La startup Dreamquark veut accélérer la diffusion de l’IA dans la finance

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(Crédits : Dreamquark)
La jeune pousse, née à Calais et désormais basée à Paris, finalise un deuxième financement de 14 millions d'euros en fonds propres et en dette. Le groupe de protection sociale AG2R La Mondiale fait partie des nouveaux investisseurs. Dreamquark propose aux banques et assureurs d'optimiser leurs démarches de rétention des clients, de recommandation de produits ou encore de lutte anti-blanchiment grâce à l'intelligence artificielle.

Dreamquark passe la vitesse supérieure. La Fintech, spécialisée dans les technologies d'intelligence artificielle appliquées au monde de la banque et de l'assurance, vient d'annoncer une augmentation de capital de 12 millions d'euros, accompagnée d'une levée en dette de 2 millions d'euros. "Cela nous permet de minimiser la dilution de notre capital, tout en augmentant nos moyens d'action", précise son fondateur et directeur général Nicolas Meric, initialement féru de physique des particules.

Fondée en 2014, la startup avait déjà levé 3 millions d'euros. Ce nouveau tour de table réunit cinq investisseurs, avec en tête le fonds espagnol Alma Mundi Ventures, puis AG2R La Mondiale, via son fonds ALM Innovation créé en 2018, le français NewAlpha Asset Management, le fonds néerlandais Keen Venture Partners et son actionnaire historique, Cap Horn Invest.

L'intelligence artificielle pour les non-spécialistes

Née à Calais mais désormais installée à Paris, la jeune pousse a mis au point une plateforme baptisée Brain pour faciliter le développement d'applications basées sur des technologies d'intelligence artificielle autour de la segmentation de clientèle, de la gestion des risques, de la lutte contre la fraude et le blanchiment, la rétention des clients et la recommandation de produits. Brain ne s'adresse pas aux data scientists, mais aux collaborateurs qui n'ont pas de compétences particulières en traitement de données et en algorithmie.

Les outils de la Fintech permettent, par exemple, à un assureur d'identifier les clients qui présentent le plus fort risque de résiliation et de comprendre les raisons pour lesquelles ils pourraient mettre un terme à leur contrat afin d'établir un plan d'action. Client de Dreamquark, AG2R La Mondiale a ainsi programmé plusieurs dizaines de milliers d'appels ciblés pour retenir ses clients et diminuer son taux d'attrition.

Développement commercial et international

Grâce à cet argent frais, Dreamquark entend muscler son développement commercial pour compter rapidement une vingtaine de clients grands comptes, contre une dizaine actuellement (dont BNP Paribas, Gan Prévoyance, le Groupement des cartes bancaires CB, et Royal Bank of Scotland).

"Nous visons le top 30 des banques et assureurs mondiaux", précise Nicolas Meric.

La Fintech, déjà active au Royaume-Uni, en Suisse, au Luxembourg et à Singapour, entend également accélérer son internationalisation et vise notamment l'Allemagne, l'Espagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Canada. L'équipe, composée d'une trentaine de collaborateurs et vouée à grossir, se concentrera également sur le développement d'algorithmes "accessibles et transparents" pour sortir de la logique de la "boîte noire".

Industrialisation

Le dernier enjeu pour Dreamquark consistera à industrialiser ses procédés. "Nous avons de nombreux projets en phase pilote aujourd'hui et nous souhaitons accélérer leur passage à grande échelle", explique l'entrepreneur, qui voit dans les géants de la tech de potentiels concurrents.

La Fintech, qui ne communique pas sur son chiffre d'affaires, dit vouloir "devenir un leader européen et un acteur rentable". Dreamquark a été élue Fintech de l'année en 2017 par le pôle de compétitivité Finance Innovation et a remporté, en 2018, le concours 10.000 startups pour changer le monde organisé par La Tribune, dans la catégorie Cloud-IA-data. Elle est également passée par le programme d'accélération  Fintech et Insurtech de BNP Paribas à Station F.

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Commentaires
a écrit le 16/12/2019 à 21:46 :
Elle ne communique pas sur son chiffre d'affaire ? Il doit être faible.
Cette startup prend cher pour son grade sur beaucoup de site spécialisé en IA à cause de leur technologie. Il faut le dire. Assez négatif par ailleurs.
Notre pays devrait faire attention à ces startups dont la technologie n'est pas si fiable et qui sont maintenue par leurs clients qui les tiennent à bout de bras.
Réponse de le 17/12/2019 à 11:54 :
Sa technologie est peut être discutable mais soyons positifs, les critiques l'obligerons à justifier ou réorienter sa démarche.
Maintenant, l'IA n'a jamais prétendu être fiable à 100%, l'intelligence humaine n'est pas plus fiable, mais l'automatisation des tâches d'analyse sur des Go de données est intéressante.
Et tant qu'elle est soutenue par les intérêts privés, le public ne sera pas lésé et c'est aux clients de discerner l'utilité de leur technologie.
a écrit le 16/12/2019 à 15:39 :
Encore une start-up qui va se vendre dans 2 ou 3 ans, au plus offrant et de préférence hors UE.
a écrit le 16/12/2019 à 15:36 :
🐝zzzzzzzzz

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