En avalant Gemalto, Thales renforce son leadership mondial dans la sécurité digitale

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Le PDG de Thales Patrice Caine met enfin la main sur Gemalto
Le PDG de Thales Patrice Caine met enfin la main sur Gemalto (Crédits : Reuters Jacky Naegelen)
Thales a obtenu environ 85,58% des actions Gemalto. Le solde du capital pourra être apporté lors de la période de réouverture de l'offre, qui débute le lundi 1er avril et expirera le lundi 15 avril.

Enfin... Après le très long parcours administratif dans chaque pays en vue d'obtenir leur  feu vert pour le rachat de Gemalto par Thales et l'expiration de la période d'acceptation (jeudi 28 mars, 17h40 heure d'Amsterdam), l'opération se termine par un succès pour le groupe d'électronique. Plus de quinze mois après l'annonce de cette opération, Thales a obtenu environ 85,58% des actions Gemalto, dont le prix s'élevait à 51 euros par action. Le solde du capital pourra être apporté lors de la période de réouverture de l'offre, qui débute le lundi 1er avril et expirera le lundi 15 avril. Gemalto sera consolidé dans les résultats financiers de Thales à compter du 1er avril 2019. Une opération qui va permettre au groupe d'électronique d'atteindre un chiffre d'affaires de plus de de 19 milliards d'euros. Soit une taille critique intéressante...

Selon le PDG de Thales,Patrice Caine, "l'intégration de Gemalto (...) consolidera notre position de leader mondial de la sécurité digitale".

Thales avait notamment obtenu l'autorisation des États-Unis pour son rachat de Gemalto le 1er mars dernier (l'ordonnance, ou Stipulation and Order) du Département de la Justice). En décembre 2018, il avait obtenu le feu vert de la Commission Européenne. Ces deux accords requerraient la cession par Thales de son activité de modules de sécurité matériels à usage général (GP HSM, General Purpose Hardware Security Modules). C'est déjà fait. Le groupe d'électronique a annoncé le 22 février la signature d'un accord définitif avec Entrust Datacard, un des leaders des solutions d'identification et des transactions sécurisées, pour la cession de cette activité de modules de sécurité.

D'une façon générale, cette opération a été très bien préparée par Thales. Le groupe devrait concrétiser les synergies dès le premier jour grâce à une préparation approfondie depuis plus de 12 mois. Plusieurs centaines de personnes sont mobilisées à travers une structure de projet animant 18 chantiers en parallèle.

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Commentaires
a écrit le 29/03/2019 à 14:15 :
Donc on a 2 groupes français qui fusionnent pour donner un seul plus gros groupe français plus une partie vendue à un américain. Pas étonnant que les ricains soient d'accord, la France a encore perdu du terrain à leur profit.
L'obsession des grands groupes "leaders" ne doit pas faire oublier qu'il faut derrière une troupe qui se renouvelle, quelles sont les entreprises françaises créées dans ce secteur pour remplacer la perte ?
Réponse de le 29/03/2019 à 16:04 :
Sauf que Gemalto n'était plus un groupe totalement français depuis que la CIA en avait pris le controle et que son siège social a été déplacé au pays-bas.

Il y a même plusieurs journaux qui avait pris l'habitude de dire "le groupe franco-néerlandais".
a écrit le 29/03/2019 à 13:22 :
C'est quoi la sécurité digitale ? Uniquement celle à base des doigts des mains et des pieds ?

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