Etats-Unis : la Fed assouplit encore ses taux
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La décision de la Fed intervient un mois avant la prise de fonction du futur président des États-Unis, Donald Trump.
Reuters
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La décision de la Fed intervient un mois avant la prise de fonction du futur président des États-Unis, Donald Trump.
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[Article publié le mercredi 18 décembre 2024 à 20h10 et mis à jour le jeudi 19 décembre à 06h43] Elle était attendue par les marchés : la décision de la Fed est enfin tombée ce mercredi 18 décembre, en début de soirée. A l'issue de la réunion du comité dédié, entamée la veille, la Réserve fédérale a finalement décidé d'abaisser ses taux d'un quart de point, entre 4,25% et 4,50%, en ligne avec les attentes des marchés.
La banque centrale américaine a aussi profité de sa dernière réunion de l'année pour réviser ses prévisions macroéconomiques pour 2025. L'institution s'attend donc à une croissance américaine légèrement plus élevée qu'en septembre, désormais à 2,1%, avec un chômage quasi stable.
Mais l'institution « se rapproche fortement » de la fin de son cycle de baisse, a assuré le président de la Fed, Jerome Powell, assurant que le FOMC se montrera « plus prudent, concernant d'éventuelles futures baisses de taux ». Dans ce contexte, les « dots » (projections du FOMC) prévoient désormais d'aller plus lentement, n'envisageant que deux baisses de taux pour 2025, de 25 points de base chacun, contre quatre précédemment.
Une annonce qui a surpris les marchés, Wall Street terminant la séance en forte baisse : Le Dow Jones a lâché 2,58%, l'indice Nasdaq 3,56% et l'indice élargi S&P 500 2,95%.
Pour mémoire, la banque centrale américaine a commencé en septembre dernier à abaisser ses taux, qu'elle maintenait depuis juillet 2023 à leur plus haut niveau en plus de 20 ans, afin de faire baisser l'inflation. Pour cette première coupe - depuis mars 2020 - la Fed avait opté pour une baisse d'un demi-point de pourcentage, ramenant les taux dans une fourchette de 4,75 à 5,00%.
Mais depuis, l'inflation nord-américaine est repartie à la hausse. La hausse des prix à la consommation semble s'éloigner de la trajectoire permettant de revenir vers l'objectif de long terme de 2% fixé par la Fed. La progression de l'indice CPI - sur lequel sont indexés les retraites - a rebondi en novembre, à 2,7% sur un an. L'indice PCE privilégié par la Fed, sera publié le 20 décembre.
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L'institution prévoit désormais un indice PCE à 2,5% à la fin de 2025 et un retour à 2% pour fin 2026 seulement.
Cette nouvelle baisse des taux intervient quasiment un mois, jour pour jour, avant la prise de fonction du futur président des États-Unis, Donald Trump. Une perspective qui plonge de nombreux observateurs de la vie économique américaine dans une forme de perplexité.
C'est le cas d'Anton Brender. Interrogé par La Tribune en amont de la décision de la banque centrale, le chef économiste chez Candriam ne cachait pas son incertitude : « Nous entrons dans le monde de l'imprévisibilité, parce que personne aujourd'hui ne sait ce que va réellement faire le président Donald Trump et il n'est pas certain qu'il le sache vraiment lui-même. »
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« Le retour de Trump va nous amener vers des trajectoires de politique monétaire plus contraintes que prévu aux États-Unis, et ce sera l'élément clé pour lire 2025 », avait abondé Philippe Dauba-Pantanacce, économiste en charge de la géopolitique mondiale chez la banque Standard Chartered, auprès de La Tribune. A l'heure où Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE) annonce de nouvelles baisses de taux, la trajectoire paraît beaucoup moins accommodante outre-Atlantique.
(Avec AFP)
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