Bonus de Michel Combes: le gendarme boursier français se saisit du dossier

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Après Emmanuel Macron, c'est au tour de l'Autorité des marchés financiers de s'intéresser aux conditions de départ de l'ex-directeur général d'Alcatel-Lucent, Michel Combes, qui est depuis dimanche au cœur d'une polémique concernant sa rémunération. L'AMF examine désormais de possibles "irrégularités", a indiqué son président Gérard Rameix dans une déclaration transmise mardi 1er septembre à l'AFP.
Le gendarme boursier assure en effet avoir demandé au groupe des précisions dès la fin juillet sur le sujet, notamment sur "les éléments de rémunération attachés" (à ce départ, Ndlr) tels que l'autorité les connaissait à l'époque. Cependant, la réponse de l'entreprise n'est parvenue à l'AMF que tard lundi. Et, aux yeux du gendarme boursier, elle semble "peu convaincante en termes de bonne gouvernance, voire même sur le plan juridique".
C'est la raison pour laquelle l'Autorité demande à ses services d'examiner "plus profondément cette réponse".
Trois points ont en particulier retenu l'attention de l'AMF: ils concernent le respect des règles de gouvernance du patronat, mais aussi les informations données à la presse ces derniers mois sur la rémunération du dirigeant, ainsi que la clause de non-concurrence.
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Gérard Rameix conclut en précisant que "l'AMF décidera des suites à donner en fonction de son analyse sur ces différents points". Elle a la possibilité d'aller jusqu'à ouvrir une enquête sur le sujet, ce qui peut déboucher in fine sur une possible sanction.
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Emmanuel Macron a demandé mardi à Alcatel-Lucent d'attendre l'avis - et d'en tirer les conséquences- non seulement de l'AMF, mais aussi du Haut Comité du gouvernement d'entreprise, qu'il a sollicité, a-t-on appris le 1er septembre au soir de son entourage.
(Avec AFP et Reuters)
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