Pourquoi le Rafale a fini par atterrir aux Emirats Arabes Unis
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Les Émirats Arabes Unis sont le sixième pays à acheter le Rafale à l'export.
Dassault Aviation
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Les Émirats Arabes Unis sont le sixième pays à acheter le Rafale à l'export.
Dassault Aviation
Le succès du Rafale aux Émirats Arabes Unis (EAU), le sixième pays export de l'avion de combat tricolore, arrive à l'issue d'une très longue histoire souvent contrariée entre la France, en particulier Dassault Aviation, et Abu Dhabi. Mais l'État français a su renouer les fils d'une relation stratégiques importantes en dépit des trois échecs du Rafale aux EAU, y compris de celui de fin 2011. Lors du salon aéronautique de Dubaï, le prince héritier Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, qui était déjà l'homme fort des EAU, avait alors estimé que la proposition commerciale de Dassault Aviation pour 60 Rafale était "non compétitive". Une déclaration qui avait alors fait l'effet d'une douche glacée à Paris.
Dix ans plus tard, les relations de confiance ont été patiemment renouées avec l'homme fort des Émirats depuis l'arrivée de François Hollande et de son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Un travail de fourmi poursuivi par Emmanuel Macron et sa ministre des Armées Florence Parly. Ces relations étroites entretenues dans la durée ont permis d'accrocher ce succès tant attendu dans ce pays, qui stratégiquement est très important pour la France sur le plan géopolitique. Comme d'ailleurs l'Égypte.
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Longtemps les Émiratis ont demandé à Dassault Aviation un Rafale, qui n'existait pas encore. Un appareil qu'il aurait fallu développer à coup de milliards. D'où la facture très élevée présentée en 2011 par le constructeur. Ce qui avait particulièrement hérissé le prince héritier, qui se plaignait à cette époque d'un important écart de prix entre ses estimations et celles de Dassault Aviation. Dix ans après, les performances du Rafale sont proches des souhaits opérationnels des Émirats, qui s'offrent le standard F4, le même que celui de l'armée de l'air française. En outre, les performances du Rafale au cours de ses très nombreuses sorties lors des opérations extérieures françaises ont été largement disséquées par les Émiratis.