Drone européen : Airbus menace de se retirer du projet

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A terme, le programme du drone européen MALE pourrait représenter un milliard d'euros d'investissements.
A terme, le programme du drone européen MALE pourrait représenter un milliard d'euros d'investissements. (Crédits : Reuters)
Le patron d'Airbus Tom Enders est prêt à retirer son groupe du projet commun de drone militaire MALE si les gouvernements nationaux impliqués s'ingèrent trop dans la phase industrielle.

Tom Enders s'est dit "malade et fatigué". La raison ? Il estime que les gouvernements s'impliquent trop dans le projet de drone européen MALE, et notamment la phase industrielle. Et de renchérir: "la répartition des tâches doit être faite intelligemment et non pas d'une manière hautement politisée, fragmentée entre les pays", a déclaré Tom Enders au Financial Times, jeudi 18 juin.

Et de prévenir: "Je n'hésiterai pas à me retirer de projets si j'ai le sentiment que cela mène droit dans le mur".

Un drone militaire prévu pour 2020/2025

Pour rappel, l'Allemagne, la France et l'Italie ont décidé de lancer une étude de définition pour développer et fabriquer ce drone de troisième génération Ce projet est porté par Airbus Group, Dassault Aviation et Alenia Aermacchi (groupe Finmeccanica) qui leur avaient soumis en mai 2014 une proposition concrète pour construire ensemble un drone militaire d'ici 2020/2025.

L'étude de définition et la fabrication d'un prototype seront dotés d'un budget de 60 millions d'euros sur deux ans. Rome, Berlin et Paris se sont engagés à apporter 20 millions d'euros chacun. A terme, le programme pourrait représenter un milliard d'euros d'investissements.

    Lire aussi >> L'Europe est-elle capable de lancer un drone MALE "Made in Europe" ?

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Commentaires
a écrit le 20/06/2015 à 23:17 :
Le client (les états) doivent définir le cahier des charges et le budget. Les industriels doivent faire le travail d'un industriel: Proposer le produit qui correspond au cahier des charges et aux prix prévus.
Un industriel n'a pas à définir la politique des armées, un état n'a pas à s'occuper de la production
a écrit le 19/06/2015 à 11:48 :
Il a raison. Pourquoi les Etats, la France en tete, ne se contentent pas de payer? C'est tellement plus simple. Ensuite, il suffit a ce Monsieur de choisir le pays le plus collobaratif aux frais des autres. Je parie que ce ne sera pas la France et sans doute pas l'Italie non plus!
a écrit le 19/06/2015 à 10:51 :
Bravo TOM !
Voilà un patron qui ne va pas faire les mêmes erreurs que ses prédécesseurs et qui ne va pas être prêt à faire tout les compromis politiques qui ont conduit certains projets à des ratages et de surcouts énorme sur le plan industriel (Eurofighter, A400M., les satellites.. ).
Le partage industriel doit être fait de manière intélligente et surtout selon les capacités techniques et l'expérience des partenaires.
Réponse de le 19/06/2015 à 11:48 :
ces ratages sont plus le fruit d'un désorganisation interne que celui de l'influence des états

et concern
a écrit le 19/06/2015 à 10:37 :
Tom Enders ne veut pas revivre la calvaire de l' A400 avec toutes ses compensations géographiques qui oublient les vrais savoir faire et coûtent deux fois plus cher jusqu'à mettre en péril la santé des intervenants.
a écrit le 19/06/2015 à 10:27 :
Il a cent fois raison ! La maladie du dirigisme est contreproductive. On le voit particulièrement bien en France où elle exacerbée par le passé glorifié du colbertisme, du bonapartisme...
a écrit le 19/06/2015 à 10:19 :
C'est de très bon augure ! Les allemands vont encore réclamer une grande partie de l'industrialisation du programme, tout en y investissant à minima. Encore une répétition du programme Eurofighter, ou de l'A400M. Ce projet doit être porté par Dassault Aviation., qui est le seul industriel européen capable de mener un tel projet à terme de façon autonome et sans dépassement de budget.
Réponse de le 19/06/2015 à 14:45 :
J'aime votre humour pince sans rire.

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