La malédiction qui poursuit le programme d'exploration spatiale européen ExoMars
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La Nasa est en train de remettre en question sa participation sur ExoMars.
Site de l'European Space Agency (ESA)
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La Nasa est en train de remettre en question sa participation sur ExoMars.
Site de l'European Space Agency (ESA)
Un cauchemar et/ou une malédiction. Décidément, ExoMars, un des programmes d'exploration vers Mars lancé en 2002 par l'Agence spatiale européenne (ESA), semble être vraiment maudit. La NASA, qui s'était déjà retirée du programme en 2012 mais qui était revenue en 2024 à la suite de l'arrêt de la coopération entre l'ESA et la Russie en raison de la guerre en Ukraine, est en train de remettre en question sa participation sur ExoMars. Un programme qui a déjà coûté 2,7 milliards d'euros au total à l'ESA. A la demande très récente de la Maison Blanche, la NASA pourrait arrêter son soutien au rover européen Rosalind Franklin (nom de la scientifique britannique), a expliqué à La Tribune le directeur de l'exploration humaine et robotique au sein de l'ESA, Daniel Neuenschwander, rencontré lors du salon aéronautique du Bourget.
Cette décision, si elle était confirmée par la NASA en octobre, est « particulièrement délicate quand on connait l'histoire d'ExoMars », reconnait Daniel Neuenschwander. Et de rappeler que les Américains ont déjà lâché l'Europe en 2012. Puis l'ESA s'est retournée vers les Russes, une coopération qu'elle a dû arrêter après l'invasion de l'Ukraine par les forces armées russes. « Si les Américains nous lâchent à nouveau maintenant, cela montre une chose qu'il faut être beaucoup plus robuste dorénavant avec toutes les conséquences qui cela implique », estime-t-il. Pour autant, Daniel Neuenschwander a demandé à la NASA de respecter le cadre contractuel de ses obligations internationales.
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Pourquoi l'ESA est-elle aussi dépendante des Américains et des Russes sur ExoMars ? L'industrie européenne n'a pas développé deux équipements fondamentaux sur le rover martien : les moteurs de freinage et le RHU (Unité de chauffage radio-isotopique), qui produit de la puissance thermique. Ce qui devrait lui permettre de survivre à une tempête martienne. A la question de savoir si l'Europe pourrait lancer la mission ExoMars fin 2028, sans l'apport des Américains, le patron de l'exploration de l'ESA a botté en touche, préférant négocier avec la NASA son soutien sur ExoMars.