Le gouvernement s'engage à minimiser l'impact du Coronavirus pour les entreprises

 |   |  763  mots
(Crédits : COSTAS BALTAS)
Bercy et le Ministère du Travail ont établi avec les partenaires sociaux une liste de premières mesures afin d'anticiper les conséquences économiques pour les PME et les grands groupes.

Le gouvernement a annoncé ce vendredi 28 février de nouvelles mesures pour aider les entreprises et les salariés à un moment où le coronavirus se développe en France avec 38 cas recensés.

Pour les entreprises, le coronavirus sera "considéré comme un cas de force majeure", a annoncé le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, à l'issue d'une réunion avec les partenaires sociaux au ministère du Travail. De ce point est sorti un document intitulé «22 questions réponses pour les entreprises et les salariés».

Pas de pénalités pour les entreprises

Cela signifie notamment que, "pour tous les marchés publics de l'État, si jamais il y a un retard de livraison de la part des PME ou des entreprises, nous n'appliquerons pas de pénalité", a précisé le ministre.

Il a a également annoncé des "possibilités de recours à l'activité partielle" et "l'étalement des charges sociales et fiscales pour les entreprises qui en auront besoin".

La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) en a de son côté appelé dans un communiqué "aux grands donneurs d'ordre privés pour qu'ils adoptent le même comportement et fassent preuve de bienveillance et de solidarité vis-à-vis de leurs fournisseurs et de leurs sous-traitants".

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a pour sa part annoncé la mise en ligne d'un questions/réponses sur les règles à suivre pour les entreprises et les salariés (sur www.travail-emploi.gouv.fr). Il souligne notamment que l'employeur peut mettre en place le télétravail sans l'accord du salarié, contrairement à la pratique habituelle.

Un arrêt maladie pour les parents d'enfants confinés

Elle a notamment confirmé que les parents d'enfants confinés pourront être "mis en arrêt maladie" sans jour de carence et avec une prise en charge au titre des indemnités journalières de Sécurité sociale.

Se disant "plutôt satisfait", Michel Beaugas, qui représentait le syndicat FO à la réunion, a salué des "consignes assez claires, notamment la décision de supprimer le délai de carence dans le paiement des indemnités. "Ca permet aux salariés d'être en arrêt sans perdre de l'argent", a-t-il estimé.

De son côté, Olivier Véran (Santé) a tenu à rappeler qu'il "n'est pas utile de porter un masque quand on n'est pas et lorsqu'on n'a pas été en contact direct avec une personne malade".  "Les personnes qui doivent porter un masque sont aujourd'hui informées de cela", a-t-il résumé.

L'impact sur la zone euro

Moins touchée que l'Italie voisine, la France a vu le bilan s'accélérer jeudi, avec un total de 38 cas confirmés, contre 18 la veille.

Concernant l'impact économique du coronavirus, "nous allons échanger nos informations au niveau de la zone euro et au niveau européen, et coordonner nos réponses, et nous sommes prêts à prendre toutes les décisions nécessaires au niveau européen le moment venu pour soutenir l'activité économique et pour protéger nos entreprises", a assuré M. Le Maire.

"Il y a un impact économique, mais la priorité, c'est la santé des employés", a ajouté Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef. Interrogé sur la chute de la Bourse - de plus de 11% depuis lundi -, il a relativisé : "ce qui compte, c'est la croissance sous-jacente, pas le côté éphémère de la Bourse".

Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a annoncé qu'"autour de 2.000 élèves" restaient actuellement chez eux au lieu d'aller à l'école, car rentrés d'une zone touchée par le coronavirus.

Puisque seul un tiers des élèves français est revenu des vacances de février - l'Île-de-France et l'Occitanie - "bien entendu, ce chiffre va augmenter la semaine prochaine, quand un deuxième tiers va revenir de vacances et quand on aura fait les nouvelles évaluations de l'évolution de la maladie", a poursuivi le ministre sur Europe 1.

Il a rappelé qu'un dispositif d'enseignement à distance pourrait être déployé à grande échelle si nécessaire, "de la grande section de maternelle jusqu'à la Terminale". Mais il a écarté la fermeture des écoles dans l'immédiat.

Sur le pont depuis plusieurs semaines, le personnel médical s'est également inquiété. Christophe Prudhomme, président de l'Association des médecins urgentistes (Amuf) a souligné qu'"avec un système sous tension, la moindre surchauffe risque d'entraîner une rupture".

Lire aussi : Coronavirus : Internet infesté par les arnaques et les fake news

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/02/2020 à 23:58 :
la sécurité sociale pour les entreprises en fait!

Les transferts de richesses qui se produit par les choix politiques de macron, a pour but justement de transférer la richesse collective vers la richesse d'entreprise.

Du coup, comme ils ne savent pas créer, ni même avoir la vision, c'est la logique de la politique de macron avec la mise en perspective de tout ce qui va découler de ce qui se passe!
a écrit le 29/02/2020 à 13:38 :
Macron le petit parti en campagne dans le désert est pris à revers par les turcs , incapable de défendre la France . Ce Bazaine s'esbaudit de la nouba des indépendantistes à Perpignan .
a écrit le 29/02/2020 à 10:52 :
Macron ils n as pas trouvé mieux que Lemaire 1. Mètre.87 de conneries microns n es pas mieux le président des pauvres pour donner aux riches 🤑
a écrit le 29/02/2020 à 10:09 :
Ce ministre est toujours devant le pupitre pour nous abreuver de chiffres ou de paroles mais sur le fond il ne maitrise rien. Sa déclaration sur l’impacte du virus à 0,1 point est d’une absurdité car il ne maitrise pas ce qu’il y a de plus important le temps. J’aime également son discours sur la force majeure. En temps normal souvent les contrats publics ne sont pas respectés plus d’ailleurs par le donneur d’ordres l’état que par l’entreprise. On voit également le discours car que se passe t il entre deux entreprises privées la donneuse d’ordre et l’exécutrice? J’écoute aussi tous ces politiques qui parlent de relocalisation mais le politique n’ a pas la main SAUF s’il baisse les charges sur les entreprises pour qu’elles soient compétitives au niveau international car le business en France est trop petit pour bon nombre de boîtes. S’il y a relocalisation cela se fera soit en Europe dans l’UE pays de l’est coût MO et souvent fiscalité faible soit au Maghreb. Dans tous les dossiers pris en charge par ce ministre aucun n’a donné de résultat positif, dont deux emblématiques, la fusion Siemens-Alsthom le serpent de mer STX .
a écrit le 29/02/2020 à 9:32 :
Minimiser est l'inverse de ce qu'il faut faire, il faut tout arrêter pendant 2 semaines tant que la propagation progresse et ensuite reprendre tranquillement l'économie. Non, de peur de perdre quelques centimes ils s’obstinent à minimiser ....
a écrit le 28/02/2020 à 20:30 :
Ils vont rétribuer les personnes venues nous infectées au lieu de les laisser se faire soigner dans le pays de contagion. Aucune mesure de bon sens pour protéger l'ensemble des populations de l'infection générale .Jamais vu un gouvernement agir ainsi " viendez ! viendez ! viendez! Monsieur Coronna -virus vous êtes le bien venu . Ce n'est pas les voyageurs qui l'emmènent , il vient tout seul avec ses bages quelle claire voyance de nos élus .
Réponse de le 29/02/2020 à 12:57 :
Croyez vous pas qu'il serait plus intéressant de ce demander pourquoi le gouvernement met cette épidémie au premier plan? On ne fait que d'en parler et on ne parle plus de rien d'autre... Pourtant elle est moins mortelle que beaucoup d'autres comme grippe... Donc soit Macron s'amuse a détourner les regards sur chimère pour qu'on ne parle plus du sujet des retraites, soit on nous cache la vérité et il va bientôt y avoir beaucoup de morts... Personnellement et quand on regarde les pays qui joue a augmenter la phobie, je penche pour la première...
Réponse de le 29/02/2020 à 23:59 :
@fil
Ça y est! J'ai peut-être compris votre logique :
Macron responsable de la progression de la contagion car il a trop parlé des retraites et pas assez du virus.
Avec le 49-3, les parlementaires vont continuer à s'etriper de plus belle avec le gouvt au sujet des retraites laissant Macron s'appesantir sur l'épidémie. Ouf! Il était moins une, car il faut bien préparer l'opinion à voir les morts tomber comme des mouches.
Ça vous convient ??
Ben franchement pas à moi !!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :