Redressement réussi pour AG2R La Mondiale
Marie-Pierre Gröndahl
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Le directeur général, Bruno Angles, au siège parisien du groupe, le 23 mai.
© LTD / CYRILLE GEORGE JERUSALMI POUR LA TRIBUNE DIMANCHE
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Le directeur général, Bruno Angles, au siège parisien du groupe, le 23 mai.
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Arrivé dans le groupe AG2R La Mondiale il y a trois ans, et nommé directeur général un an plus tard, Bruno Angles a dû faire face à de nombreux remous ces derniers mois. Avec un paroxysme au début de cette année, la rumeur de son départ ayant même circulé. Mais ce polytechnicien, passé par l'industrie et la banque - il a notamment dirigé la filiale de Credit Suisse en France - est resté à son poste. Mieux, les assemblées générales annuelles du premier groupe français de protection sociale et de prévoyance ont ratifié la stratégie mise en place il y a quelques semaines : « Toutes les résolutions ont été votées à 100 % : c'est un témoignage de reconnaissance pour le travail accompli depuis deux ans », estime le dirigeant.
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Si le groupe n'est pas en manque de notoriété (notamment grâce à son investissement dans le cyclisme), la complexité de son modèle le distingue de ses concurrents comme les grands assureurs. Tant par la diversité de ses activités, dont la collecte de cotisations pour la retraite complémentaire auprès des entreprises pour Agirc-Arrco, que par sa gouvernance, paritaire et mutualiste, avec des représentants de l'ensemble des organisations syndicales, Medef compris, parmi ses 500 administrateurs. L'entreprise n'est pas cotée en Bourse, ne compte pas d'actionnaires et ne verse pas de dividendes. Un statut particulier qui explique en partie les difficultés vécues par le nouveau patron ces derniers mois, puisque certains partenaires sociaux le soupçonnaient de vouloir transformer le groupe en société anonyme. Ce que l'intéressé a démenti. La nomination à la vice-présidence de Jacques Creyssel, issu du Medef, a contribué à apaiser les tensions.
Marie-Pierre Gröndahl