Standard & Poor's, Moody's et Fitch visés par une enquête en Italie

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Des accusations "sans fondement". Standard & Poor's et Moody's ont dénoncé mercredi la décision de la Cour des comptes italienne (Corte dei Conti) d'ouvrir une enquête sur leurs notation.
Selon Raffaele De Dominicis, procureur de la région du Latium, les trois grandes agences sont en effet visées par une enquête au sujet des réductions de la note de la dette souveraine italienne en 2011 et en 2012.
La Cour des comptes estime que les déclassements effectués par Standard & Poor's, Moody's et Fitch Investor Service, intervenus au pire moment de la crise de la dette de la zone euro, sont injustifiés et ont coûté à l'Etat italien plus de 117 milliards d'euros.
Raffaele De Dominicis, interrogé par l'agence Reuters, a ajouté que les "Big Three" avaient deux mois pour répondre au courrier de la Cour, au terme desquels le parquet disposerait de quatre mois pour étudier la suite des opérations.
En juillet 2012, l'abaissement de la note de l'Italie par Moody's, de A3 à Baa2 (deux échelons au-dessus de la catégorie spéculative) avait suscité des commentaires acerbes en Italie. Plusieurs analystes avaient notamment remis en cause la capacité d'analyse de l'agence de notation.
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Dans un commentaire de marché le chef économiste d'UniCredit, un des principaux groupes bancaires italiens, avait ainsi dénoncé le manque de capacité d'analyse de Moody's :
En novembre de la même année, la justice italienne avait également demandé le renvoi en justice de dirigeants de Standard & Poor's et Fitch, pour, selon le parquet de Trani (sud de l'Italie), des "manipulations de marché".
Le parquet de Trani avait déjà ouvert fin 2010 une enquête pour manipulation de marché à la suite d'une plainte déposée par des associations de consommateurs contre un rapport de Moody's, datant de mai 2010. Ce document avait eu un effet négatif sur les cours de Bourse des banques italiennes.
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L'affaire avait été classée sans suite car l'enquête n'avait pas permis de conclure à "l'intention des auteurs" de ce rapport de "fournir aux marchés financiers des informations tendancieuses et pouvant provoquer une manipulation des marchés".
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