Le futur porte-avions de la marine sera doté d'une propulsion nucléaire
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Le successeur du Charles de Gaulle (ici sur la photo) devrait également être doté d'une propulsion nucléaire
Philippe Wojazer
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Le successeur du Charles de Gaulle (ici sur la photo) devrait également être doté d'une propulsion nucléaire
Philippe Wojazer
Comité ministériel d'investissement (CMI), qui s'est déroulé fin février, le ministère des Armées a arbitré en faveur d'un porte-avions de nouvelle génération (PANG) de 70.000/75.000 tonnes doté d'une propulsion nucléaire plutôt que classique, selon des sources concordantes. C'est ce que la ministre Florence Parly recommande au président de la République, qui tranchera en juin à l'occasion d'un conseil de Défense.
L'option nucléaire revient de loin, de très loin. Car elle n'était vraiment pas dans les projets d'une partie du cabinet de Florence Parly et de la DGA (Direction générale de l'armement), qui penchaient il y a 2,5 ans pour une propulsion classique. "Au départ, on ne regardait même pas l'option nucléaire, explique-t-on une source proche du dossier à La Tribune. Les instructions de départ étaient d'expliquer que le nucléaire allait prendre 15 ans de plus et que cette option compliquée. Alors que si la marine veut un nouveau porte-avions très, très vite, il vaut mieux qu'il soit classique. C'était l'état d'esprit au départ".
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Le porte-avions sera également n
ettement plus massif que le Charles-de-Gaulle (42.500 tonnes à pleine charge) pour pouvoir accueillir sur son pont le futur avion de combat européen (NGF), qui pèsera plus de 30 tonnes (contre 25 tonnes maximum au Rafale) et est développé dans le cadre du Système de combat aérien du futur (SCAF). Soit une hausse de son tonnage de plus de 60%. Le ministère des Armées a toutefois souhaité mettre un terme aux surenchères des marins, qui imaginaient déjà un porte-avions deux fois plus massifs que le Charles-de-Gaulle.