Le VBCI de Nexter est-il ensablé au Qatar ?

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En décembre 2017, le ministère de la Défense qatari avait signé une lettre d'intention (LoI) avec Nexter en présence d'Emmanuel Macron.
En décembre 2017, le ministère de la Défense qatari avait signé une lettre d'intention (LoI) avec Nexter en présence d'Emmanuel Macron. (Crédits : Nexter)
Préoccupations sérieuses de Paris sur le prospect du VBCI (Nexter) au Qatar. Florence Parly y va lundi pour tenter d'y voir plus clair et pour déminer le terrain. En cause, l'allemand Rheinmetall, qui ne s'est jamais avoué vaincu.

Le dossier préoccupe en France. Et pas qu'un peu. Alors que le véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) fabriqué par Nexter et armé de missile MMP de MBDA semblait être sur une orbite balistique au Qatar avec un contrat potentiellement annoncé le 18 décembre jour de la fête nationale, des vents contraires venus de Doha ont récemment douché l'optimisme dans lequel baignaient les Français depuis le mois de septembre. Pourtant, dans d'autres dossiers franco-qataris, tout se passe bien, fait-on observer à La Tribune.

A la fin de l'été, tout semblait largement balisé ou presque surtout après la visite de l'émir du Qatar en France, Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, qui avait déjeuné le 19 septembre avec Emmanuel Macron. Et plus rien ne devait faire dérailler le premier contrat du VBCI (blindé huit roues de 28 tonnes) à l'export sur un segment de marché très concurrentiel. Mais cela ne semble plus être le cas alors que l'équipe de France a respecté les demandes qu'avaient fixés les Qataris.

Florence Parly pour déminer

Selon certaines sources interrogées par La Tribune, le Qatar remettrait en cause la plateforme elle-même, le VBCI de Nexter, et regarderait le Boxer (Rheinmetall et Krauss-maffei Wegmann). Ni plus, ni moins. Un travail de sape aurait pu être effectué par des concurrents, notamment Rheinmetall, qui n'a jamais accepté le choix de Doha, estiment-elles. D'autres suggèrent une tactique de négociations de la part des Qataris, qui ont toujours été de très bons négociateurs. Ou bien est-ce enfin en raison de la mise en examen du président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, très proche de l'émir du Qatar ? En réalité, personne en France ne semble vraiment savoir ce qui se passe sur ce contrat  sur lequel compte fermement la France.

C'est pour cela que Florence Parly tentera d'y voir plus clair et élucider les demandes des Qataris lors de sa tournée dans le Golfe, où elle fera un stop lundi à Doha. La ministre des Armées essaiera de lever les ambiguïtés, si ambiguïtés il y a, lors de ses rencontres avec l'émir du Qatar, et le Dr Khalid bin Mohammed Al Attiyah, vice-Premier ministre et ministre d''État aux Affaires de la Défense. Un échec serait durement ressenti par Paris. En décembre 2017, le ministère de la Défense qatari avait signé une lettre d'intention (LoI) avec Nexter en présence d'Emmanuel Macron. Une commande qui avait été estimée à l'époque par l'Elysée à 1,5 milliard d'euros.

L'ombre de Rheinmetall

Rheinmetall connait bien le Qatar, et plus particulièrement l'armée de terre qatarie. Le groupe allemand a déjà vendu à Doha en mars 2013 62 chars Leopard 2A7 et 24 pièces d'artillerie PzH200 notamment. Pour le Boxer au Qatar, Rheinmetall a obtenu le soutien de l'Etat allemand, qui lui interdit en revanche d'exporter vers l'Arabie Saoudite. Résultat, le dispositif (lobbying, expertise...) de Rheinmetall a depuis en grande partie basculé d'Arabie Saoudite vers le Qatar. Notamment les experts de Rheinmetall International Holding (RIH), filiale basée à Zurich, ont été envoyés à Doha.

L'ancien patron de RIH, John Taylor travaille depuis janvier comme consultant chez Barzan après avoir passé trois ans à la tête de la filiale de Rheinmetall. Enfin, le lobbying de Rheinmetall pourrait également passer via BAE Systems avec qui le groupe allemand a récemment créé une société commune. Bref, Nexter sent le souffle chaud de Rheinmetall sur sa nuque..

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Commentaires
a écrit le 24/11/2019 à 11:55 :
Qd on analyse l'intérêt et les cdes comparées de ces 2 véhicules blindés très semblables conçus au début des années 2000, on reste confondu par l'échec manifeste à l'export du VBCI, utilisé uniquement par l'armée de terre et l'exploit de son alter ego allemand en service ds 6 armées étrangères et pas des moindres dt l'Australie et le RU pour 700 blindés en dehors de l'armée allemande.
En dehors des qualités respectives des 2 engins qui doivent être voisines, et malgré l'expérience réussi du VBCI ds des engagt costauds en opex, la réputation du " made in Germany" joue à plein cpte tenu du succès planétaire des autos premium et des marques de poids lourds germaniques. Est ce qu'on voit en Australie des marques françaises de voiture et de poids lourds ??
Du reste, sur un autre plan, on se souvient de la difficulté de Naval Group pour détrôner le redoutable ch naval TKMS leader mondial des sous marins conventionnels pressenti comme favori ds le contrat du siècle australien.
a écrit le 23/11/2019 à 22:08 :
Le lanceur Ariane doit beaucoup aux ingénieurs allemand notemment Karl-Heinz Bringer.
Les fusées Ariane 1 à IV ont utilisé son moteur ou propulseur, le viking.

Toujours pas de nouvelles de cette incroyable avant projet de la partie allemande d'Airbus avec un prototype qui inclue deja des études détaillées sur les matériaux pour la discrétion électro magnétique mais aussi un design aéro-discret original, une discrétion thermique également et peut être meme des solutions en matière de communication?

Un mot d'ordre dans les médias francais : bouche cousue, on à rien vue, rien entendu, le scaf c'est nous, on est les meilleurs etc...
a écrit le 23/11/2019 à 14:38 :
Les deux problématiques fondamentales:
1) la France et l'Allemagne proposent deux véhicules blindés très proches et concurrents. L'Europe ne peut plus se payer ce genre de gaspillage de ressources.
2) Nexter se conduit commercialement comme un amateurs et sous-estime son concurrent allemand. C'est une faute mortelle.
a écrit le 23/11/2019 à 10:20 :
"En cause, l'allemand Rheinmetall, qui ne s'est jamais avoué vaincu."

Et l'allemand va toujours très loin, trop loin, pour gagner encore et toujours plus de fric...

Sinon votre titre pourrait être adapté à un sujet sportif si si, "Neymar est-il ensablé au Qatar ?"

Quand on voit ce talent formidable gâché, hier mauvais match parce que jouant trop peu, parce que le Qatar ne veut pas perdre d'argent dessus cela devrait nous enseigner sur la façon de faire du business des qataris !

Et du coup on comprend également mieux pourquoi ils s'entendent mieux avec les allemands aux méthodes similaires. Ah ben tiens d'ailleurs l'entraineur du psg... :-)
a écrit le 23/11/2019 à 8:59 :
Le VBCI francais á etait construite sur un concepte francais qui est que le chef du groupe infanterie et aussi chef de véhicule et qu'ils doit débarquer avec le groupe pour combatre á pieds.... Mais cela implique de laisser le véhicule sans sous officier... Çe concepte réponds à probleme d'encadrement spécifique de l'armée française. Ils sembleraient que beaucoups d'armée par le monde ne sont pas dàns la même idée de mise en œuvre de leur infanterie ... Çela est on freins certain á sont exportation... Mais bon îls ne faut pas le dire....
a écrit le 23/11/2019 à 5:58 :
Ce type de vehicule lourd est ridicule en zone de fesh.
a écrit le 23/11/2019 à 4:52 :
Est-ce vraiment le travail d'un ministre de la Défense de s'engager pour cette signature de contrat ? certes, ce sont des matériels militaires, mais n'y a -t-il pas suffisamment de problèmes dans nos forces armées (recrutement, conditions de vie, implantations, programmes d'équipement…) pour laisser ça à un ministre de l'Industrie ou du Commerce extérieur ? et que fera-t-elle là-bas, à part mettre sagement un petit voile et ne pas se faire serrer la main ? car je connais ces gens-là, j'y habite, pas sûr que cela les mette dans de bonnes dispositions de recevoir un ministre féminin….
a écrit le 22/11/2019 à 22:15 :
Nexter sera t elle un jour une société privée, structurée comme telle et agressive à l’export? Cet épisode confirme le contraire ... l’état saura t il compenser ses lacunes graves alors que des salaires plantureux sont distribués en interne de « l’entreprise »?
a écrit le 22/11/2019 à 15:39 :
Bon , ils faut dire que la France et l'Allemagne ons construit un véhicule identique de chaque cotee de la frontiere .
Pour le VBCI francais , je regrette qu'ils n'y est pas de version cavalerie . Une bonne tourelle , un canon de 120mm , et une conduite de tir type Leclerc , serait îls est certain un bonne arguments de ventes... Toute une famille de véhicule sur le meme chassie a 8 roues.
a écrit le 22/11/2019 à 15:29 :
Les Allemands devraient avoir la retenue de ne pas exporter du matériel militaire, ils ne participent jamais de façon significative, visible et financière aux opérations de défense en Afrique ou ailleurs, alors que la France le fait et ses soldats en paient le prix fort.
Quand cela les arrange ils ont la pudeur de se faire discret eu égard à leur passé , mais pour le business, ils n'en n'ont pas.
Réponse de le 22/11/2019 à 16:03 :
On ne peut mieux dire, leur passé a très bon dos pour refuser de s'engager contre le terrorisme islamiste, surtout que l'Allemagne a des excédants budgétaires qui ne lui servent à rien sauf à payer des intérêts négatifs.
Réponse de le 22/11/2019 à 17:54 :
Vous dites n’importe quoi. Pour preuve : les nombreux blocages à l’export de ces derniers mois en raison de la guerre au Yémen, que ce soit pour leurs entreprises ou pour celles qui fabriquent du matériel avec des composants allemands.
Et il est aussi heureux que vu leur passé, comme vous dites, ils réfléchissent et ne font pas n’importe quoi.
Réponse de le 23/11/2019 à 11:34 :
Les sociétés allemandes exportent. Ce n'est pas l'état allemand. Ce n'est pas comme en France ou les sociétés appartiennent à l'état. Le conseil de sécurité fédéral donne son feu vert. C'est tout. Alors de quelle retenue parlez vous? Des compagnies privées Rheinmetall ou KMW?
Réponse de le 24/11/2019 à 12:11 :
Désolé de vous contredire.
Mais les Boxer ont été engagés avec le corps expéditionnaire allemand en Afghanistan ds le cadre de la mission onusienne ISAF.

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