Face à la multiplication des drones kamikazes, de nouvelles techniques de luttes électroniques s'imposent. Des solutions, présentées au Salon du Bourget, permettent de cibler plus précisément les appareils de combat.Comme chaque hiver depuis trois ans, l'Ukraine — et plus précisément ses centrales électriques — est la cible de raids de drones russes visant à priver la population de chauffage. Sauf que, dans la nuit du 5 décembre, plusieurs drones kamikazes Shahed, de fabrication iranienne, n'atteignent pas Kiev, la capitale, et prennent même le chemin inverse, retournant vers la Russie.
L'Ukraine vient de tester une technologie de leurrage du signal satellite. Plutôt que de brouiller l'ensemble des communications, les unités de défense antiaérienne cherchent à cibler plus exactement les appareils pour les tromper dans leur mission. Cette technologie est amenée à se développer à mesure que les drones kamikazes remplissent l'arsenal des armées. Le brouillage, la défense privilégiée actuellement, consiste à émettre un puissant « bruit » électromagnétique sur les mêmes fréquences, afin de désorienter l'engin, qui perd alors sa liaison avec le pilote. Or, il reste une crainte évidente : un drone équipé d'une charge explosive, même déconnecté, peut toujours provoquer des dégâts s'il s'écrase.
Copier le signal pour tromper le drone de combat
Pour éviter les victimes, le leurrage peut donc être employé par les unités de défense antiaérienne. Concrètement, cette technique consiste à reproduire le signal radio envoyé par les satellites aux drones, pour les détourner de leur objectif. Le système de défense émet une fausse instruction de navigation, incitant le drone à changer de cap, voire à repartir dans la direction opposée.