Coronavirus : la mutation d'une crise de l'offre en crise de la demande inquiète la Banque de France

La monnaie ne peut pas etre privee, dit villeroy
Axel Schmidt

La monnaie ne peut pas etre privee, dit villeroy
Axel Schmidt
François Villeroy de Galhau a appelé lundi à "garder la tête froide" face aux effets de l'épidémie de coronavirus, jugeant que la politique monétaire, déjà très accommodante, des banques centrales est "adaptée".
"Nous allons continuer à suivre d'extrêmement près les développements économiques", a dit le gouverneur de la Banque de France sur BFM Business.
"Nous devons avoir les yeux grand ouverts sur ce qui se passe mais nous devons en même temps garder la tête froide", a-t-il dit, réfutant tout parallèle avec la crise financière de 2008.
La Banque centrale européenne fera connaître le 12 mars prochain ses nouvelles prévisions pour la zone euro puis, pour la France, le 23 mars.
Alors que les marchés boursiers ont vécu une semaine noire la semaine dernière, François Villeroy de Galhau a appelé à une "analyse rationnelle" des phénomènes de transmission économique.
Le coronavirus, a-t-il dit, a un effet négatif et a priori temporaire sur l'économie mais "l'ampleur de l'effet dépend énormément de la durée de l'épidémie".
Pour l'heure, la crise de santé publique a d'abord un effet sur l'offre, c'est-à-dire sur la capacité de production en Chine et d'ailleurs.
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"Plus cet effet sur l'offre se prolonge, plus ça devient aussi un effet sur la demande", a-t-il poursuivi, soulignant que c'était vrai déjà pour certains secteurs comme le tourisme ou les transports pour lesquels des actions ciblées sont en place.
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"Nous sommes vigilants, nous sommes mobilisés mais nous restons calmes et proportionnés dans les réponses qu'il faut apporter", a poursuivi le banquier central.
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