Leap : Safran change d'échelle pour quadrupler ses capacités de maintenance
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Safran et GE veulent assurer la moitié de la maintenance du Leap, contre environ 40 % pour le CFM56.
Reuters
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Safran et GE veulent assurer la moitié de la maintenance du Leap, contre environ 40 % pour le CFM56.
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Un milliard d'euros sur la table, trois nouveaux sites opérationnels entre 2024 et 2026, des extensions de capacités existantes, des nouveaux équipements... Safran sait mettre les petits plats dans les grands lorsqu'il s'agit de renforcer le réseau de maintenance mondial de son moteur phare, le Leap, produit en partenariat avec le groupe américain GE Aviation, via leur coentreprise CFM International. Il faut dire que son modèle d'affaires est largement basé sur la commercialisation de services après-vente, bien plus que sur la vente de moteurs neufs.
Safran Aircraft Engines (filiale moteurs de Safran) entend ainsi « changer d'échelle », comme l'explique son président Jean-Paul Alary, au cours d'une présentation au nouveau site de Bruxelles, en Belgique, ce mardi. Opérationnel depuis le 11 juin dernier, il sera rejoint par un nouveau site à Hyderabad (Inde) l'an prochain et un autre au Maroc à Casablanca (Maroc) en 2026. Ce dernier a l'objet d'un protocole d'accord signé le 28 octobre, à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron, à Rabat. Cet accroissement de capacité sera complété par l'extension des sites français de Villaroche (2025) et Saint-Quentin-en-Yvelines (2026), un nouvel atelier de maintenance et un nouveau banc d'essai à Querétaro au Mexique (2026).
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Entamée en 2021, cette montée en puissance doit être pleinement opérationnelle d'ici 2028. Safran disposera alors de sept ateliers avec des capacités qui seront réparties à parité entre la France et l'international. Cela va correspondre à une multiplication par quatre des capacités de maintenance en propre de Safran Aircraft Engines, par rapport à son réseau historique bâti pour le moteur de génération précédente CFM56. Alors qu'il maintient seulement 10% de la flotte de CFM56, le motoriste veut passer à 25% avec le Leap. D'où un investissement de plus d'un milliard d'euros engagé sur l'ensemble du projet.
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