Les Émirats arabes unis pourraient cofinancer le T-Rex, le futur moteur du Rafale
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Pour porter le prochain missile nucléaire ASN4G, le Rafale doit être plus puissant.
Dassault Aviation
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Pour porter le prochain missile nucléaire ASN4G, le Rafale doit être plus puissant.
Dassault Aviation
Nom de code, T-Rex. Menée par le motoriste Safran, cette évolution du moteur M88 va augmenter la poussée du Rafale de 7,5 à 9 tonnes sans aucune modification majeure de la cellule. Soit un gain de puissance de 20% pour l'avion de combat conçu par Dassault Aviation. Longtemps attendu par Safran, ce programme, dont l'investissement est estimé entre 600 et 650 millions d'euros, fait désormais partie des besoins capacitaires exigés par l'armée de l'air pour le Rafale F5, dont les premières versions sont attendues vers 2033. Pour porter le prochain missile nucléaire ASN4G, le Rafale doit être plus puissant. Et l'armée de l'air a demandé à Safran un Rafale F5, qui soit « manœuvrant » avec le missile aéroporté ASN4G. Problème, la loi de programmation militaire (LPM) ne prévoit aucun financement pour le programme T-Rex
Interrogé fin octobre sur le financement de ce moteur modernisé par le président de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, Cédric Perrin, le chef d'État-major de l'armée de l'air, le général Jérôme Bellanger, avait répondu que c'était « encore flou ». « Si nous devons réaliser des économies ailleurs dans le programme relatif au Rafale, nous le ferons pour nous assurer de bénéficier de ce moteur », avait-il précisé. Le président de Safran Electronics & Defense Franck Saudo a quant à lui rappelé fin novembre à l'Assemblée nationale que « c'est un enjeu de court terme de lancer ce développement, d'identifier les financements et d'aller chercher ce moteur de 9 tonnes disponible au début de la décennie 2030 ». Safran devra développer durant les cinq prochaines années ce moteur, qui pourra moderniser les appareils les plus récents propulsés par le M88.
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Selon des sources concordantes, la France s'est donc tournée vers les Émirats arabes unis (EAU) pour co-financer dans le cadre d'un partenariat ce programme. D'une part parce que les EAU ont toujours souhaité bénéficier d'une motorisation plus puissante pour faire voler le Rafale dans des conditions plus exigeantes (chaleur et sable). Et ce depuis la fin des années 2000 quand Nicolas Sarkozy tentait de vendre en vain l'avion de combat de Dassault Aviation à Abu Dhabi (63 appareils). Et d'autre part parce que la France souhaite mettre en place une coopération plus générale avec les Émiriens sur le Rafale F5 si effectivement les EAU montent à bord du prochain standard de l'avion de combat tricolore.