A peine racheté, Latécoère passe déjà à l'offensive
Fabrice Gliszczynski

Photo d'illustration
Rémi Benoit
Fabrice Gliszczynski

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Fin d'année active pour Latécoère. Mardi 31 décembre, une dizaine de jours après être passé sous le contrôle du fonds d'investissement américain Searchlight Capital Partner qui veut lui donner les moyens doubler de taille en cinq ans, l'équipementier aéronautique a conclu un accord "définitif" avec Bombardier Aviation pour lui racheter ses activités liées aux systèmes d'interconnexion et de câblage électrique (EWIS) qui pèsent près de 80 millions de chiffre d'affaires. Pour rappel, Latécoère est spécialisé sur deux activités : les systèmes d'interconnexion (harnais EWIS, meubles avionique, équipements et systèmes, bancs de test) et les aérostructures (portes et fuselages). En 2018, les systèmes d'interconnexion représentaient 60% des 659 millions d'euros de chiffre d'affaires que le groupe a généré.
Cette acquisition d'un montant de 50 millions de dollars concerne les activités de Bombardier à Querétaro, au Mexique, qui regroupent 700 employés qualifiés. En vertu de cet accord, qui doit être finalisé d'ici au premier semestre, Latécoère fournira les systèmes d'interconnexion et de câblage électrique à Bombardier.
Ce rachat traduit la volonté de Latécoère de se renforcer dans les câblages. Sa directrice générale, Yannick Assouad, est en effet convaincue que cette activité, en grande partie réalisée en interne chez les avionneurs comme Boeing, Embraer ou Bombardier, sera externalisée sur les prochains programmes d'avions.
Si Airbus a décidé au milieu des années 1990 d'externaliser ses câblages, Boeing conserve encore une activité importante dans ce domaine. Néanmoins, le groupe a commencé lui aussi à externaliser la fabrication des câblages sur le B787, lancé en 2004.
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Néanmoins, c
ette acquisition apparaît un peu paradoxale dans la feuille de route de Latécoère, laquelle prévoit un doublement du chiffre d'affaires de l'entreprise d'ici à 5 ans, à 1,2 milliard d'euros. Car, selon le plan de Yannick Assouad, le développement de la division "systèmes d'interconnexion" se fera essentiellement de manière organique alors que celui de la division "aérostructures" fera l'objet d'opérations de croissance externe.Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Fabrice Gliszczynski