Natixis écarte une OPA sur Ingenico, BPCE va vendre Fidor

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« Pour clarifier les choses, nous n'envisageons pas de lancer une OPA sur Ingenico » a martelé le directeur général de Natixis, François Riahi.
« Pour clarifier les choses, nous n'envisageons pas de lancer une OPA sur Ingenico » a martelé le directeur général de Natixis, François Riahi. (Crédits : DR)
Le directeur général de Natixis a écarté toute offre publique sur le capital de l'entreprise de terminaux de paiement, sans élaborer sur les discussions en cours. Le patron de la maison-mère BPCE a indiqué que la banque mobile Fidor ne serait pas lancée en France et que la partie B2B ne correspond pas à la stratégie du groupe.

Si Natixis avait indiqué le 11 octobre être intéressé « à explorer la logique d'un rapprochement industriel de ses activités de paiement avec celles du groupe Ingenico », la filiale cotée du groupe BPCE (Banques Populaires caisses d'Épargne) a tenu à clarifier ce qu'elle considère comme un malentendu, ce jeudi 8 novembre, à l'occasion de la publication de ses résultats  du troisième trimestre.

« Pour clarifier les choses, nous n'envisageons pas de lancer une OPA sur Ingenico », a martelé le directeur général de Natixis, François Riahi, lors d'une conférence téléphonique. « Nous n'annonçons rien de nouveau », a-t-il ajouté sans vouloir préciser si les discussions se poursuivaient ou étaient rompues.

Le patron de Natixis a rappelé que le groupe pourrait investir jusqu'à 2,5 milliards d'euros dans des acquisitions (dont il faut déduire 400 millions déjà dépensés), ce qui est inférieur à la valeur boursière d'Ingenico (plus de 4,2 milliards d'euros). Les analystes ont cependant mis en avant la possibilité de schémas de rapprochement partiel avec une mise en Bourse postérieure des actifs.

Décidément plus tiède sur les paiements, François Riahi a insisté sur la gestion d'actifs comme domaine prioritaire de renforcement par acquisition, puis dans un second temps les systèmes et services de paiements et la banque de financement et d'investissement (notamment les fusions et acquisitions). Natixis a d'ailleurs annoncé ce jeudi le rachat de la société Massena Partners, spécialisée dans la gestion et le conseil en investissements, pour se renforcer sur le segment des très grosses fortunes.

Un dividende exceptionnel de 1,5 milliard d'euros est toujours envisagé si aucune acquisition importante n'a lieu d'ici à la fin du premier trimestre 2019.

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Fidor à vendre

Du côté de BPCE aussi, il a été question d'actifs. Laurent Mignon, le directeur général de BPCE depuis le mois de juin, et ex-patron de Natixis, a répondu aux nombreuses questions sur les intentions du groupe concernant Fidor, la néobanque allemande achetée à l'été 2016 pour plus de 140 millions d'euros, sous l'impulsion de son prédécesseur, François Pérol.

« Nous avons mené une réflexion sur la façon dont Fidor s'inscrit dans la stratégie du groupe », a répondu Laurent Mignon. « Il ne nous a pas paru pertinent de développer une énième banque en ligne en France. Nous avons décidé de consacrer l'essentiel de nos investissements informatiques à la digitalisation de nos services bancaires. Nous avons arrêté l'initiative de lancer Fidor en France. Quant à l'activité B2B, "bank as a service", elle n'entre pas dans la stratégie du groupe, nous ne voulons pas être un fournisseur de services informatiques. La réflexion que nous poursuivons peut aller jusqu'à la cession » a-t-il ajouté.

BPCE aurait confié à Clipperton et Messier Maris le soin de trouver un acheteur, selon l'Agefi, en espérant conclure la vente début 2019. Le groupe avait dû recapitaliser la Fintech bavaroise à hauteur de 89 millions du fait d'un portefeuille de crédits trop risqués. Fidor est surtout présente en Allemagne et un peu au Royaume-Uni.

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