L'Australie s'allie à Thales pour produire de l'armement
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le pays va assembler sur son territoire des obus d'artillerie M795 grâce à un partenariat noué avec le groupe français de haute technologie Thales.
REGIS DUVIGNAU
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le pays va assembler sur son territoire des obus d'artillerie M795 grâce à un partenariat noué avec le groupe français de haute technologie Thales.
REGIS DUVIGNAU
L'Australie met les bouchées doubles pour se réarmer. Canberra souhaite développer un « complexe de production d'armement avancé » sur son sol, a annoncé le ministre de l'Industrie de la défense, Pat Conroy, lors d'un discours. D'un coût de 200 millions de dollars, ce complexe devrait ainsi lui livrer jusqu'à 4.000 missiles guidés de longue portée par an. Cela devrait représenter « plus d'un quart de la production actuelle de GMLRS (systèmes de lance-roquettes multiples avec guidage) au niveau mondial », a ajouté le ministre.
Pour ce faire, le pays va assembler sur son territoire des obus d'artillerie M795, grâce à un partenariat noué avec le groupe français de haute technologie Thales. Et Canberra va également collaborer avec le groupe américain de défense Lockheed Martin pour fabriquer en Australie des GMLRS, a précisé Pat Conroy.
Le ministre n'a pas indiqué à quelle date doit débuter la fabrication de ces équipements.
« Dans un monde marqué par la crise et le désordre, une armée bien équipée est un élément important de la défense nationale », a-t-il fait valoir.
En avril, l'Australie a dévoilé une stratégie de défense. Elle prévoit une forte augmentation de ses dépenses et met l'accent sur le Pacifique face aux supposées « tactiques coercitives » de la Chine dans la région.
Pékin a tiré, fin septembre, un missile balistique intercontinental équipé d'une ogive factice dans l'océan Pacifique. Le premier essai du genre depuis plusieurs décennies. Ce tir a suscité des protestations de la part d'autres pays de la région, dont l'Australie, inquiets du renforcement du potentiel militaire chinois. Des alliés des Etats-Unis disent craindre un manque de capacités de production de munitions, dans un contexte d'importantes livraisons d'armes à l'Ukraine et Israël.
De son côté, Canberra a noué une alliance de défense avec le Royaume-Uni, les Etats-Unis (et peut-être le Japon prochainement). Le premier pilier de ce pacte Aukus, signé en 2021, consiste à équiper l'Australie d'une flotte de puissants sous-marins à propulsion nucléaire - ce qui avait conduit au passage Canberra a annulé son contrat en cours avec l'industriel français Naval Group pour des sous-marins d'attaque à propulsion conventionnelle.
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Après avoir longtemps patiné, la mise en œuvre de ce pilier semble être quelque peu repartie de l'avant fin mars, avec la signature d'un partenariat entre l'Australie et le groupe de défense britannique BAE Systems pour la construction de futurs sous-marins à propulsion nucléaire. Les détails n'ont pas été précisés mais ce partenariat devrait, selon des responsables de la défense australiens, aboutir à la construction d'au moins cinq sous-marins. Ils devraient s'ajouter aux trois sous-marins de construction américaine. Le second grand volet porte sur la cyberguerre, l'intelligence artificielle (IA) ainsi que le développement de drones sous-marins et de missiles hypersoniques de longue portée.
(Avec AFP)
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