Avion du futur : Airbus doit trancher entre plusieurs technologies de rupture
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Airbus et CFM doivent tester en vol le démonstrateur Rise avant de valider la viabilité du concept d'Open fan.
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Airbus et CFM doivent tester en vol le démonstrateur Rise avant de valider la viabilité du concept d'Open fan.
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Airbus travaille sur les ingrédients, pas encore sur la recette. C'est par cette analogie que Bruno Fichefeux, directeur des futurs programmes de l'avionneur européen, présente le cheminement pour concevoir son futur avion monocouloir. Le temps est encore à la maturation des différentes briques technologiques nécessaires pour créer un avion de rupture.
Airbus souhaite lancer un programme dans les prochaines années en vue d'une entrée en service « dans la deuxième partie de la prochaine décennie », selon la formule de son président exécutif Guillaume Faury. Il doit pour cela affiner ses options. Des pistes commencent à se dessiner pour atteindre un objectif de réduction de consommation de 20 à 30 % par rapport à la génération actuelle.
« Nous nous sommes donné quelques années, mais le timing sera vraiment défini par les technologies, notamment le moteur Open fan », explique Bruno Fichefeux lors de l'Airbus Summit 2025.
Sur la propulsion justement, Christian Scherer, directeur général de la branche Avions commerciaux, assure que le choix est encore ouvert entre un moteur conventionnel caréné et une architecture en rupture dite « Open fan », telle que présentée par CFM International avec le démonstrateur Rise. Le fait est qu'Airbus met largement en avant sa coopération avec le motoriste franco-américain (coentreprise entre Safran et GE Aerospace).
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« Il y a un très grand potentiel mais nous n'avons pas encore réussi à nous convaincre que c'est possible. Pour cela, il faut voler », concède Bruno Fichefeux. Ce sera le cas dans les prochaines années, avec des essais en vol prévu sur un A380, le moteur ayant déjà été testé à échelle réduite en soufflerie avec un certain succès tant en performances propulsives qu'acoustiques. Airbus n'a pas donné de date précise pour ces essais sur A380, mais l'objectif est de voler d'ici 2028. Le calendrier est donc serré.
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