En trois mois, 430 introductions en Bourse, du jamais vu depuis vingt ans

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Les introductions en Bourse ont atteint leur plus haut niveau en 20 ans au premier trimestre 2021, avec la Bourse de Londres en tête de course, selon le cabinet EY.
Les introductions en Bourse ont atteint leur plus haut niveau en 20 ans au premier trimestre 2021, avec la Bourse de Londres en tête de course, selon le cabinet EY. (Crédits : TOBY MELVILLE)
Stoppées net par la première vague de l'épidémie en mai 2020, les introductions en Bourse (IPO) ont explosé au premier trimestre 2021, selon une étude EY. Poussées par les nouvelles technologies et les SPACs, elles ont représenté 105,6 milliards de dollars d'opérations à l'échelle mondiale.

L'afflux de liquidités et d'investisseurs particuliers sur les marchés, mais aussi la montée en puissance des entreprises technologiques ont fait bondir le nombre d'introductions en Bourse (IPO) dans le monde au premier trimestre 2021, selon une étude du cabinet EY.

Au cours des trois premiers mois de l'année, 430 IPOs ont été enregistrées pour un montant de 105,6 milliards de dollars à l'échelle mondiale, des chiffres plus vus depuis vingt ans, indique l'étude.

46,1 milliards de dollars pour les technologies

Au niveau mondial, "le secteur ayant concentré le plus grand nombre d'opérations est celui des technologies avec 111 IPOs réalisées pour un montant de 46,1 milliards de dollars, suivi du secteur de la santé avec 78 IPOs pour un montant de 14 milliards de dollars", précise EY dans un communiqué de presse.

Lire aussi : Malgré des IPO à l'arrêt, les marchés prêts à seconder les banques dans l'effort de financement

Si c'est dans la zone Asie-Pacifique que le nombre d'introductions en Bourse a été le plus important (200), c'est en Amérique (Canada, Brésil, Etats-Unis) que les montants levés ont été les plus significatifs (45,2 milliards de dollars).

A eux seuls, les États-Unis ont totalisé 99 introductions en Bourse au premier trimestre 2021 (+313% sur un an), pour 41,1 milliards de dollars (+463%).

Mais l'Europe, où les incertitudes liées au Brexit ont été en grande partie levées, n'a pas été en reste, contribuant à "propulser l'activité mondiale des introductions en Bourse à ses sommets actuels", relève EY, avec 83 IPOs enregistrées (+315%) pour un montant de 23,1 milliards de dollars, soit 19 fois les sommes levées au premier trimestre 2020.

"En Europe, les introductions en Bourse devraient rester actives au deuxième trimestre 2021, les entreprises qui arrivent sur le marché continuant de tirer profit d'une forte confiance des investisseurs, d'une liquidité élevée, d'une faible volatilité et de taux d'intérêt bas", analyse l'étude.

La Bourse de Londres a été la plus sollicitée avec 17 IPOs à son actif, pour 7,5 milliards de dollars, suivie de près par Euronext, qui gère notamment les Bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles, sur lesquelles 6 entreprises ont entrepris leur cotation, pour 5,2 milliards de dollars.

L'engouement pour les SPACs

"Toutefois, les candidats à la cotation devront être conscients des tendances qui se profilent à l'horizon, notamment une réduction des aides liées à la pandémie et une hausse des taux d'intérêt", ajoute-t-elle.

Les introductions en Bourse via des Spacs, - ces véhicules cotés destinés à financer une acquisition, voire les déboires du fonds d'investissement Archegos -, ont quant à elles déjà surpassé sur le seul premier trimestre 2021 les records de l'ensemble de l'année 2020.

Un total de 307 Spacs ont fait leur entrée en Bourse dans le monde au premier trimestre 2021, levant 95,2 milliards de dollars, des chiffres plus de vingt fois supérieurs, en volume comme en valeur, qu'au premier trimestre 2020.

Si les Etats-Unis restent le plus gros marché pour ces véhicules financiers en vogue, ces derniers essaiment de plus en plus en Europe, où 7 Spacs sont entrés en Bourse début 2021, dont 3 à Londres.

"Les données de cette étude regroupent les IPOs recensées pour la période du 1er janvier au 25 mars 2021, ainsi que les opérations dont la clôture a été annoncée pour la fin mars", précise EY.

Lire aussi : Il est urgent d'accueillir des SPACs à la Bourse de Paris

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Commentaires
a écrit le 16/04/2021 à 14:17 :
Toutes ressources essentielles ( alimentation , santé , immobilier, énergie)
à la vie humaine sont à sortir des cotations mondiales.

Ceci est LA BASE de n’importe quelle Société DÉMOCRATIQUE ( terrestre )
Sans démocratie il n’y a pas de liberté et nous le constatons tous les jours.
Réponse de le 19/04/2021 à 2:25 :
Oui sortons l'économie de la bourse et vive le shadow banking du private equity à effet levier pour collectiviser "démocratiquement" des multiples de dettes grâce aux créances bancaires généreusement offertes aux épargnants...
a écrit le 16/04/2021 à 10:19 :
Un effet de la vaste et courageuse enquête du consortium de 400 journalistes du monde entier concernant l'évasion fiscale massive et les circuits financiers obscures certainement. Nos mégas riches doivent commencer à être un peu génés d'utiliser ces plases d'évasion fiscale se mettant à acheter un peu tout et n'importe quoi sachant qu'il y aura toujours des petits malins pour anticiper leur désespérant manque d'imagination et de créativité. Dans le lot cela permettra au moins à certaines véritables bonnes entreprises d'être financées.

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