Aéronautique : le fabricant de moteurs d'avions CFM déplore des pièces aux certificats « falsifiés » par un fournisseur
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Les moteurs concernés sont de type CFM56 (Photo d'illustration).
Edgar Su
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Les moteurs concernés sont de type CFM56 (Photo d'illustration).
Edgar Su
Le fabricant de moteurs d'avions CFM a alerté ses clients au sujet de pièces dont les documents de certification auraient été « falsifiés » par un fournisseur, a-t-on appris ce lundi 4 septembre auprès de la co-entreprise de Safran et de GE. Les moteurs concernés sont de type CFM56. Ces derniers équipent aussi bien les Airbus A320 que les Boeing 737 NG, deux générations de moyen-courriers monocouloirs désormais remplacées, respectivement par les A320neo et 737 MAX. Ceux-ci recourent notamment à des réacteurs de nouvelle génération « Leap » de CFM, non concernés par l'alerte.
Aucun détail n'a été donné sur le nombre de moteurs potentiellement concernés, dans cette affaire relevée par l'agence Bloomberg. Les CFM56 ont été produits à 34.000 exemplaires. De son côté, l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), informée par CFM, a ouvert une enquête au sujet de la société britannique AOG Technics, soupçonnée d'avoir distribué des « pièces non approuvées » à des ateliers de maintenance.
Contactée par l'AFP, AOG Technics ne répondait pas au téléphone à son siège de Londres lundi midi. Son site internet était en outre inaccessible.
L'entreprise franco-américaine a souligné n'avoir aucun lien avec AOG Technics, directement ou via ses maisons mères. « Nous avons pris l'initiative d'alerter nos clients et ateliers de maintenance, et continuons à travailler avec nos clients pour évaluer l'authenticité des documents de pièces obtenues directement ou indirectement d'AOG Technics », selon la même source.
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L'AESA a exigé des propriétaires ou exploitants d'avions et des organismes de maintenance qu'ils « inspectent leurs archives pour déterminer si des pièces d'appareils ou de moteurs ont été obtenues auprès d'AOG Technics, directement ou indirectement », et qu'ils vérifient l'authenticité de leurs certificats. En cas de falsification avérée, « toute pièce concernée devrait être mise à l'écart pour empêcher son installation », a ajouté l'EASA. Si les pièces sont déjà installées, l'agence recommande de les remplacer par des pièces approuvées.
(Avec AFP)
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