Marche après marche, la production aéronautique retourne vers les sommets
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En pleine montée en cadences, Airbus a inauguré une nouvelle ligne d'assemblage final (FAL) début juillet.
TIM HEPHER
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En pleine montée en cadences, Airbus a inauguré une nouvelle ligne d'assemblage final (FAL) début juillet.
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C'est une évidence, la demande est là. Les compagnies veulent des avions. Les chiffres du dernier salon du Bourget - même s'ils penchaient largement en faveur d'Airbus - en sont la représentation la plus visible. Et les chiffres sur les six premiers mois de l'année sont tout aussi parlants. Pour autant, la principale problématique pour l'industrie aéronautique n'est pas aujourd'hui de vendre, avec des carnets de commandes pleins sur plusieurs années au moins pour les avions moyen-courriers, mais de produire. Et à ce jeu-là, les difficultés sont nombreuses. Le niveau de production pré-crise sanitaire n'a pas encore été rattrapé et les freins restent nombreux tout au long de la chaîne logistique. La situation s'améliore tout de même et les cadences montent progressivement comme l'ont montré les chiffres des principaux acteurs pour ce premier semestre de 2023.
Sur les six premiers mois de l'année, Airbus a vendu pas moins de 1.080 avions, dont 971 moyen-courriers, pour seulement 36 annulations. De quoi ajouter encore plus d'une année de production à son carnet de commandes. Du côté de Boeing, le bilan est plus modeste mais loin d'être négligeable avec 527 avions vendus. En dépit d'un nombre d'annulations ou de conversions encore élevé, avec 112 avions retirés du carnet de commandes, le jeu des écritures comptables lui permet d'afficher un total de commandes nettes supérieur avec 567 avions.
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Logiquement, ce dynamisme se retrouve aussi chez les motoristes. GE Aerospace a ainsi vendu plus de 1.400 moteurs civils, dont une moitié de moteurs LEAP via CFM International, sa coentreprise avec Safran. De son côté, Pratt & Whitney a annoncé lors du salon du Bourget avoir reçu plus de 800 commandes pour sa gamme de moteurs GTF (dont le PW1000G qui équipe la famille A320 NEO d'Airbus). Le motoriste américain, filiale du géant RTX, n'a néanmoins pas fait le distinguo entre contrats fermes et intentions d'achat dans son décompte. Rolls-Royce n'a pas encore présenté le détail de ses résultats semestriels. Le motoriste britannique parle tout de même d'améliorations commerciales, même si cela concerne en grande partie le soutien aux clients et les moteurs de rechange.
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