ) mais en même temps, pas la cause de la crise actuelle, seulement un révélateur d'un dysfonctionnement majeur de notre modèle de développement mondial...

les états providences, tout le monde a été bien content de les trouver ce jour la..... hormis le fait que le système n'ayant absolument pas été modifié, il va forcément s'écrouler encore plus à la prochaine crise, qui ne devrait pas tarder.... contrairement à ce que un certain nombre pensent..... mais ce ne sera probablement pas la faute des banques.......

c'est plutôt une sorte de fuite en avant du monde à la course technologique pour la technologie, et au moins disant salarial pour maximiser les profits..... chaque état cherchant à se débrouiller la dedans, + ou - bien, pour éviter que son pays de s'écroule....

la diversité des offres bancaires n'est en aucun cas une garantie; on s'aperçoit encore une fois que tout le monde vend la même chose à peu de chose près.... par contre, oui contre l'énormité de certaines banques.... qui donnent le "la", tant dans les produits de placement que dans les outils techniques au service de la finance pour le finance, bien plus qu'au service de l'économie....

re concernant les états providence.... bons ou mauvais gestionnaires, je ne sais, mais les pays en plus forte croissance aujourd'hui sont des pays "administrés".... dans lesquels les états interviennent massivement...... (hors allemagne, et encore.... )

je ne suis pas pour, je suis pour des états régulateurs, accompagnant les entreprises et surtout mettant en place un cadre favorable au développement des entreprises...

la crise économique actuelle est bien plus profonde qu'il ne parait.... on tente de réguler par les normes... ou le protectionnisme... (l'OMS est une tartuferie, seule l'europe y croit, on voit le résultat....)....

et si vous travailler au coeur du système financier... le "cas" kerviel était largement anticipable..... il s'est produit de drôle de choses dans le pôle assurance vie dans cette même période chez SG.... et celle ci a été indeminisée par AIG de 12 milliards en 2009..... pas net du tout, juste un entrefilet dans les echos en mars 2009 de mémoire....

les échanges financiers sont de 23 fois les échanges de biens et de services tous les jours...... ce n'est pas dû aux banques, c'est dû à un système qui s'emballe totalement... sans freins..... et qui étouffe en partie la vraie économie.....

Réponse de le 19/12/2012 à 16:40 :
@ curieux37 : l'intervention des états en 2008 a maintenu le système actuel. Il faut laisser mourir les banques fautives, et empécher qu'elles grossissent (une petite banque qui fait faillite, ce n'est pas grave, une grosse, c'est systémique). en parlant de diversité des offres bancaires, je parle du nombre d'organismes différents et indépendants, pas des offres produits. sur le moins disant salarial et la maximisation des profits, c'est une vision socialisante de la situation qui est (comme d'habitude avec le socialisme) fausse. C'est faux, les pays en plus forte croissance aujourd'hui sont des pays où la part de l'état diminue (si l'allemagne s'en sort "mieux" c'est qu'elle a fait reculer l'état providence). Vous êtes pour un état régulateur ? moi aussi, car je suis libéral. Or, ce n'est pas ce type d'état que nous avons, un état qui dépense 57 % du PIB n'est plus un état régulateur mais interventionniste. le cas kerviel n'est qu'un épiphénomène qui arrivera encore et tjrs, il est juste important par la perte actée. en quoi des échanges financiers étouffent l'économie réelle ??? ce matin j'ai acheté une baguette, à midi un repas, ce soir un ticket de metro, 3 échanges financiers qui n'étouffent pas l'économie ? l'économie, c'est l'échange, donc l'échange financier, ne vous perdez pas. La vraie cause de la crise c'est l'état providence, et cette crise c'est l'acte 2 de la mort des idées socialistes comme le dit si bien charles Gave (institut des libertés). Tant que l'on n'identifiera pas les bonnes causes (l'état fait n'importe quoi avec l'aide des banques centrales pour dépenser de l'argent qu'il n'a pas depuis 40 ans) on ne pourra traiter les problèmes. RDV en 2013, si la France plonge comme l'espagne et la grece, la zone euro explose, l'allemagne aura un euro fort, et les pays du sud dont la France solderont les dettes monstrueuses de l'état providence par une inflation qui ruinera tout le monde ... Voilà ce qui arrive pour ceux qui pensent que tout est gratuit et que l'on peut vivre du travail des autres impunément ...
Réponse de le 19/12/2012 à 17:28 :
La vraie cause de la DUREE de la crise c'est l'état providence, particulièrement en France, la crise elle même trouve sa source dans une dérégulation à marche forcée de l'autre coté de l'altlantique et outre-manche ainsi que dans la duplicité des agences de notations qui ont validé les excès de la finance en apposant leur label de qualité sur des produits dérivés devenus illisibles.
Réponse de le 19/12/2012 à 18:16 :
@john galt :

désolé de vous décevoir mais le constat est flagrant..... et ma vision du "maximiser les profits" et du moins disant salarial est une réalité...... toutes les études montrent que l'es inégalités diminuent entre les pays, mais s'accroissent à l'intérieur même des pays..... je ne suis pas communiste mais l'équité sociale permet à chaque pays de vivre sans trop de soubresaut... sans pour autant être un utopique....

les états ne sont pas la cause, mais la conséquence d'un modèle de développement exclusivement orienté vers plus de profit... et les dettes des états sont en parie monstrueuse parceque 'on les a "privatisées".. même si le système antérieur était lmoin d'être parfait..... (sur inflation).... mais les trois quart de la dette de la france sont en fait constitués des intérêts de la dette et non pas de la dette elle-même..... 50 milliards d'euros..... par an.... que l'on ne sait même pas payer..... parceque nos élites éconiomiques et politiques ont failli face à la mondialisation.... parceque l'on n'a pas sut faire respecter un minimum de règles dans le commerce mondial, trop attiré par le profit immédiat.... ne vous leurrez pas l'allemagne fabrique des pauvres à la pelle, même si elle a une qualité, savoir travailler ensemble.....

mais les vraies croisssance sont chine corée du sud, russie etc...... tous pays sous forte emprise étatique.....
Réponse de le 20/12/2012 à 3:22 :
@ john galt : vous vous prenez les pieds dans le tapis en développant vos arguments car à l'évidence la déréglementation des activités bancaires a conduit à ce phénomène de concentration dont vous parlez à juste titre, que ces banques soient dirigées ou pas par des énarques... cela s'est produit de la même manière dans les pays anglosaxons et il ne faut pas avoir étudié longtemps les économies pour constater que le turbocapitalisme engendre un phénomène de concentration quasi inévitable dans tous les secteurs d'activité. Hélas je suis moi aussi un fervent adepte de ce qu'on appelle l'old fashion capitalism mais cette forme avantageuse de capitalisme a vécu, vaincue par en partie par ses propres principes dévoyés à l'extrême par une minorité cupide et dénouée de tout fondement moral. Prenons pour seul exemple la politique menée par les banques en matière de crédit immobilier, dès lors qu'on a assoupli les règles d'obtention de ces crédits, les volumes de crédit on explosé et les banques ont trahi le sacerdoce de la gestion des risques, d'abord en augmentant de manière inconsidérée le risque sur leurs portefeuilles de crédit et ensuite , faisant elles même le constat de leur incurie, en titrisant les mêmes actifs douteux dans des produits financiers opaques. Ces délires -pour ne pas dire plus- sont l'unique fait des organismes financiers. Lors de son audition pathétique au congrès américain, Alan Greenspan avait avoué publiquement qu'il ignorait tout du contenu de ces actifs douteux détenus par les banques et que sa politique permissive avait largement encouragés. Je conseille à tous de revoir cette audition elle est affligeante pour le monde de la finance en général et à ses porteflingues en particulier.
Réponse de le 20/12/2012 à 9:32 :
sans parler des manipulations sur le libor et l'euribor..... à grande échelle, manifestement.......
Réponse de le 26/12/2012 à 22:13 :
à Mr Galt : votre dernier raisonnement est complétement absurde, les milieux fiinanciers donc les banques ont compris maintenant que la bourse était trop volatile et dorénavant ces banques préfèrent faire payer les états ( c'est à dire nous ) ce qui leurs assurent une rente à vie car les dettes souveraines ne seront jamais résorbées : c'est impossible ( cf la Grèce ) , c'est donc nous qui paierons à vie avec un niveau de vie qui va s'écrouler , donc austérité, appauvrissement etc etc.......donc pas de rentrée d'argent dans les caisses de l'état, donc emprunt sur les marchés financiers donc augmentation des impôts et ainsi de suite, c'est sans fin sauf si la population se révolte et descend dans la rue et ça finira par une guerre civile parce que quand il s'agit d'argent on sait mettre en place des dictatures;
cordialement

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