"La Bourse doit permettre aux innovations de rester dans une Europe souveraine" (Anthony Attia, Euronext)
Natasa Laporte
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Natasa Laporte
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Elles avaient tout pour réussir, mais elles ont perdu la première bataille, celle des grandes plateformes. À l'aube de ces années 2020, la France et l'Europe peuvent-elles encore rattraper leur retard face aux États-Unis et si oui, avec quelles technologies ? Plusieurs projets de pointe pourraient y contribuer. Celui du futur processeur européen, d'abord, dans le cadre de l'European Processor Initiative (EPI), pilotée par Atos.
« Le calcul haute performance est fondamental dans beaucoup de secteurs, que ce soit la santé, le climat, l'industrie, ou la défense et la sécurité. Atos est leader européen en la matière », affirme Sophie Proust, CTO Monde d'Atos. Dans le domaine du logiciel, ensuite, l'Europe est également présente, assure-t-elle, tout comme dans celui des données. Tout l'enjeu est de pouvoir les échanger de manière sécurisée... Une problématique qui est au cœur du projet de cloud européen Gaia-X, dont Atos est l'un des membres fondateurs. « C'est la maîtrise de toutes ces technologies qui va nous permettre de garantir la souveraineté », estime la responsable du spécialiste tricolore de la transformation digitale.
« En tant qu'expert comptable, je dois garantir à mes clients que les données que j'ai à disposition ne s'évaporent pas. Dans la guerre économique qui arrive, ce serait bien que Gaia-X aille au bout et que nous ayons un véritable cloud souverain européen pour garantir les données françaises », appuie de son côté Lionel Canesi, président du Conseil supérieur de l'ordre des experts comptables qui a publié en janvier ses « 50 propositions pour la relance rapide de l'économie ».
À lire également
Pour lui, la souveraineté et la relance passent par la consommation des technologies, françaises et européennes, pour préserver l'emploi. « La souveraineté, c'est l'emploi », créé au niveau local plutôt qu'offshore, acquiesce de son côté Kévin Polizzi, directeur général de Jaguar Network -un opérateur de services télécoms et de cloud présent à Marseille, Nantes, Lyon ou encore à Paris, qui a fait le choix d'un partenaire industriel hexagonal il y a deux ans en faisant entrer dans son capital le groupe Iliad, et dont la technologie se trouve aujourd'hui embarquée dans la nouvelle freebox destinée aux professionnels.
Natasa Laporte
« Anticiper le coût du token sur cinq ans, c’est impossible » : les entreprises face à l'explosion de la facture de l'IA
IA : la douche froide Broadcom fait vaciller les stars européennes des semi-conducteurs
IA : les géants Soitec et STMicroelectronics prêts à réduire la consommation électrique des data centers
Les salariés français à la traîne dans l’adoption de l’IA