Plafonnement des frais bancaires: le régulateur enjoint les banques de mieux faire

Photo d'illustration
AF et JC

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instance paritaire, composée de représentants des banques et des associations de consommateurs, avait relevé de grands écarts dans l'application des frais d'incidents, facturés en cas de rejet de prélèvement, de chèque, etc.
La Banque de France, dont le gouverneur, François Villeroy de Galhau, préside l'OIB, a décidé d'accentuer la pression sur les établissements qui n'appliqueraient pas de façon claire les engagements de plafonnement des frais pour les clients en difficulté pris en septembre dernier à Bercy devant Bruno Le Maire (20 euros par mois et 200 euros par an) puis en décembre à l'Elysée (25 euros par mois pour les clients fragiles, même ceux n'ayant pas souscrit une "offre spécifique" de services bancaires de base à 3 euros par mois).
Il "invite" donc les banques à conserver un client identifié comme fragile dans le cadre d'une procédure de surendettement "toute sa durée d'inscription" au Fichier des incidents de remboursements des crédits aux particuliers (FICP), de cinq ans maximum (la radiation intervient à la régularisation du paiement). Les banques devront aussi prendre en compte "plus rapidement" l'inscription d'un client au Fichier central des chèques (FCC), qui regroupe les "interdits de chéquier" par décision judiciaire et les personnes privées de carte bancaire pour utilisation abusive.
Pour éviter les contournements ou angles morts, le président de l'observatoire demande aussi aux banques de prendre en compte "l'ensemble des neuf frais faisant l'objet d'engagements de plafonnement pris par la Fédération bancaire française" dans le dispositif de plafonnement, ce qui veut dire que certaines n'avaient pas tout inclus dans ce périmètre. Il préconise aussi d'appliquer ce plafonnement aux "incidents constatés en moyenne sur trois mois".
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L'observatoire dresse néanmoins un premier bilan positif : d'ores et déjà, "les frais d'incidents, pour les personnes fragiles qui en payent, s'élèvent en moyenne à 17 euros par mois". Les clients ayant souscrit l'offre spécifique (435.000 à fin juin 2019) ont dû payer des frais d'incidents de 8 euros en moyenne par mois, "significativement inférieurs au plafond de 20 euros par mois.
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L'observatoire avait estimé à 3,4 millions de personnes les clients en situation de fragilité financière.