La météo, le facteur imprévisible qui peut contrarier le vol inaugural d'Ariane 6
Michel Cabirol au Centre Spatial Guyanais
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Ariane 6 sur son pas de tir, à Kourou en Guyanne.
© LTD / ESA / CNES
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Ariane 6 sur son pas de tir, à Kourou en Guyanne.
© LTD / ESA / CNES
Article modifié suite à la modification de l'horaire du vol
C'est le jour J et la tension monte à Kourou à quelques heures du vol inaugural d'Ariane 6 prévu désormais à 21 heures au lieu de 20 heures (heure de Paris) après la détection d'une anomalie sur un capteur du système sol. Car c'est un lancement sous très haute tension comme l'illustre le survol régulier de trois Rafale, venus de France, au-dessus du Centre spatial guyanais (CSG). Ce qui est rarissime...
La France montre ses muscles pour dissuader toute tentative de déstabilisation d'un lancement attendu par toute l'Europe spatiale au regard d'un contexte international tendu. Plus classique, la légion étrangère et la gendarmerie sont également sur le pied de guerre pour assurer le bon déroulement du vol d'Ariane 6. Et ce n'est que la partie visible du dispositif de sécurité, qui a également pris en compte d'éventuelles cyberattaques. En outre, des mesures habituelles ont été mises en œuvre avec le blocage des trafics aérien et maritime.
Mais, les trois avions de combat tricolore ne pourront rien face à un « adversaire » redoutable, la météo. Car Ariane 6 n'est pas à l'abri d'un nuage orageux à 6.500 mètres d'altitude. Une météo défavorable dans une zone de 10 km autour de la base de lancement pourrait entrainer une suspension temporaire de la chronologie, voire un report du vol. « Nous devons assurer la sécurité des biens et des personnes » lors d'un lancement en Guyane, explique Anne-Sophie Chassagnou, spécialiste météo détachée au CNES et habilitée à délivrer un feu rouge au décollage d'Ariane 6.
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Le dernier point météo se déroule en général 10 minutes avant le vol. Jusqu'ici tout va bien, y compris au point météo prévu à 9h (heure locale, 14H, heure Paris) juste avant le remplissage en ergols du lanceur, mais, en Guyane, la météo peut vite évoluer... Il pleuvait mardi matin quand le portique mobile géant, qui protégeait jusque-là Ariane 6, s'est retiré à 120 mètres du lanceur lourd européen. « Je suis très confiant sur cette date même si nous ne sommes pas à l'abri de la météo ou de derniers problèmes techniques qui pourraient contrarier cet agenda », a expliqué dans une interview accordée à La Tribune, le directeur du transport spatial à l'ESA, Toni Tolker-Nielsen.
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