Coup de semonce inédit. Le vice-président de la Commission européenne, chargé notamment des services financiers, Valdis Dombrovskis, a critiqué sans détours le traitement de l'affaire Danske Bank par l'Autorité bancaire européenne (ABE). Dans un entretien au Financial Times et sur Twitter, le commissaire letton a regretté la clôture de l'enquête de l'ABE sur le scandale de blanchiment qui a secoué la première banque danoise.
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Le 17 avril dernier, le superviseur bancaire a annoncé la fin de son enquête formelle sur de possibles infractions à la législation européenne des autorités financières estonienne et danoise dans le cadre des activités de blanchiment de Danske Bank et sa filiale estonienne. Pour mémoire, quelque 200 milliards d'euros d'opérations, sur une période allant de 2007 à 2015, principalement depuis des comptes de non-résidents estoniens, ont été jugées suspectes, selon un audit indépendant commandité par la banque.
Le conseil est composé du président de l'ABE et des représentants des 28 régulateurs nationaux (l'ACPR, adossée à la Banque de France par exemple). Pourtant, le rapport d'enquête qui avait été présenté « avait identifié quatre infractions » à la réglementation dans la façon dont les deux autorités, danoise et estonienne, avaient supervisé Danske, notamment le défaut de coopération, et leur recommandait de prendre des mesures, selon le Financial Times.
Le président par interim de l'ABE, Jo Swyngedouw, a reconnu la constatation de « manquements » dans des courriers à la direction générale de la Justice et des Consommateurs de la Commission, et au groupe des eurodéputés verts, datés du vendredi 26 avril.
Un membre du conseil des autorités de surveillance aurait voté en faveur des recommandations du rapport, de nombreux autres se seraient abstenus, selon le Financial Times.
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L'affaire Danske Bank fait l'objet de plusieurs enquêtes, au Danemark, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France depuis février dernier.
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