Boeing : la FAA maintient une surveillance renforcée
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Boeing traverse une passe difficile depuis de longs mois, marquée par des problèmes de qualité de production.
PAULO WHITAKER
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Boeing traverse une passe difficile depuis de longs mois, marquée par des problèmes de qualité de production.
PAULO WHITAKER
Un an après l'incident d'Alaska Airlines, l'autorité américaine de l'aviation civile (FAA) va maintenir de façon prolongée sa surveillance renforcée de Boeing, a déclaré ce vendredi 3 janvier le chef sortant de l'agence, Mike Whitaker, dans un communiqué. « Nous avons mené un nombre sans précédent d'audits inopinés ; et nous effectuons des contrôles mensuels avec les dirigeants de Boeing afin de suivre les progrès accomplis. Notre surveillance renforcée est là pour durer », a averti Mike Whitaker.
« Il ne s'agit pas d'un projet d'un an. Ce qu'il faut, c'est un changement culturel fondamental chez Boeing, axé sur la sécurité et la qualité avant les profits, a ajouté le patron de la FAA. Cela nécessitera des efforts et un engagement soutenus de la part de Boeing, ainsi qu'une surveillance sans faille de notre part. »
En parallèle, le constructeur américain a publié ce vendredi un état des lieux des actions qu'il a mises en place depuis un an pour améliorer la qualité dans ses usines. Le groupe a notamment réduit « significativement les défauts dans l'assemblage du fuselage du 737 chez Spirit AeroSystems en augmentant les points d'inspection sur les sites de construction », fait-il valoir. L'avionneur explique aussi avoir renforcé la formation de ses mécaniciens et de ses inspecteurs qualité.
Boeing traverse une passe difficile depuis de longs mois, marquée par de sérieux soucis de qualité de production. Ceux-ci ont notamment été mis en lumière le 5 janvier 2024, lorsqu'une porte s'est arrachée en plein vol sur un 737 MAX 9 d'Alaska Airlines, faisant quelques blessés légers. Après cet incident, la FAA a lancé un audit sur la qualité de la production de l'avionneur et lui a notamment donné en février 90 jours pour élaborer un « plan d'action complet » pour assainir la qualité de sa production. Mike Whitaker a reconnu que la surveillance antérieure était trop passive.
La FAA a également plafonné la production de l'avion 737 à 38 exemplaires mensuels, rythme que le constructeur n'a en réalité pas atteint en 2024 à cause du ralentissement de sa chaîne d'assemblage pour mettre en place les nouvelles mesures de sécurité et de conformité. L'incident et la crise qui ont suivi pour Boeing a provoqué le départ de son PDG de l'époque, Dave Calhoun.
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Outre des problèmes de qualité de production, le constructeur aéronautique a subi en 2024 une grève de plus de 50 jours ayant paralysé deux usines cruciales. Dans la foulée, il a annoncé mi-octobre son intention de réduire ses effectifs mondiaux de 10%. A fin 2023, il employait près de 171.000 personnes.
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Pour rappel, Mike Whitaker a annoncé le mois dernier qu'il comptait quitter ses fonctions le 20 janvier, date de l'investiture du président élu Donald Trump. Candidat de Donald Trump à la tête du département des Transports, Sean Duffy a déclaré à Reuters qu'il souhaitait s'assurer que « nous ayons des avions sûrs qui sortent de Boeing ».
(Avec agences)
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