La chute de Bachar al-Assad fait grimper l'or
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Le précieux métal avait précédemment battu son record en franchissant les 2.700 dollars l'once courant octobre.
Umit Bektas
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Le précieux métal avait précédemment battu son record en franchissant les 2.700 dollars l'once courant octobre.
Umit Bektas
La notion de valeur refuge de l'or se confirme. Le cours de l'or est tout particulièrement encouragé par la chute surprise de Bachar al-Assad en Syrie. Le dirigeant, qui était au pouvoir depuis 24 ans, a fui le pays dimanche, chassé par une offensive spectaculaire des rebelles islamistes. Dans ce contexte, vers 14h55 (heure de Paris), l'or gagnait 1,18% à 2.664,16 dollars l'once.
Le marché a ainsi répondu à « l'éviction d'Assad en Syrie par une appréciation modeste de l'or », explique Patrick Munnelly de Tickmill Group. « Les tensions géopolitiques restent vives et les perspectives des marchés sont loin d'être certaines », précise Victoria Hasler, analyste chez Hargreaves Lansdown. De ce fait, les banques centrales continuent d'accroître leurs réserves d'or.
Le précieux métal avait précédemment battu son record, franchissant les 2.700 dollars l'once courant octobre. Une envolée permise déjà par les risques géopolitiques, couplée à la baisse des taux des banques centrales, qui rendent l'or plus attractif pour les investisseurs.
Concernant l'or noir, les cours restent stables malgré l'offensive rebelle en Syrie. « Il n'y a pas de conséquences immédiates pour le pétrole, si ce n'est que la position de l'Iran et de la Russie dans la région est considérablement affaiblie », ajoute Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.
De son côté, le dollar, pourtant valeur refuge concurrente à l'or, continue de faiblir depuis la semaine passée. « La probabilité d'une baisse des taux d'intérêts a augmenté », ce qui est un facteur baissier pour le dollar et « un facteur positif pour les prix de l'or », détaille Frank Watson, analyste chez Kinesis Money.
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L'attention est en effet rivée vers la prochaine décision de la Fed, avec 64% de chances d'une réduction de 25 points de base, selon le Chicago Mercantile Exchange (CME). Et ce, malgré l'arrivée prochaine de Donald Trump au pouvoir, et de ses nombreuses mesures décrites comme « inflationnistes » par les analystes. Pour rappel, le principal taux directeur de la banque centrale américaine est dans une fourchette comprise entre 4,50 à 4,75%. Il a été abaissé à deux reprises depuis septembre, d'un demi-point puis d'un quart de point de pourcentage.
A l'inverse du dollar, outre-Manche, la livre sterling monte lundi. Au Royaume-Uni, les investisseurs attendent une économie « renforcée au quatrième trimestre », selon Kathleen Brooks, analyste chez XBT. Le marché s'attend au retour d'une croissance modeste pour le mois d'octobre, dont les données seront publiées cette semaine. La devise britannique gonfle de 0,48% face au billet vert, à 1,2782 dollar, vers 14h56 (heure de Paris). La livre progresse également de 0,28% par rapport à l'euro, à 82,73 pence pour un euro.
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Avec cette nouvelle hausse, la monnaie britannique est devenue la meilleure performeuse du G10 (les dix monnaies les plus échangées à travers le monde) sur une année glissante, s'appréciant de 0,30% face au dollar.
(Avec AFP)
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