Skylander : clap de fin pour ce projet d'avion français

Sky Aircraft, filiale de Geci Aviation qui développait depuis 2009 en Lorraine le Skylander, un avion biturbopropulseur capable d'emporter 19 passagers a été mise en liquidation judiciaire ce mardi avec cessation immédiate de l'activité. La société employait encore 113 personnes.

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Le projet d'avion tout terrain SkyLander est enterré. Plus de six mois après sa mise en redressement judiciaire, le tribunal de Briey (Meurthe et Moselle) vient de prononcer la liquidation judiciaire de Sky Aircraft, filiale du groupe Geci International qui employait encore 113 salariés, avec cessation immédiate de l'activité. Il n'y a pas eu repreneurs aux garanties financières suffisantes. Une seule offre avait été déposée pour la reprise de la société, celle du groupe Hong Kong Technology Group Corporation, en partenariat avec Avic. Dirigé par un ancien de Safran, ce repreneur potentiel devait verser 13 millions de dollars, au titre des garanties financières, mais la somme n'a jamais été transférée en France. La société présente un passif de plus de 120 millions d'euros.

Le désengagement de l'Etat

Le Skylander est un projet d'avion bimoteur à hélices pouvant transporter 19 passagers ou près de trois tonnes de fret et faire face à des conditions climatiques et d'atterrissage extrêmes D'abord annoncé à Tarbes, puis à Evora au Portugal, le projet avait finalement vu le jour en Lorraine en 2008. L'industriel avait reçu des avances remboursables pour 20 millions d'euros de la part de la région Lorraine, qui entendait développer la filière aéronautique sur son territoire, notamment à l'aéroport de Chambley, où est installé Sky Aircraft. En janvier 2012, la chef de l'opposition au Conseil régional de Lorraine, Nadine Morano (UMP), par ailleurs membre du gouvernement de l'époque, avait ainsi annoncé un soutien de l'Etat de 60 millions d'euros, au titre du Grand emprunt et du Fonds stratégique d'investissement (FSI). Mais, quelques semaines plus tard, le FSI s'était ravisé, en estimant que « le projet sous-estimait le coût final et surestimait les perspectives commerciales », alors que des promesses d'achat annoncées s'étaient finalement avérées incertaines. Le Fonds avait alors conditionné son aide à l'adossement de Sky Aircraft à un partenaire industriel. Sans succès.
 

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