Une filiale du groupe de Warren Buffet accusée de prêts immobiliers abusifs
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La société américaine de crédit Vanderbilt est accusée d'avoir poussé des Américains à contracter des prêts immobiliers « insoutenables ».
Reuters Photographer
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La société américaine de crédit Vanderbilt est accusée d'avoir poussé des Américains à contracter des prêts immobiliers « insoutenables ».
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La société américaine de crédit Vanderbilt a-t-elle, en toute connaissance, piégé des gens dans des prêts risqués de façon à permettre la vente de maisons en préfabriqué de sa maison mère, Clayton Homes ? C'est ce qu'assure le Bureau de protection des consommateurs pour les questions financières (CFPB), qui poursuit l'organisme afin de « mettre un terme aux pratiques illégales de Vanderbilt et à obtenir réparation pour les propriétaires lésés ».
Il a souligné que la société de crédit, filiale de Berkshire Hathaway du milliardaire Warren Buffett, avait également facturé des frais supplémentaires et des pénalités en cas de défauts de paiement, et certains emprunteurs « ont fini par perdre leur maison ». Il cite l'exemple d'une famille de cinq personnes n'ayant plus que 57,78 dollars de reste-à-vivre d'après les calculs de Vanderbilt, et qui a manqué son premier remboursement un an après la souscription du prêt.
Clayton Homes est l'un des plus importants concepteurs de maisons préfabriquées des Etats-Unis. Selon son site internet, il en a construit plus de 52.000 en 2023. Selon le CFPB, ce type de logements est moins onéreux que des maisons classiques et abrite des millions de familles à bas revenus, en particulier dans les zones rurales.
Pour stimuler la vente, Vanderbilt a « manipulé les critères d'emprunt lorsque les emprunteurs avaient des revenus insuffisants », a « conçu des estimations de dépenses irréalistes » et a « accordé des prêts à des emprunteurs qui ne pourraient pas rembourser ». Le CFPB affirme que son « modèle d'entreprise a ignoré des signaux d'alerte clairs et évidents sur le fait que des emprunteurs ne pourraient rembourser leur prêt ».
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La société affirme aller « au-delà des requis légaux » dans la procédure d'octroi des prêts, en considérant le ratio entre endettement et revenus, et le reste-à-vivre, « alors que la loi requiert uniquement l'un des deux ». Selon elle, le CFPB a examiné des dizaines de milliers de prêts et « identifié moins de 0,8%, sur six ans, qui n'auraient soi-disant pas dû être accordés » et qui, pour « beaucoup », n'ont pas fait défaut.
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(Avec AFP)
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