Mayday, Mayday, Naval Group en perdition à l'export
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Les multiples déboires de Naval Group à l'export vont impacter l'emploi dans le groupe
STEPHANE MAHE
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Les multiples déboires de Naval Group à l'export vont impacter l'emploi dans le groupe
STEPHANE MAHE
Les prochains mois pour Naval Group et ses 15.800 salariés environ vont être compliqués, très compliqués. Le groupe naval, qui traverse depuis des mois une très mauvaise période sur le plan commercial avec comme point d'orgue la résiliation du contrat australien, va devoir très certainement réduire ses effectifs et redimensionner son outil industriel. Car le programme australien "Future Submarine Program" permettait jusqu'ici à Naval Group de masquer toute une série d'échecs à l'export, dont le groupe et les actionnaires vont devoir en tirer les conséquences. Ce n'est désormais plus le cas. Après Lorient, c'est au tour de Cherbourg et de Ruelle d'avoir des craintes sur des baisses de charge.
Si à court terme Naval Group ne risque rien ou presque, le groupe naval sera à moyen et long terme très sérieusement mis en difficulté en raison d'une baisse de sa charge industrielle faute de contrats export. Cela pose également de très gros problèmes à toute la filière navale militaire française, y compris à son actionnaire Thales, qui vit des programmes obtenus par Naval Group. L'État ne pourra pas toujours sauver le soldat Naval Group en lui octroyant des contrats (accélération des frégates FDI, SNLE 3 G, maintien en condition opérationnelle des sous-marins marins nucléaires...). Déjà des mauvaises langues estiment que la situation actuelle est un retour vers le passé quand Naval Group s'appelait encore la Direction des constructions navales (DCN) et ne vivait que sur des commandes étatiques.
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Avant le cataclysme australien, l'été n'avait également apporté que des mauvaises nouvelles à l'export pour Naval Group en dépit des voyages cet été du PDG de Naval Group. Pierre Eric Pommellet s'est rendu en Égypte où il a tenté de revenir en cour auprès de la marine égyptienne et du Caire, et aux Émirats Arabes Unis pour une visite de suivi de contrat. Rien de probant pour autant. Mais surtout plusieurs pays ont envoyé des messages très négatifs au groupe naval durant ces derniers mois.
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