Défense : Emmanuel Macron exhorte la France et l'Europe à accélérer leur réarmement
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A Rennes, Emmanuel Macron a enfilé sa tenue de chef de guerre. Le Chef de l'État a saisi la balle au bond lancée par Donald Trump, qui presse l'Europe à investir beaucoup plus dans sa défense « Dans un monde où les règles s'effacent et où les arsenaux se remplissent, il nous faut aller plus loin et plus vite », a-t-il souligné lors de ses vœux aux armées à Rennes. Face à la « brutalisation du monde », le Chef de l'État appelle de ses vœux à une accélération du réarmement de la France. Dans ce contexte anxiogène, il a donc demandé au Secrétariat général du conseil de défense et de sécurité nationale (SGDSN) de lui « proposer d'ici le mois de mai, une actualisation de la Revue nationale stratégique qui définisse les contours de notre défense globale et du réarmement, y compris moral ».
Et dans ce cadre, Emmanuel Macron demande en particulier au ministre des Armées, Sébastien Lecornu « de mobiliser la réflexion sur la défense, sa BITD (Base industrielle technologique et de défense, ndlr), l'impact des nouvelles technologies, pour nourrir ce travail d'actualisation ». « Je saurai sur cette base prendre les décisions nécessaires. J'attends de vous des idées, de l'allant, de l'invention. Au fond, cette forme d'audace et de courage venue du peuple, cette force qui, lorsqu'elle se trouve employée à la défense de la nation, fait de notre peuple un grand peuple », a-t-il expliqué. Clairement, l'armée française doit bâtir une capacité opérationnelle technologique dans les domaines du spatial, de la cyberdéfense, du quantique et de l'intelligence artificielle.
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Emmanuel Macron a estimé disposer de « l'armée la plus efficace d'Europe ». Mais ce n'est pas suffisant dans le monde d'aujourd'hui. Le président a conscience dans un « monde d'accélération de la menace et d'extrême dangerosité » que la France doit « accroître encore plus » ses « efforts ». La France va investir au-delà des 2 % du PIB pour sa défense. « Est-ce pour autant suffisant pour un monde qui sort de ses gonds ? Est-ce suffisant pour atteindre la masse, la profondeur, la rusticité et l'innovation ? Pour le cas échéant, nous défendre dans une confrontation majeure », s'est interrogé le président.