Grève, dette, retards... Boeing tente de se maintenir à flots par tous les moyens
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Boeing paye cher une grève qui vient s'ajouter à plusieurs années très compliquées.
David Ryder
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Boeing paye cher une grève qui vient s'ajouter à plusieurs années très compliquées.
David Ryder
Dans quel état va être Boeing le 23 octobre, date de ses prochains résultats trimestriels ? Ces derniers jours plus que jamais, le géant américain semble avoir des pieds d'argile. Entre annonce de restructuration, manœuvres financières pour renflouer sa trésorerie et avertissement sur résultats, le groupe s'agite pour maintenir sa tête hors de l'eau alors qu'il doit faire face à des problèmes industriels récurrents, un mouvement de grève qui dure depuis un mois et paralyse la majeure partie de sa production d'avions commerciaux et une dette qui va encore s'alourdir.
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Dans les points positifs, Boeing arrive encore à trouver de l'argent pour l'instant. Il a annoncé une série de mesures qui doivent lui permettre de récupérer jusqu'à 35 milliards de dollars. Il a ainsi indiqué, ce mardi, avoir négocié de nouvelles lignes de crédits avec un consortium de quatre banques américaines Citibank, Bank of America, Goldman Sachs et JPMorgan pour un total de 10 milliards de dollars supplémentaires. Interrogé par La Tribune, Boeing a précisé ne pas avoir exercé cette facilité de crédit pour le moment. A cela s'ajoute une émission de divers types d'obligations pouvant aller jusqu'à 25 milliards de dollars « afin de soutenir le bilan de la société sur une période de trois ans ».