Atos: la filiale Worldgrid vendue au français Alten
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Le groupe informatique français Atos a annoncé ce lundi la finalisation de la vente de sa filiale hautement critique Worldgrid.
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Le groupe informatique français Atos a annoncé ce lundi la finalisation de la vente de sa filiale hautement critique Worldgrid.
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[Article publié le lundi 02 décembre 2024 à 10h44 et mis à jour à 11h04] Worldgrid va bientôt changer de main. Le groupe informatique français Atos, en pleine restructuration financière, a annoncé ce lundi la finalisation de la vente de sa filiale hautement critique à son compatriote Alten.
Cette vente annoncée en juin, objet d'un accord engageant début novembre, a été finalisée « pour une valeur d'entreprise de 270 millions d'euros », précise Atos dans un communiqué. Grâce à elle, « la dette nette d'Atos sera réduite d'environ 0,2 milliard d'euros », poursuit le groupe. Le titre de l'entreprise chutait néanmoins ce lundi de 7,94% à 11 heures à la Bourse de Paris.
Pour rappel, Worldgrid conçoit les systèmes de pilotage des centrales nucléaires notamment pour EDF. La filiale emploie près de 1.100 employés et a généré un chiffre d'affaires d'environ 170 millions d'euros en 2023, selon Atos.
Dans un communiqué distinct, le groupe Alten rappelle quant à lui être « reconnu pour son expertise en tant que fournisseur de solutions technologiques et d'ingénierie ». Avec « 3.000 consultants dans le monde travaillant dans le secteur de l'énergie, dont 1.000 dans le secteur nucléaire ».
Cette cession, qui revêt un caractère stratégique pour la sécurité industrielle du parc nucléaire français, participe à la stratégie de désendettement d'Atos. En déconfiture depuis plusieurs années, l'ex-fleuron de la Tech a reçu une bouffée d'oxygène, fin octobre, avec la validation par le tribunal de commerce de son plan de sauvegarde accélérée.
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Ce plan, voté début septembre par les créanciers et les actionnaires, prévoit un allègement de la dette de 3 milliards d'euros, sur un total de près de 5 milliards, une augmentation de capital et une dilution « massive » des actionnaires. Il est censé être mis en œuvre d'ici janvier 2025 au plus tard.
Reste que de nombreux salariés s'affichent inquiets malgré ce plan, selon Fabrice Lorioux, délégué syndical Unsa. « Les fonds financiers qui sont actionnaires d'Atos ne pensent qu'à une chose : récupérer une partie de leurs billes », a-t-il souligné, évoquant la vente de Worldgrid. Selon lui, « la restructuration n'a pour objectif que de laisser l'entreprise survivre pendant deux ou trois ans, guère plus ».
Par ailleurs, Atos a annoncé lundi dernier être entré en négociations exclusives avec l'État français en vue de lui céder les activités stratégiques de sa branche « Advanced Computing ». Celles-ci comprennent notamment des supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire.
L'opération envisagée, qui concerne également des serveurs participant aux activités d'intelligence artificielle, porte sur la totalité de cette branche, pour une valeur d'entreprise comprise entre 500 et 625 millions d'euros. L'offre de l'État français prévoit que les discussions aient lieu jusqu'au 31 mai 2025.
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Début novembre, Atos avait déjà annoncé l'émission d'une action de préférence au profit de l'État français, lui octroyant des droits particuliers dans Bull SA, la filiale construisant les supercalculateurs utilisés notamment pour simuler les essais de dissuasion nucléaire. En cas de conclusion positive de ces négociations, il est prévu que le groupe informatique reçoive un premier versement de 150 millions d'euros à la signature de l'accord.
(Avec AFP)
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