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Bourse : le CAC 40 en hausse malgré la crise politique

latribune.fr

Publié le 05 décembre 2024 à 10:31 - Mis à jour le 05 décembre 2024 à 10:31

Vers 10h00 ce jeudi (heure française), l'indice vedette de la place, le CAC 40, a pris +0,65% (photo d'archive).

Vers 10h00 ce jeudi (heure française), l'indice vedette de la place, le CAC 40, a pris +0,65% (photo d'archive).

Benoit Tessier

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

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La place parisienne n'a pas été affectée ce jeudi par la crise politique en France. À l'image des autres marchés financiers, qui globalement profitent de l'élan des records de Wall Street la veille et du bitcoin.

Les places boursières se portent bien ce jeudi. Y compris en France, malgré la crise politique qui secoue l'Hexagone après une motion de censure largement approuvée par les députés le 4 décembre. La Bourse de Paris a enjambé cet épisode sans encombre. Vers 10 heures, ce jeudi (heure française), l'indice vedette de la place, le CAC 40, a pris +0,65%, gagnant ainsi 47,72 points, à 7.351,00 points.

Ce qui tranche avec la situation au lendemain de l'annonce de la dissolution en juin. Pour rappel, la Bourse de Paris avait alors ouvert en chute de 2,37%. Et sur l'ensemble de la semaine qui avait suivi, le CAC 40 avait perdu tous les gains cumulés depuis le début de l'année, trébuchant de 6,23%.

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Perplexité

Concernant les écarts de taux entre la France et l'Allemagne, ils se révèlent moindres que la semaine dernière, relève Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés chez IG France. « On se situe à environ 0,82 point de pourcentage », précise-t-il.

« Comment l'expliquer ? On a compris qu'un nouveau Premier ministre serait nommé assez rapidement et les premières déclarations de partis ne montrent pas une volonté de blocage et ne semblent pas fermer la porte à de nouvelles discussions », a-t-il poursuivi.

À cela s'ajoute le fait que « les actifs français ont été tellement dégradés ». Il y a donc « aussi une chasse aux bonnes affaires. Cela reste une réaction de très court terme à interpréter de manière prudente », nuance toutefois l'expert.

« Il y a de rares moments où la réaction du marché aux nouvelles laisse perplexe. Aujourd'hui et cette semaine est l'un d'entre eux »,ironise Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank dans une note.

Du côté du cours de l'euro, peu de changement à signaler au cours de la nuit, précise Jim Reid, économiste de Deutsche Bank. Vers 09h30, heure de Paris, la monnaie unique prenait 0,27% face à la devise américaine, à 1,0539 dollar pour un euro.

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Prudence de mise

Pas de quoi s'emballer pour autant. L'agence de notation Moody's a estimé dans la nuit que la chute du gouvernement de Michel Barnier « réduit la probabilité d'une consolidation des finances publiques » de la France et « aggrave l'impasse politique du pays ». Pour elle, cet événement est même « négatif » pour la note de crédit du pays.

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Comme le rappellent les économistes de la Société Générale dans une note : « Avec la démission du gouvernement, il est peu probable que le budget proposé pour 2025 soit poursuivi, et une "loi spéciale" prolongera probablement le budget de 2024 pour maintenir les services publics » en fonctionnement. Ce qui pourrait avoir un impact sur le déficit public, estime Maxime Darmet, économiste chez Allianz. À ses yeux, peu importe les moyens dont dispose la France, le pays raterait immanquablement son objectif de réduire son déficit public à 5% du PIB l'an prochain, prévoit-il.

Or, les agences de notations Moody's et Fitch ont déjà lancé un avertissement à la France en abaissant en octobre la perspective de leur note de crédit. Ce qui signifiait déjà qu'elles risquaient de rétrograder la note du pays dans les prochains mois. Le chaos actuel pourrait accélérer les choses.

Les autres marchés financiers insensibles

Du côté des autres places financières, aucun impact du chaos politique français. La Bourse de New York a enregistré de nouveau des records à sa clôture mercredi. Il était alors 22 heures en France et la censure du gouvernement avait déjà été actée. Pour autant, les trois principaux indices ont terminé en hausse : +0,69% pour le Dow Jones, +1,30% pour le Nasdaq et +0,61% pour l'indice élargi S&P 500, soit de nouveaux sommets historiques en clôture. Ils ont été emportés par les valeurs technologiques et par l'hypothèse d'une nouvelle baisse du taux de la Banque centrale américaine (Fed) lors de sa prochaine réunion de mi-décembre.

Le bitcoin a, lui, atteint un plus haut historique à 103.800,44 dollars ce jeudi. C'est même la première fois qu'il a franchi la barre des 100.000 dollars. Une envolée qui a eu lieu après une annonce de Donald Trump. Le président élu a indiqué qu'il nommerait, une fois investi, un proche favorable au développement des cryptomonnaies pour diriger l'autorité américaine de régulation des marchés financiers (la SEC).

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Les Bourses chinoises évoluaient, elles, en ordre dispersé ce jeudi en raison de l'aggravation des tensions commerciales sino-américaines. Elles attendent également de possibles annonces de mesures de relance de la part de Pékin la semaine prochaine. L'indice Hang Seng plongeait de 1,18%, à 19.508,98 points, vers 7h30 (heure de Paris). L'indice composite de Shanghai cédait 0,09% à 3.361,58 points, et celui de Shenzhen gagnait 0,39% à 2.032,08 points.

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Enfin, à Séoul, l'indice composite Kospi a clôturé jeudi en repli de 0,90% à 2.441,85 points. En raison non pas de la crise politique française mais sud-coréenne, après l'éphémère proclamation de la loi martiale par le président sud-coréen Yoon Suk Yeol. Lui aussi est menacé de destitution. À voir s'il tombera.

(Avec AFP)

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