La primaire profite aussi... à la Banque postale

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François Fillon peut envisager la présidentielle sereinement. Le candidat de la droite et du centre disposera d'un pécule de 8 à 12 millions d'euros pour commencer sa campagne. Une somme importante, qui fait une autre heureuse : la Banque postale.
La somme émanant des deux euros versés par 4,3 millions d'électeurs - soit plus de 17 millions d'euros - deux dimanches de suite a en effet transité par la filiale La Poste. La Haute Autorité et La Poste ayant signé un contrat accordant une commission de 8%, avec un plafonnement de 750.000 euros, la Banque postale touchera ce maximum autorisé. "Les négociations avec La Poste, qui voulait au départ 10% sans plafonnement, ont duré plusieurs semaines et ont été rudes", a précisé Anne Levade présidente de la Haute Autorité chargée de l'organisation de la primaire.
Interrogée par l'AFP, La Poste a expliqué que son service avait été "facturé aux conditions en vigueur à la banque et d'ores et déjà pratiqué auprès d'autres clients", sans informer ni confirmer le montant de sa commission.
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Elle précise que "si un autre parti politique venait à saisir la Banque postale d'une demande équivalente, les conditions financières appliquées serait strictement les mêmes". "Pour nous, les partis politiques sont des clients que nous traitons avec la même équité", ajoute-t-on.
(Avec AFP)
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