Attractivité économique : l’Etat dévoile les 55 sites clés en main pour réindustrialiser la France
César Armand
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Parmi les critères qui ont prévalu à cette sélection: la présence d'un bassin d'emploi et d'un écosystème différenciant dans le territoire, la maîtrise foncière du site, la maturité du site et bien entendu la pertinence et l'intégration au projet des...
Pour convaincre les investisseurs industriels de s'implanter ou de rester en France, le gouvernement vient de dévoiler la liste de 55 sites « clés en main ». Sauf que ces friches et terres vierges ne sont pas à l'abri de recours. Sans parler du parcours du combattant des porteurs de projet avant d'obtenir leur autorisation environnementale. Décryptage.
Annoncé par Emmanuel Macron en mai 2023 à l'Elysée, puis poussé par l'association d'élus Intercommunalités de France, avant d'être inscrit dans le projet de loi Industrie verte, le programme « sites France 2030 » voit (enfin) le jour. Les ministres Roland Lescure (Industrie et Energie) et Christophe Béchu (Transition écologique et Cohésion des territoires) viennent de dévoiler la liste de 55 sites « clés en main ». Objectif: convaincre les investisseurs de s'implanter ou de rester en France.
Il s'agit de foncier appartenant soit à des collectivités territoriales (28), soit à des entreprises privées (11), soit à d'autres structures (16). Trente sont des friches industrielles et 25 des terres vierges, d'une superficie comprise entre 3 et 340 hectares, équipées en électricité, en eau et en gaz, et raccordées à des routes ou à d'autres infrastructures de transport. Au total, 3.342 hectares seront disponibles, à raison de 1 à 8 sites par région.
Autres critères qui ont prévalu à cette sélection : la présence d'un bassin d'emploi et d'un écosystème différenciant dans le territoire, la maîtrise foncière du site, la maturité du site et bien entendu la pertinence et l'intégration au projet des élus de terrain. Les investisseurs pourront en outre bénéficier d'un état des lieux complet du site avec la mise à disposition des études techniques.
Sauf que ces fonciers ne sont pas à l'abri de recours... « Nous expurgeons tout ce qui peut être fait avant pour que les délais soient extrêmement réduits », balaie un porte-parole de Bercy à La Tribune. Pour éviter les déconvenues des investisseurs, le président (LR) du Grand Chalon (Saône-et-Loire) Sébastien Martin aime, lui, raconter que sur une ancienne friche Kodak, l'intercommunalité a investi 200.000 euros dans la préparation d'un foncier de 100 hectares baptisé « SaôneOr ».
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