Prévisible. L'audition du directeur général de Renault Group, Luca de Meo, devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a tourné autour d'un seul sujet. Pendant la première heure de l'audition, qui s'est tenue mardi 4 février, la situation de la fonderie de Bretagne et ses 300 collaborateurs a monopolisé les échanges entre les députés et le dirigeant de l'industrie automobile.
Quelques dizaines de collaborateurs du site industriel, ancienne filiale de Renault aujourd'hui menacée de fermeture, ont fait le déplacement jusqu'à Paris pour l'occasion afin d'écouter les propos de Luca de Meo. Ces salariés, accompagnés de leurs représentants du personnel, ont même reçu le soutien de la patronne de la CGT, Sophie Binet, et de la présidente de la commission des affaires économiques de l'Assemblée, Aurélie Trouvé (LFI), avant l'audition. Lors de celle-ci, le directeur général du constructeur français s'est engagé à assurer un avenir professionnel à chaque salarié de la Fonderie de Bretagne. « Personne à Renault n'est opposé à un projet de reprise. (...) Si aucun projet de reprise ne voit le jour pour cette fonderie, Renault prendra ses responsabilités », a déclaré le patron devant les députés.