Décidément, les drones n'animent pas que la ligne de front entre la Russie et l'Ukraine. Ils font aussi l'actualité sur les premières 48 heures au Salon du Bourget. Après MBDA, qui a présenté dès lundi une munition de longue portée présentée comme un drone kamikaze, c'est au tour du droniste toulousain Delair et du groupe KNDS d'en faire de même le lendemain, cette fois-ci dédié à de la courte portée. Nom de code ? Damoclès. Ne dépassant pas le mètre d'envergure, ce petit drone avec sa charge explosive à l'avant a été pensé pour être utilisé comme un consommable. « Tout l'enjeu était de le rendre très simple dans son assemblage, dès la phase de conception, pour être capable de s'adapter à une montée en puissance industrielle », commente auprès de La Tribune Bastien Mancini, le CEO de Delair.
Mais ce marché était loin d'être gagné pour la PME toulousaine, qui devrait réaliser un chiffre d'affaires record en 2025 grâce à sa montée en puissance dans la défense. KNDS a procédé à un appel d'offres pour désigner son partenaire dans ce projet, dont les premières unités devraient être livrées aux forces armées françaises dans les prochaines semaines. « Ce sera la première munition téléopérée livrée aux forces armées françaises », insiste Alexandre Dupuy, le directeur des activités systèmes de KNDS France, sur l'Europe de la défense et les coopérations européennes. Avantage, le duo ne partait pas de zéro dans sa collaboration industrielle...