Chantiers de l'Atlantique : « Oui, le stand-alone est possible » (Laurent Castaing)
Propos recueillis par Michel Cabirol et Frédéric Thual
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Photo d'illustration
Crédit Bernard Biger
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LA TRIBUNE - Quel est le bilan des Chantiers de l'Atlantique en 2020 ?
LAURENT CASTAING - Nous avons réalisé un chiffre d'affaire inférieur de 10% (1,6 milliard d'euros, ndlr) à nos prévisions de début d'année. En accord avec nos clients, nous avons étiré notre carnet de commandes, suite à nos quatre semaines d'arrêt de production au début de la crise sanitaire et aux incertitudes du marché sur le court terme, en décalant la livraison de nos navires. Nous avons donc moins produit. Mais, a priori, nous devrions avoir des résultats normaux. Ce qui peut surprendre mais à partir du moment où les clients maintiennent leurs commandes et les prix, il n'y a pas de raison pour que notre résultat change. Est-on bien au-delà de l'équilibre ? Non, nous ne sommes pas une industrie qui gagne beaucoup d'argent, mais on reste dans les mêmes niveaux de marge que nous avons connus précédemment. Ce qui m'étonne, c'est que d'autres annoncent des pertes...
Votre carnet de commandes a-t-il été impacté par la crise du Covid-19 ?
Notre carnet de commandes est toujours garni avec des commandes fermes et financées jusqu'en 2024/2025. Nous avons une dizaine de bateaux dans notre carnet de commandes. Le dernier navire civil sera livré en 2025 compte tenu du fait que les Chantiers de l'Atlantique en fabriquent deux par an. Et nous avons également les quatre bâtiments ravitailleurs de flotte à livrer jusqu'en 2028, ainsi que quatre sous-stations électriques pour des champs éoliens en mer.
C'est un carnet de commandes plutôt rassurant...
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... Oui. Mais il est clair que le vrai sujet va être le moment où les nouvelles commandes vont venir. Pour l'instant, on ne peut pas en parler. On peut vivre encore un peu de temps sans nouvelle prise de commandes. C'est tout l'intérêt d'avoir un carnet de commandes long. On peut donc attendre. Après, on en aura besoin et on en aura besoin même assez rapidement pour notre bureau d'études, qui le premier secteur exposé en l'absence de commandes.
Propos recueillis par Michel Cabirol et Frédéric Thual