Dans les discours officiels, le nouveau porte-avions de nouvelle génération (PANG) doit normalement succéder au Charles de Gaulle sur toutes les mers et les océans du globes en 2038. Mais, parce qu'il y a un mais. Un doute s'est insinué à l'issue de l'audition du 23 octobre à l'Assemblée nationale du Délégué général pour l'armement. Emmanuel Chiva a dévoilé une étude pour examiner s'il est possible de « prolonger la vie du porte-avions Charles de Gaulle au delà de 2038 » lors du troisième arrêt technique majeur (ATM3) prévu en 2027-2028. Car à partir de 2027, la France devra faire sans son porte-avions pendant 18 mois. La préparation de l'ATM3 a débuté dès novembre 2021 pour une opération estimée à près de 600 millions d'euros.
Pour autant, le Délégué général pour l'armement (DGA) s'est empressé de rappeler que le ministère des Armées « n'est pas sur cette stratégie » de prolongation des chaufferies nucléaires (K15) du Charles de Gaulle. Cette opération aurait « beaucoup d'impacts », a-t-il observé. « Si on décale la mise en service opérationnelle » du PANG, « il y a des effets sur les infrastructures, sur les chaînes de fabrication des autres cœurs nucléaires », c'est-à-dire des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de troisième génération (SNLE 3G). Car « les chaufferies nucléaires ne peuvent pas aujourd'hui être réalisées en parallèle ».