Japan Airlines victime à son tour d'une cyberattaque
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Suite à la cyberattaque, la Japan Airlines a légèrement décroché à la Bourse de Tokyo. (Photo d'illustration)
ISSEI KATO
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Suite à la cyberattaque, la Japan Airlines a légèrement décroché à la Bourse de Tokyo. (Photo d'illustration)
ISSEI KATO
La compagnie aérienne Japan Airlines (JAL) a annoncé ce jeudi que ses systèmes informatiques avaient été rétablis après une cyberattaque qui avait entraîné des retards sur des vols et une suspension temporaire des ventes de billets. Dans un message publié sur le réseau social X, JAL a assuré avoir identifié la cause et l'étendue de la panne. « Nous avons identifié la cause et l'étendue du dysfonctionnement, et le système a été restauré », a finalement précisé la compagnie.
Selon ses responsables, l'attaque était due à une surcharge de données, probablement un assaut par déni de service (DDoS) qui consiste à inonder un site de requête pour le rendre temporairement inutilisable.
« il n'y a pas eu de fuite de données de clients ou de dommages causés par des virus », a également assuré Japan Airlines sur X.
Les conséquences semblent d'ailleurs avoir été limitées avec l'absence de paralysie à grande échelle. Néanmoins, les ventes de billets nationaux et internationaux pour le jour même ont dû être momentanément suspendues et 24 vols intérieurs ont subi plus de 30 minutes de perturbation.
La chaîne de télévision publique NHK a aussi évoqué des problèmes liés au système d'enregistrement des bagages de la compagnie ayant perturbé des vols dans plusieurs aéroports du pays.
Selon la compagnie, la panne d'équipement a été détectée à 7h24, heure locale, mais il a fallu 1h30 avant qu'elle annonce avoir identifier l'origine du dysfonctionnement et commencer à le traiter. Les ventes de billets ont repris vers 14h30. A 16h00, des services étaient tout de même toujours suspendus sur le site Internet et l'application de la compagnie.
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All Nippon Airlines (ANA), l'autre grand transporteur aérien japonais, n'a lui détecté aucun signe d'attaque sur ses systèmes, selon un de ses porte-paroles.
Cet épisode s'inscrit dans une vague d'attaques informatiques ayant ciblé des entreprises et agences japonaises ces dernières années. Fin 2023, l'agence spatiale japonaise (Jaxa) avait signalé des « accès non autorisés » ayant compromis une partie de ses données. En juillet de la même année, le port de Nagoya, le plus important de l'archipel, avait été paralysé par une attaque par rançongiciel attribuée au groupe de piratage russophone LockBit.
L'agence nationale japonaise de cybersécurité (NISC) avait également subi une infiltration qui aurait duré jusqu'à neuf mois. En février 2022, Toyota avait été contrainte de suspendre toute sa production nationale pendant une journée suite à une attaque informatique contre l'un de ses fournisseurs. Plus récemment, en juin dernier, la plateforme de partage de vidéos Niconico avait suspendu ses services en raison d'une cyberattaque d'envergure.
Sur les marchés financiers, l'action JAL a chuté jusqu'à 2,5% à la Bourse de Tokyo dans la matinée avant de limiter ses pertes à 0,24% en clôture. Les investisseurs, d'abord alarmés par l'annonce, ont profité d'un regain d'optimisme général sur le marché, porté par un « rallye du Père Noël », un phénomène saisonnier boostant les actions à la fin de l'année.
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Au-delà de l'attaque, Japan Airlines reste sous pression suite à un rapport ministériel publié hier concernant un accident mortel survenu le 2 janvier 2024 à l'aéroport de Tokyo-Haneda. Ce drame impliquait un Airbus 350 de Japan Airlines et un appareil des garde-côtes nippons, causant la mort de cinq personnes. Le rapport a conclu à une erreur humaine, soulignant que le pilote des garde-côtes avait mal interprété les instructions d'un contrôleur aérien. Le départ de l'appareil avait été retardé de 40 minutes, ce qui aurait contribué à la confusion et à la collision.
(Avec agences)
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