Aeolus, le satellite européen qui va améliorer les prévisions météo

satellite Aeolus ESA Airbus Space Systems Météo
Airbus Space Systems

satellite Aeolus ESA Airbus Space Systems Météo
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Certains des mystères du vent vont être enfin dévoilés. Ainsi, le satellite Aeolus (1,36 tonne) de l'Agence spatiale européenne (ESA), qui a été placé dans la nuit de mercredi à jeudi en orbite polaire (320 km) par un lanceur Vega, fait appel à une technologie laser révolutionnaire pour mesurer les vents sur l'ensemble du globe terrestre et ainsi recueillir des informations permettant de mieux comprendre le fonctionnement de l'atmosphère. Fabriqué par Airbus, Aeolus est le premier satellite capable d'observer le profil des vents à l'échelle du globe, et ce, tous les jours en quasi temps réel.
Aeolus effectuera quinze rotations quotidiennes autour de la Terre et livrera les données fiables sur les profils des vents à l'échelle du globe, selon Airbus, aux utilisateurs dans les deux heures suivant la dernière mesure de chaque orbite. Le satellite est conçu pour une durée de vie nominale de trois ans, avec une revisite de 7 jours (toutes les 111 orbites). Les données fournis par Aeolus alimenteront en outre des modèles de qualité de l'air pour affiner les prévisions concernant les poussières et autres particules préjudiciables à la santé.
Cette mission novatrice, qui tire son nom de la mythologie grecque (Eole), contribuera également à une amélioration des prévisions météorologiques en fournissant entre autre des données et des cartes dynamiques en 3D. Car de l'aveu même de l'Organisation météorologique mondiale, l'absence de mesures directes des vents à l'échelle de la planète constitue l'une des principales lacunes du système mondial d'observation du climat. En comblant ce manque, Aeolus fournira aux chercheurs les informations dont ils ont besoin pour décrypter les interactions entre vent, pression, température et humidité. Cette nouvelle mission fera donc la lumière sur la façon dont les vents influent sur les échanges de chaleur et d'humidité entre la surface de la Terre et son atmosphère - ce qui est essentiel pour comprendre le changement climatique.
L'instrument LIDAR (LIght Detection And Ranging), baptisé Aladin (Atmospheric LAser Doppler INstrument), qui équipe Aeolus, fait partie des instrument "les plus sophistiqués jamais envoyés dans l'espace", a affirmé l'ESA. Selon le directeur des programmes d'observation de la Terre de l'ESA, Josef Aschbacher, le satellite Aeolus va employer "une approche inédite pour mesurer les vents depuis l'espace" grâce à cet instrument très innovant. Comment ? "Aladin envoie une puissante impulsion laser ultraviolette à travers l'atmosphère et recueille, grâce à un télescope de 1,5 m de diamètre, la lumière rétrodiffusée qui est ensuite analysée à bord par des récepteurs ultra sensibles, dans le but de déterminer l'effet Doppler des diverses couches atmosphériques à différentes altitudes", a expliqué Airbus dans son communiqué.
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Aladin utilise l'effet Doppler pour mesurer la vitesse des vents à différentes altitudes. "Cet instrument unique, fruit de l'expertise française mondialement reconnue dans les lidars, effectuera des mesures précises grâce à une technologie de pointe, utilisant des lasers ultraviolets novateurs", a expliqué le CNES. Il s'appuie sur une technologie laser révolutionnaire pour émettre des impulsions lumineuses dans l'ultraviolet, qui traverseront l'atmosphère et permettront de produire des profils des vents à l'échelle du globe. "Il s'agit d'une approche tout à fait originale pour étudier les vents depuis l'espace", a expliqué l'ESA.
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